L’optimisme contagieux – PVY096

Revue du livre “Comment devenir un optimiste contagieux” de Shawn Achor.
L’auteur de ce livre, Shawn Achor,  ancien enseignant d’Harvard, est le fondateur de l’institut de recherche appliquée en psychologie positive. Il a notamment été l’élève du très connu Tal Ben Sahar, grand maitre de la psychologie positive.  Il est aussi l’orateur d’une des conférences TED les plus vues au monde, avec plus de 17 millions de vues sur le bien être au travail https://www.ted.com/talks/shawn_achor_the_happy_secret_to_better_work?language=fr
L’auteur bouscule d’entrée de jeu les grandes idées que nous pouvons avoir, en disant que c’est grâce au bonheur que l’on obtient du succès et non pas l’inverse. 
Il nous fait part d’une première observation alors qu’il était à Harvard, l’une des plus prestigieuses universités au monde, lorsqu’il s’est rendu compte que la plupart des élèves qui étaient présents, étaient loin d’être heureux, alors que leur situation était plus qu’enviable.
Il déroule dans ce livre un certain nombre d’expériences qu’il a conduites sur des milliers d’étudiants mais aussi avec ses clients, avec toujours beaucoup d’humour et en expliquant les résultats de ses recherches dans des termes que tout le monde peut comprendre. Et si vous avez vu sa vidéo, vous avez vu comment, avec un grand sens de l’humour il explique qu’il s’est surtout attaché à comprendre les « anomalies » dans ses études, plutôt qu’à se focaliser sur le plus grand nombre et les moyennes. C’est un livre très facile à lire, tout en apprenant beaucoup de choses.
Il décline 7 moyens de trouver le bonheur et l’optimisme dans la vie quotidienne. Il conseille de les mettre en pratique et d’en choisir au moins un pour commencer.

1. L’atout Bonheur

C’est le principe qui va nous apprendre à recaler notre cerveau, pour que nous voyons les choses positives, plus que les choses négatives et que cela nous permette d’améliorer notre productivité et notre performance. D’après l’auteur nous trouvons du bonheur lorsque nous sommes en lutte pour atteindre notre meilleur potentiel. 
«  Le bonheur, ce n’est pas croire que nous n’avons pas besoin de changer; c’est prendre conscience que nous pouvons le faire »
Il nous explique que les recherches ont montré qu’une personne positive, avait une chimie du cerveau qui favorisait la réussite, la productivité, le traitement plus rapide des données. 
Il donne quelques conseils pour nous aider à développer cet atout bonheur :
  • Méditer
  • Penser à un plaisir à venir
  • Accomplir consciemment des actes de bonté
  • Insufflez de la positivité dans notre environnement
  • Faire de l’exercice
  • Dépenser de l’argent pour se créer des expériences et des souvenirs
  • Utiliser ses forces personnelles
Enfin il donne des conseils pour l’application dans le monde du travail et parle du principe de Losada, et d’un chiffre, 2,9013. C’est le ratio entre interactions positives et interactions négatives pour qu’une équipe réussisse. Il faut environ 3 commentaires, expériences ou expressions positifs pour contrer les effets démoralisants d’une remarque négative. Quand je pense que j’ai été élevé par une mère qui considérait que pour bien élever un enfant, il fallait lui faire 1 compliment pour 7 réprimandes … je me demande comment j’arrive à être positive, moi !

2. Point d’appui et le levier

Vous pouvez changer votre performance en changeant votre état d’esprit.
Notre cerveau est comme un processeur capable d’utiliser seulement une quantité de ressources finies pour découvrir le monde. On peut améliorer cette capacité en regardant le monde par des vues différentes, comme la gratitude, l’espoir, la résilience, l’optimisme et la raison. 
Notre pouvoir de maximiser notre potentiel dépend de 2 choses : 
  • la longueur du levier : combien nous pensons avoir de pouvoir potentiel
  • le point d’appui : l’état d’esprit dans lequel nous générons le pouvoir de changer. Nous pouvons modifier notre perception du monde à tout moment.
« si nous ne pouvons changer la réalité par la seule puissance de notre volonté, nous  pouvons employer notre cerveau pour modifier notre façon de traiter le monde, ce qui, par voie de conséquence, changera notre manière de l’appréhender. »
Il décrit des expériences qui montre que
« l’esprit ne change pas la façon dont nous vivons une expérience, il en modifie les résultats objectifs. »

