KONMARI – 18 mois après

konMari
Vous vous souvenez très certainement de mon article sur la méthode KonMari, l’un des tous premiers écrits dans la blogosphère française, en mai 2015.
J’ai eu envie de vous faire un retour de cette expérience après tout ce temps. En effet j’ai eu beaucoup de lectures de cet article, et même encore aujourd’hui, il est encore lu plusieurs centaines de fois par semaine. C’est donc que la méthode plaît toujours autant, indépendamment du phénomène de mode.
il faut dire que les blogs et magazines féminins parlent de la méthode KonMari quasiment toutes les semaines ! J’ai même eu l’occasion de faire un blab sur le sujet au printemps dernier avec Elodie et Mino !
Aujourd’hui je fais un bilan et vous fais part à coeur ouvert de mon ressenti et de la suite…

Premier enseignement : j’aurais pu mieux faire

Je n’ai certainement pas été assez « radicale » dans l’application de la méthode. Je veux dire par là, que même si j’ai beaucoup jeté lors de l’application, au vu de ce que j’ai encore jeté depuis, j’aurais sans doute pû faire mieux dès la première fois.
Mais peut être avais je en moi encore des vieux relents de « au cas où », bien enfouis, et qui se sont travestis en « il faut le garder je l’aime » lors du tri …
Toujours est il que j’ai encore beaucoup jeté ensuite. J’avais exprimé ma difficulté avec les objets non « sentimentaux » comme les ustensiles de cuisine ou bien des objets utilitaires. C’est peut être aussi une des raisons.
Ou bien est ce parce que cette méthode, m’a permis de m’affirmer dans ma démarche minimaliste entamée (inconsciemment) depuis quelques années.
Et donc j’ai continué à jeter, jeter, jeter. Et je dis bien jeter, pas ranger.

Deuxième leçon : Encore plus de vide

Comme je l’ai déjà expliqué, mes placards et armoires n’étaient pas spécialement désorganisés avant la méthode. Surchargés oui, mais organisés. La Méthode KonMari m’a permis de mettre les choses ensemble, ce qui est un des piliers de la méthode. Tout ce qui se ressemble s’assemble, en quelque sorte. Et donc c’est vraiment en cela que la méthode KonMari m’a aidée pour le rangement.
Donc pas de rangement supplémentaire. Je veux dire par là, qu’il n’y a pas eu de grand déballage de printemps en même temps que le ménage de printemps. Plutôt un flot continu de « séparation », avec des objets qui au final : n’étaient pas/plus si utiles que cela, ne me faisaient pas/plus plaisir.
Et surtout un grand besoin d’avoir de l’espace vide autour de moi, sur les étagères, dans les pièces et à l’intérieur des placards.
La pièce qui a le plus « bénéficié » de cette seconde phase de « vide », a été la cuisine.
J’adore cuisiner, vous le savez.
Mais voilà, mon fils aîné a quitté le nid familial pour voler de ses propres ailes. Et je cuisinais essentiellement pour lui et sa chérie. Mon cadet n’aime pas manger, ne goûte rien de nouveau et ne se satisfait que de « junk food » – fait maison par mes blanches mains, mais junk food quand même. Donc je cuisine uniquement pour moi et les quelques diners amicaux. Bref, cela ne justifie absolument pas la batterie de cuisine que j’avais. Donc tri et don.
Ensuite j’ai eu une « période » cupcakes – gâteaux décorés, pendant quelques années. Et pendant cette phase, j’ai acheté beaucoup, beaucoup de matériel et fournitures. Les goûts et envies ont changé. Donc « exit » le matériel de compétition. J’ai conservé un « fond » d’ustensiles. (pour mes amies, aujourd’hui encore je suis hyper équipée, mais je peux vous assurer que ce n’est rien comparé à avant). Du coup j’ai pu supprimer un meuble de 5 étagères de ma minuscule cuisine.

Troisième leçon : de bonnes habitudes

Je ne conserve quasiment aucun livre après l’avoir lu. Grâce au groupe de « Minimalistes » de Mino, j’ai découvert l’application MOMOX je mets de côté mes livres jusqu’à en avoir assez pour faire un petit colis, je scanne, emballe, étiquette et je récupère un virement quelques semaines plus tard. Nikel. Et ma bibliothèque s’est vidée. Dans les « trous » j’ai mis des bibelots que j’aime, et qui ont libéré le dessus des meubles.
Autre bonne habitude, tout remettre à sa place après utilisation. J’étais déjà très adepte de cette technique de rangement immédiat, mais là je suis passée à un autre niveau, si je peux dire.
En conséquence, la corvée de rangement du soir ou du week end est réduite à quelques minutes et encore … il ne s’agit que de remettre en place les objets que je viens d’utiliser, ou le linge que je viens de sortir du sèche linge. De précieuses minutes de gagnées.

