Prêt à livrer un Message à Garcia ? – PVY101

message à Garcia
Pour ce premier épisode de la saison 4 du podcast Productiv’You, je voulais partager avec vous un texte, très ancien que j’ai découvert au hasard de mes écoutes de podcasts. En écoutant il y a quelques semaines l’épisode 125 du podcast Smart and Simple Matters, l’invité, Dan Hayes créateur du site et du podcast Simple Life together, expliquait qu’il avait radicalement changé de vie avec son épouse, et s’est installé dans une toute petite ville du nord des états unis, appelée East Aurora.
Cette ville est le lieu de naissance du mouvement Roycroft, qui réunissait des centaines d’artisans et artistes à la fin du 19 ème Siècle. https://en.wikipedia.org/wiki/Roycroft. Un des fondateurs de ce mouvement , Elbert Hubbard, est l’auteur de cet essai appelé « Un message à Garcia ».  
Durant le podcast, Dan Hayes expliqua que cet essai avait été imprimé et distribué à des millions d’exemplaires dans le monde entier. Cela a éveillé ma curiosité et j’ai donc fait quelques recherches et j’ai trouvé ce texte très contemporain et aussi, source d’inspiration. Le texte a été écrit en 1899. Cet essai s’inspire d’un événement qui amenant le soldat Rowan à délivrer au Général Calixto Garcia un message important de la part de William McKinley, 25ème président des Etats Unis.
par Elbert Hubbard
“Dans toute cette affaire cubaine, il y a un homme qui se découpe sur l’horizon de ma mémoire comme Mars en périhélie ( explication de l’expression: http://www.les-pleiades.asso.fr/wp-content/uploads/2016/01/aphelie.pdf). Quand la guerre se déclara entre l’Espagne et les États- Unis, il est devenu impératif de communiquer rapidement avec le commandant des insurgés. Garcia était quelque part dans un des repères de montagne de Cuba – personne ne savait où. On ne pouvait le joindre ni par lettre ni par télégramme. Le Président devait s’assurer de sa coopération, et rapidement. Que faire ? Quelqu’un dit au président : « S’il y a un type qui peut trouver Garcia pour vous, c’est bien un dénommé Rowan.»
On a fait venir Rowan et on lui remit une lettre à porter à Garcia. Comment le « gars du nom de Rowan » prit la lettre, la scella dans un sac en toile cirée, l’attacha près de son cœur, puis, après quatre jours en mer fit accoster sa barque, de nuit, sur la côte de Cuba, disparut dans la jungle et trois semaines plus tard, ressortit de l’autre côté de l’île après avoir traversé à pied un pays hostile et livré la lettre à Garcia – ce sont des choses que je ne désire pas particulièrement vous raconter en détails. Ce que je désire souligner, c’est que McKinley donna à Rowan une lettre à livrer à Garcia ; Rowan prit la lettre et ne demanda pas « Où se trouve-t-il ? ».
Par l’Éternel, voici un homme dont la silhouette devrait être immortalisée dans le bronze et sa statue placée dans chaque collège de ce pays. Ce n’est pas de la connaissance des livres dont les jeunes hommes ont besoin, ni d’apprendre ceci ou cela, mais d’un redressement des vertèbres qui les rendra loyaux et dévoués qui les fera agir promptement et concentrer leurs énergies. Agissez ! « Portez un message à Garcia. »
Le général Garcia est mort maintenant, mais il y a d’autres Garcia. Aucun homme ayant tenté de bâtir une entreprise requérant plusieurs mains, n’a échappé à la déroute totale face à l’imbécilité de l’homme moyen — son incapacité ou son indisposition à se concentrer sur une chose et l’exécuter. Assistance bancale, stupide inattention, rude indifférence et travail à moitié fait semblent la règle. En fait aucun homme ne peut réussir à moins d’user de la force ou de la menace, ou de soudoyer d’autres hommes pour l’assister ; ou il arrive parfois que Dieu, dans Sa bonté fasse un miracle et lui envoie un ange de lumière pour l’assister.
Vous, le lecteur, faites le test : vous êtes maintenant assis à votre bureau et six commis sont à portée de voix. Appelez-en un et faites-lui cette demande : « S’il vous plaît, regardez dans l’encyclopédie et rédigez-moi un résumé de la vie du peintre italien Correggio ». Le commis dira-t-il tranquillement : « Oui, Monsieur », et se mettra-t-il à la tâche ? Je le gage sur votre vie, il ne le fera pas. Il vous fixera d’un oeil et posera une ou plusieurs des questions suivantes : Qui est-il ? Quelle encyclopédie ? Où se trouve cette encyclopédie ? Ai-je été engagé pour ça ? Ne voulez-vous pas dire Bismarck ? Pourquoi est-ce que Charlie ne le ferait pas ? Est-il mort ? Est-ce urgent ? Ne devrais-je pas vous apporter le livre pour que vous le fassiez vous-même ? Pourquoi voulez-vous savoir cela ? Et je suis prêt à parier dix contre un qu’après avoir répondu aux questions et expliqué comment trouver l’information et pourquoi vous la voulez, le commis partira et ira chercher un autre commis pour l’aider à trouver des informations sur Correggio. Et puis, il reviendra vous dire que cet homme n’existe pas. Bien sûr, je peux perdre mon pari, mais la loi de la moyenne joue ici en ma faveur.
