PVY EP 045 – DU VIEILLISSEMENT

VIEILLISSEMENT
Le thème du jour est le vieillissement. Comme vous le savez, depuis le début de l’année, je suis bénévole dans l’association « Les petits Frères des Pauvres », association qui a pour but de prendre soin des personnes isolées. Dans mon secteur, se sont principalement des personnes âgées, vivant seules, isolées et auxquelles nous rendons de petites visites.
Ecouter l’épisode ICI
Cette association demande à ses membres de suivre un cursus de formation, qui doit nous permettre de mieux appréhender les difficultés auxquelles nous sommes confrontés avec les personnes âgées, et surtout les difficultés que les personnes âgées rencontrent afin que nous adaptions notre attitude.
J’ai donc eu le plaisir de suivre une journée de formation il y a quelques semaines et je voulais vous en parler.
Alors chers auditeurs, vous êtres peut être encore très jeunes, et c’est tant mieux, cependant le vieillissement est inéluctable et nous avons quasiment tous dans notre entourage, des voisins, des parents d’un âge avancé. 
Cette formation m’a permis de constater que nous sommes souvent totalement démunis de connaissance face au vieillissement, que nous ne savons pas vraiment ce qui se passe avec l’âge et que par conséquent nous avons parfois des attitudes, ou des remarques qui reflètent ce manque de connaissance.
Et puis, je vous souhaite et je nous souhaite à tous le vieillir, car même si le courant actuel est de toujours paraitre jeune, vieillir n’est pas une maladie, c’est le cycle normal de la vie, et beaucoup de gens n’ont malheureusement pas la chance de vieillir. Nous devons prendre donc cet état de vieillissement comme une chance et non un fardeau ou un malheur.
Chaque personne a sa façon propre de vieillir, en fonction de toutes sortes de caractéristiques qui lui sont propres, de facteurs familiaux, génétiques etc. Chaque individu doit faire de son vieillissement une affaire personnelle, s’impliquer activement et devenir acteur de son vieillissement, en y pensant à l’avance, en s’y préparant et en tentant de mettre toutes les chances de son côté.
Le but est d’accepter de vieillir, d’en prendre son parti, afin de bien vieillir, et de profiter de la vie jusqu’au bout. L’espérance de vie est élevée dans nos pays, après la retraite, il reste des dizaines d’années à vivre, alors bien les vivre, sans chercher à combattre l’inéluctable, mais plutôt en en ayant une bonne connaissance, en l’acceptant et en s’adaptant.
Lors de cette formation on nous a fait connaitre cette citation du Professeur Jacques Laforest, auteur de plusieurs ouvrage de gérontologie : »Personne ne peut espérer bien vieillir s’il n’assume pas les pertes de la vieillesse et la perspectives de la mort prochaine qu’elles annoncent. C’est le point critique où se dessine l’orientation définitive d’une vieillesse : ou bien ce sera la plénitude d’une vie à l’approche de son sommet ou bien ce sera la tristesse de la mort déjà commencée»
Accepter le vieillissement c’est accepter d’avoir la vue qui baisse et de devoir augmenter l’intensité lumineuse lorsque l’on lit. D’avoir une perte d’audition, qui se traduit par une perte des aigus et une plus grande facilité à reconnaitre les voix graves. Je me souviens que ma mère disait souvent de ma grand mère qu’elle entendait ce qu’elle voulait entendre, car elle n’entendait pas ce que ma mère disait mais qu’elle entendait ce que mon père disait. Et non ce n’était pas une écoute sélective, c’était seulement l’âge !