3. L’effet Tetris

L’auteur parle du jeux Tétris et d’un expérience faite sur des adeptes de ce jeu. Au bout de quelque temps de pratique, les joueurs se sont mis à regarder leur environnement comme s’ils étaient encore dans le jeu et à imaginer comment emboîter les objets de leur environnement pour arriver  faire des lignes complètes comme dans le jeu. Les joueurs avaient développé une nouvelle aptitude mentale, et se retrouvaient coincés dans une « image rémanente cognitive ». C’est  ce qui se passe passe autour de nous en permanence, quand nous voyons des personnes incapables de sortir d’un schéma mental ou comportemental. On a les personnes, qui passent leur temps à pointer du doigt ce qui ne va pas, les erreurs des autres par exemple, plutôt que de se concentrer sur le coté positif. Il donne l’exemple de certains auditeurs d’une grande société d’audit, qui après avoir passé des heures par jour, pendant des années à rechercher les erreurs dans la comptabilité ou les déclarations d’impôts de leurs clients, faisaient la même chose chez eux, en ne s’arrêtant que sur les mauvaises notes de leurs enfants par exemple.
L’auteur propose 3 choses pour programmer notre cerveau dans un effet Tetris positif :
  • le bonheur
  • la gratitude
  • l’optimisme
Il conseille de noter chaque jour 3 choses positives de la journée et des choses pour lesquelles nous sommes reconnaissants.

4. Le Rebond

Il s’agit de tirer parti des échecs pour créer une dynamique ascendante.
Plutôt que de se laisser aller dans une spirale descendante ou dans le status quo de ne rien faire, il faut prendre une troisième option . Cette nouvelle voie nous mènera où nous sommes encore plus forts et plus capables qu’avant l’échec. C’est
“la capacité de remonter, non pas malgré les revers, mais grâce à eux ».
C’est la croissance post-traumatique. Cela s’appuie sur la façon dont nous percevons les situations, et surtout sur la ré-interprétation positive, l’acceptation, l’optimisme et des mécaniques d’ajustements comme l’attaque frontale du problème. C’est l’histoire des 2 vendeurs de chaussures qui sont envoyés en Afrique pour évaluer les opportunités du marché. Le premier envoie un message «  situation désespérée, ils ne portent pas de chaussures » et le second «  occasion en or! Ils n’ont pas encore de chaussures ».
Quelques stratégies sont proposées : 
  • Changer pour une vision positive ( j’ai été blessé, c’est une catastrophe vs j’aurai pu mourir, j’ai eu de la chance), 
  • Changer son style explicatif, par des propos optimistes (  C’est vraiment grave, ça ne changer jamais vs. ce n’est pas si terrible, cela va s’arranger »). 
  • Apprendre son abécédaire : L’auteur propose un modèle ABCD Adversity – Adversité ; Belief -Croyance; Consequence – Conséquences; Dispute – Débat. Nous dire que nos croyances, ne sont que des croyances en en débattre. Nous devons être conscients que notre peur des conséquences est toujours pire que les conséquences elles-mêmes. Et nous servir des échecs pour aller de l’avant et rebondir.