Maintenant, si vous êtes brillant, vous ne vous ennuierez pas à expliquer à votre assistant que Correggio est classé dans les « C », et non dans les « K » . Vous sourirez très gentiment et direz : « Oublie ça », et vous irez chercher vous-même. Et cette incapacité d’action indépendante, cette stupidité morale, cette infirmité de la volonté, ce manque de désir de saisir avec plaisir et de se lancer — ce sont ces choses qui reportent loin dans l’avenir le socialisme pur. Si les hommes ne peuvent agir pour eux-mêmes, alors comment peuvent-ils agir quand le produit de leur effort est au profit de tous ?
Un bras droit avec une main de fer apparaît nécessaire et la peur de se faire « virer » le samedi soir maintient plus d’un travailleur à sa place. Placez une annonce pour un sténographe, et neuf sur dix qui se présenteront pour obtenir l’emploi ne sauront ni épeler ni ponctuer — et ne penseront pas que c’est nécessaire.
Une telle personne pourrait-elle écrire une lettre à Garcia ? « Vous voyez ce comptable ? », me dit le contremaître d’une grande manufacture. « Oui, et alors ? » « Eh bien, c’est un bon comptable, mais si je l’envoyais en ville pour une commission, il se pourrait qu’il s’acquitte de sa tâche, mais il se pourrait aussi qu’il s’arrête dans quatre bars en chemin et qu’il ne se rappelle plus sa mission en arrivant sur la rue Principale. »
Peut-on faire confiance à un tel homme pour porter un message à Garcia ?
 Nous avons récemment été les témoins de beaucoup de sympathie larmoyante exprimée envers les « citoyens exploités dans certains ateliers » et les « vagabonds qui cherchent un travail honnête », ainsi que de propos souvent accompagnés de mots durs envers les hommes au pouvoir.
On ne prononce pas un seul mot à propos de l’employeur qui vieillit avant son temps alors qu’il tente en vain d’aider Jean-Bon-à-rien à faire un travail intelligent. On ne parle pas de sa longue et patiente quête d’un «adjoint» qui ne fait pourtant que traînasser quand l’employeur a le dos tourné.
Dans chaque magasin et chaque manufacture, un processus d’élimination est constamment en marche. L’employeur ne cesse de se départir de l’ « adjoint » qui a montré son incapacité à servir les intérêts de l’entreprise, et il en embauche d’autres. Il effectuera ce tri même si la conjoncture est bonne. Seulement, si les temps sont durs et que le travail se fait rare, la sélection sera plus sévère – et l’employé incompétent et indigne se retrouvera à la porte. C’est la loi du plus fort. Comme il surveille ses intérêts, l’employeur garde les meilleurs, ceux qui peuvent porter un message à Garcia.
Je connais un homme très brillant qui n’a pas la capacité de diriger sa propre affaire et qui, de plus, ne peut rien apporter à quiconque, car il porte constamment en lui cette suspicion maladive que son employeur l’oppresse, ou a l’intention de l’oppresser. Il est incapable de donner des ordres, et ne peut en recevoir. Si on devait lui donner un message pour Garcia, il répondrait probablement : « Porte-le-lui toi-même ! » Ce soir, cet homme déambule dans les rues à la recherche d’un travail ; le vent traverse son manteau usé jusqu’à la corde. Ceux qui le connaissent ne veulent pas l’embaucher car il est un fauteur de troubles. On ne peut pas le raisonner, et la seule chose qui puisse l’impressionner est la perspective d’un bon coup de pied au derrière. Bien sûr, je sais qu’une personne aussi tordue moralement mérite la pitié ; mais, dans notre pitié, versons aussi une larme pour les hommes qui s’efforcent de maintenir en vie une grande entreprise, pour ceux dont les heures de travail ne s’arrêtent pas par un sifflet de fin de quart, et pour ceux dont les cheveux blanchissent trop tôt en raison de la bataille qu’ils livrent pour guider l’indifférent mal fagoté, l’imbécile crasse et l’ingrat sans cœur qui, sans eux, serait affamé et sans abri.