Quatrième leçon : noter les nouveaux emplacements 

Je dois bien avouer que dans les premiers mois, il m’est arrivé plus d’une fois de me dire «  mais où j’ai rangé ça ». Dans ma « folie » KonMari, j’ai rassemblé les objets ensemble et leur ai donné une place qui n’était pas forcément la même qu’auparavant, après mûre réflexion. Sans nécessairement toujours tout noter au fur et à mesure…. Et pour certains articles de fréquence d’utilisation faible, j’ai un peu cherché. Tout est rentré dans l’ordre à présent, mais un conseil, pensez y ( étiquetez ET notez). Autre astuce, prendre une photo de l’endroit et du contenu des boites / sacs, enregistrer dans Evernote et détailler dans la note tout ce qui s’y trouve. Pour d’autres astuces sur l’utilisation d’Evernote à la maison, relisez cet article.

Cinquième enseignement : la discipline

Oui, il faut de la discipline, non seulement pour tout remettre à la -bonne- place, mais surtout pour conserver la technique de pliage. Personnellement, je pense plutôt bien m’en sortir, mon armoire est toujours nickel. Cependant, il va me falloir trouver des contenants plus petits pour ranger toujours correctement mes pliages. En effet, forte de l’allègement de ma garde robe ( et si vous voulez voir les images avant/après relisez l’article), je me suis lancée dans la garde robe « capsule ». Ben oui, tant que j’y étais … Je n’applique pas la méthode 333, ( 33 articles que l’on renouvelle pour les 3 mois), car ici les saisons ne sont pas assez marquées pour que cela nécessite un changement au bout de 3 mois. J’ai une sorte de grande saison automne-hiver d’une cinquantaine de pièces (hors sous-vêtements et vêtements de sports), certains vêtements de cette capsule vont aussi servir dans celle du printemps ( ex : chemisiers toute saison). J’ai ensuite une capsule printemps – été, qui comprend quelques pièces d’automne ( jupes assez légères mais chaudes pour les journées fraiches du printemps) et les pièces d’été « pures ». Par conséquent, j’ai beaucoup de place libre dans mon armoire. Ô joie! mais les pliages ne tiennent pas bien dans les paniers Ikea quand ils sont à 3/4 vides . Vous me direz c’est un bien petit mal, pour un grand bienfait et c’est vrai. (Promis je vous explique tout très prochainement sur ma « Capsule Wardrobe » !)

Sixième leçon : profiter du vide

Avoir une armoire qui respire, voir tous ces vêtements d’un seul coup d’oeil, pouvoir mettre dans ses placards des choses qui vont libérer la vue dans la pièce, qui vont libérer les dessus d’armoires ou les dessous de lit, c’est une réelle joie. Et plus le temps passe et plus je me débarrasse, je rationalise. J’ai fait une semaine de vacances cet été avec une valise cabine ! je pars en week end avec un tout petit sac à dos. Quelle légèreté ! Tout cet espace dans mon minuscule chez moi, me donne l’impression que c’est devenu grand, très grand, voire trop grand. J’en viens même à me dire que dans quelques années, quand mon cadet volera lui aussi de ses propres ailes, je me verrai bien vivre dans une tiny house ! Vous voyez le tableau ! 
Je me promène avec un sac à main microscopique et en semaine, j’ai un sac pour le travail minimaliste.

Septième leçon : plus de temps pour moi et pour ce(ux) que j’aime.

Mais il faut dire que tout se temps que je ne passe plus à chercher mes affaires, à ranger, à nettoyer, et bien je le passe à faire des choses que j’aime. Et moins j’aurais dans ma vie de contraintes et corvées et plus j’aurai de temps pour moi, pour appprendre, pour lire, pour écrire, pour voyager, pour passer du temps en famille, entre amis, etc …
Et moins je dépense pour des choses dont je n’ai pas besoin et plus je peux utiliser mon argent pour rembourser plus vite mon emprunt immobilier, pour vivre mes rêves. C’est mieux que d’enrichir des multinationales qui m’ont de cesse que de nous aspirer nos maigres euros, non ? Je me fixe comme objectif de prendre ou de me créer un travail probablement moins rémunéré, mais moins stressant et surtout moins chronophage, mais avec beaucoup plus de sens pour moi.
Je me déleste de biens matériels, et je m’enrichis d’expériences, de lectures, de partages, de rencontres. 
Bref, tout a changé.
Alors, en clin d’oeil à mon premier article, je n’ai pas rencontré l’amour, je n’ai pas perdu 20 kg ( et pourtant il faudrait) et je n’ai pas changé de vie au sens propre.
Non, je change à l’intérieur, petit à petit, jour après jour. J’ai enfin tourné le dos à la sur consommation, à la mode, au besoin d’acheter pour être. Bon soyons honnête, cela faisait déjà bien longtemps que je fuyais les magasins comme la peste. Mais à présent, je n’achète qu’en conscience, que pour un besoin réel et si je peux différer voire supprimer le besoin, ou lui trouver un succédanné, je le fais.
Donc je dirai simplement que cette méthode a été pour moi le catalyseur d’une démarche déjà entamée, mais sans réelle structure jusqu’à la lecture du livre de Marie Kondo.
Je le recommande encore et toujours autour de moi et j’espère que ce retour d’expérience, vous poussera à vous y mettre si jamais vous hésitiez encore !

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Priscille LIVENAIS
Maman divorcée et très active, j'ai une passion pour l'organisation, la gestion des projets et les outils de productivité. Mon but n'est pas de tout faire, mais de ne faire QUE ce qui compte vraiment pour mener la vie que je souhaite , tout en sérénité.
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