5. Le cercle de Zorro.

Se concentrer sur des objectifs modestes et gérable pour élargir sa sphère d’influence. Shawn Achor fait référence à l’entrainement du jeune Zorro qui doit apprendre à se battre dans un tout petit cercle, et qui est autorisé petit à petit à faire des exploits plus grands. Il s’agit de commencer à nous concentrer sur la réalisation d’objectifs simples, atteignables, pour regagner un sentiment de contrôle et de confiance. Le succès serait lié à la croyance que nos actions ont un effet direct sur les résultats. Nous devons passer d’une réaction «  se battre et fuir » en cas de stress à celle de «  penser puis réagir » grâce au contrôle. Pour cela, la technique des petits pas se met en place pour regagner la confiance, avec de petites victoires, comme : courir de petits laps de temps avant de courir un marathon, commencer par écrire une page à la fois, avant d’écrire un livre. Il nous demande d’ apprendre à distinguer ce que pouvons contrôler de ce que nous ne pouvons pas contrôler, et dans notre zone de contrôle, avancer par petites étapes 

6. La règle des 20 secondes.

Remplacer les mauvaises habitudes par de bonnes en réduisant les obstacles au changement.

L’auteur ici s’attaque à nos mauvaises habitudes et nous donne des astuces pour les tourner en bonnes habitudes. Pour cela il faut réduire les obstacles qui nous séparent du changement à leur minimum et créer un chemin de la moindre résistance. Il explique comment le fait de devoir un effort de 20 secondes pour atteindre sa guitare dans le placard l’empêchait de jouer. C’était trop difficile pour lui et du coup il ne jouait jamais. Il a donc imaginé comment supprimer les 20 secondes et à partir de ce moment il est devenu assidu dans sa pratique. Il a fait la même chose mais pour se défaire de la mauvaise habitude de s’affaler dans son canapé en rentrant le soir pour regarder la TV. Il a enlevé les piles de sa télécommande les à ranger dans un endroit se trouvant à plus de 20 secondes de son divan. Le soir en rentrant, la télé ne s’allumant pas, il n’avait pas le courage de se lever pour aller chercher les piles et finissait pas prendre un livre à la place, ou bien sa guitare à portée de main, ou bien son ordinateur pour écrire son livre.

« En ajoutant 20 secondes à ma journée, j’ai récupéré 3 heures”

7. L’investissement social.

Pourquoi le soutien social est votre plus grand atout.
Il montre que la corrélation entre le bonheur et le soutien social est de 0,7 soit très important. Or, nous faisons tous le contraire en cas de stress, nous nous isolons et essayons de chercher seul les solutions et à nous remettre tout seul. C’est totalement contre-productif. En temps de crise, les gens passent beaucoup de temps à travailler et donc s’éloignent de leurs amis et de leurs familles. Alors que ceux qui font le contraire se sortent plus facilement des mauvais passages. 
Enfin l’auteur clame que nous pouvons déclencher des réactions en chaine en répandant le bonheur, et l’optimisme tout autour de nous, à la maison comme au travail.
C’est un livre très intéressant, drôle, qui fourmille d’anecdotes et de bonne humeur ( heureusement). Essayer de mettre en application au quotidien n’est pas toujours évident, mais avec un peu d’entrainement, on prend des petites habitudes. Personnellement, je laisse toujours les chaussures de sport au pied de mon tapis pour ne pas perdre de temps et surtout me décourager si je devais aller chercher mes chaussures. Vu la taille de mon appartement, elles ont assez peu de chance de se trouver à plus de 20 secondes, mais cela aide néanmoins. Voir le positif en toute situation est aussi très bénéfique. J’étais déjà d’un naturel assez positif, mais cela c’est encore amélioré. Mais pas plus belle « réussite » a été un commentaire de ma collaboratrice, qui est certainement la personne la plus négative qu’il m’ait été donné de côtoyer, et qui considérait que rien ne pouvait évoluer dans le bon sens quand c’était mal parti. Mais qui après près de 2 ans à mes côté, a fini par me dire qu’elle reconnaissait qu’elle devait changer de point de vue, s’ouvrir à d’autres possibilités. Nous ne sommes pas encore à un optimisme débordant, mais la tendance s’inverse doucement. 
Je vous souhaite donc une bonne lecture et de devenir des optimistes contagieux. 
Priscille LIVENAIS
Maman divorcée et très active, j'ai une passion pour l'organisation, la gestion des projets et les outils de productivité. Mon but n'est pas de tout faire, mais de ne faire QUE ce qui compte vraiment pour mener la vie que je souhaite , tout en sérénité.
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