L’odorat décline aussi, le goût se détériore, au point que seul les goûts sucrés restent préservés. C’est pour cela que l’on dit parfois que les personnes âgées deviennent gourmandes, alors qu’en fait elles se tournent vers les seuls aliments qui ont encore du goût pour elles.Le toucher devient aussi pénible, et il faut donc éviter de trop toucher les personnes âgées, à mois qu’elles ne nous y invitent car cela peut être douloureux pour elles. La mobilité s’amenuise, car la masse musculaire diminue, on perd l’équilibre, on est plus lent. On devient plus fatigué, plus fatigable avec une période de récupération plus longue. Et cela commence tôt. Qui ne se rappelle pas avoir passés des soirées en boite ou à faire la fête et être allé frais comme un gardon travailler le lendemain, quand nous avions 25 ou 30 ans. Faites la même chose, à 40, 45 ou 50 ans, et on sent tout de suite la différence ! Alors on fait la fête le vendredi soir pour avoir le samedi et le dimanche pour s’en remettre !
La mémoire aussi est affectée, avec une baisse de la mémoire à court terme et de la mémoire récente et une plus grande mémoire à long terme. Mais savez vous pourquoi les personnes âgées se remémorent des événements très anciens avec beaucoup de facilité ? C’est parce qu’elles sont en train de faire la paix avec leurs souvenirs, elles passent beaucoup de temps dans le passé, pour trouver un sens à certains événements incompris, marquants et donc elles se remémorent des instants lointains avec beaucoup de détails.
La concentration baisse, et il est beaucoup plu difficile de diviser son attention. C’est une chose que par ailleurs nous devrions toujours limiter, même jeune, car elle diminue notre efficacité. On peut limiter ou ralentir les problèmes de mémoires, en améliorant la plasticité neuronale, et pour cela, il faut notamment apprendre sans cesse, modifier régulièrement nos habitudes, faire des mots croisés et lire beaucoup.
Une des choses terrible du vieillissement, c’est de devoir réapprendre dépendre des autres et c’est souvent un cap excessivement difficile, dur à accepter, que ce soit pour la personne vieillissante que pour son entourage, qui est souvent bien occupé par ailleurs.
Je ne suis pas une spécialiste du vieillissement, et je n’ai pas prévu d’en devenir une, cependant, il me parait important de garder ces éléments à l’esprit, afin d’ajuster nos comportements avec notre entourage mais aussi, d’être en mesure d’identifier les signes sur nous, d’en prendre son parti et d’adapter ensuite notre vie, notre organisation, notre mode de vie à ces changements physiques.
VIEILLISSEMENT
Cette formation m’a appris beaucoup, et m’a fait réfléchir à mon propre comportement et aux choses que je n’aurais pas dû faire dans certain cas. J’ai appris par exemple, que face à une personne ayant Alzheimer, et qui parle au présent d’une personne qui est décédée, il ne faut jamais tenter de la faire revenir à la réalité. Car la personne malade est dans ses souvenirs, qui pour elles sont le présent. Quand elle apprend par notre bouche que la personne est décédée, elle reçoit le même choc que lorsqu’elle l’a appris à l’époque. Imaginez un peu ! Il ne faut pas non plus abonder dans son sans et lui laisser croire que cette personne est encore vivante, mais plutôt lui demander de nous expliquer ce qu’elle appréciait chez la personne, ce qu’ils ont fait ensemble etc. C’est juste un petit exemple de ce que j’ai appris.
Par ailleurs si vous êtes intéressés et concernés, il existe des formations gratuites pour l’entourage des personnes souffrant de cette maladie. Vous trouverez toutes les informations sur le site France Alzheimer.org
Voici les 2 textes sur le vieillissement, l’un est plein d’humour écrit par Corey Ford, essayiste new yorkais en 1902, et son titre est « l’âge des autres » 
L’autre est anonyme, la légende dit qu’il a été retrouvé sous l’oreiller d’une femme ayant terminé sa vie dans un service de gériatrie et s’appelle «La vieille femme grincheuse» et est un peu triste et émouvant 
Priscille LIVENAIS
Maman divorcée et très active, j'ai une passion pour l'organisation, la gestion des projets et les outils de productivité. Mon but n'est pas de tout faire, mais de ne faire QUE ce qui compte vraiment pour mener la vie que je souhaite , tout en sérénité.
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