Ai-je parlé trop durement ? C’est possible. Mais quand le monde deviendra pourri, je voudrais exprimer mon estime à l’homme qui réussit — à l’homme qui, envers et contre tout, a dirigé les efforts des autres et qui, ayant atteint son but, découvre qu’il n’y a rien de plus à en tirer que simplement de quoi assurer sa survie. J’ai transporté ma gamelle et j’ai travaillé comme journalier, et j’ai aussi été un employeur, et je sais qu’il y a des choses à dire des deux côtés. Il n’y a pas d’excellence dans la pauvreté ; l’habit ne fait pas le moine ; et tous les employeurs ne sont pas plus cupides et tyranniques que tous les hommes pauvres sont vertueux.
J’apprécie grandement celui qui fait son travail quand le patron est absent aussi bien que lorsqu’il est là. Et j’apprécie l’homme qui, lorsqu’on lui donne une lettre à remettre à Garcia, prend la missive tranquillement, sans poser de questions idiotes, et sans songer à la jeter dans l’égout le plus proche ni tenter de se soustraire à sa mission, qui ne se détourne jamais de son travail pas plus qu’il ne fait la grève pour obtenir un meilleur salaire. La civilisation est une longue recherche anxieuse d’individus tels que lui. Tout ce qu’un tel homme demande devrait lui être accordé. On désire sa présence dans toute ville, tout village et tout hameau – dans chaque bureau, boutique, magasin et manufacture. Le monde le veut ; le monde a grandement besoin de lui, de cet homme qui peut porter « un message à Garcia ». 
Cet essai a une une forte raisonnance pour moi, car il m’a rappelé nombre d’événements de ma vie professionnelle, où demander de l’aide à des collaborateurs et en obtenir s’est révélée être un véritable parcours du combattant. Et je ne parlerai pas de certains stagiaires, convaincu que leur niveau scolaire était très au dessus des tâches qui leur étaient confiées.
Mais au-delà des critiques que nous pourrions formuler sur des personnes que nous avons côtoyés, des collègues tire-au-flanc, ma reflexion s’est portée d’une façon plus générale sur l’attitude et l’état d’esprit que nous devrions tous avoir, non seulement au travail, mais dans notre vie quotidienne. 
L’envie de bien faire, de faire de son mieux, de faire chaque tâche avec le plus grand sérieux. Et non pas pour satisfaire un patron ou un manager, mais pour nous satisfaire nous mêmes. Pour nous sentir fiers jour après jour de ce que nous accomplissons, de ce que nous sommes capables défaire de notre propre chef, sans qu’il soit question de menaces pour nous faire avancer.
De même dans notre démarche de développement personnel. Nous avons le choix de nous laisser porter par le flot et de nous lamenter sur la vie que nous avons et nous avons le choix de prendre notre vie en main, de nous former jour après jour, de prendre soin de nous-même, jour après jour et d’avancer vers une meilleure version de nous-même au quotidien. En d’autres termes beaucoup plus triviaux, nous avons le pouvoir et le devoir de nous sortir les doigts ( du c**) ou de ne pas rester assis sur nos mains, comme disent les anglophones.
C’est essentiel pour tous les entrepreneurs qui m’écoutent, mieux que personne ils savent que tous les jours, ils doivent se creuser les méninges pour trouver de nouvelles idées, ils doivent se motiver eux même pour que leur boite fonctionne, vive et survive dans un système qui malheureusement est rarement là pour les soutenir. Nous avons plus souvent l’impression que nous vivons dans un système où l’assistanat est bien vu, où vivre des allocations et des subsides de l’état est la norme et que les idiots, ce sont ceux qui se lèvent tôt chaque matin, et qui s’échinent toute la journée pour faire vivre leur entreprise et leurs salariés quand ils en ont.
Ces entrepreneurs savent que tout ne se déroule pas toujours selon le plan, que toutes les idées ne marchent pas du premier coup, qu’il faut souvent plusieurs essais avant qu’une nouvelle idée se transforme en un produit ou un service viable.
Mais cela s’applique aussi aux salariés, dont je fais partie. Nous avons souvent l’idée qu’à notre niveau, nous ne pouvons pas faire grand chose pour notre entreprise et que nous avons un contrôle très limité sur les résultats. Mais c’est complètement faux.
J’écoutais récemment un autre podcast et j’ai retenu cette phrase terriblement pertinente “peu importe ce qui se passe dans votre travail. Cela ne détermine pas qui vous êtes. Donc, si vous ne vous aimez pas dans ce travail, ce n’est pas la faute de l’emploi. Ce n’est pas le travail de votre travail de vous faire aimer ou de vous rendre heureux, ou de vous faire plaisir huit heures par jour. C’est votre travail. Et en fait, ce que vous faites tous les jours, ce que votre travail est, a peu d’importance si vous vivez votre but et vous montrez et êtes qui vous êtes.Brooke Castillo
Quelle vérité profonde ! Notre travail est le résultat d’un marché que nous avons passé  avec un employeur. Contre un salaire, nous lui devons X heures de travail par mois et surtout un apport de valeur. Ensuite, la façon dont nous vivons ces heures quotidiennes est notre affaire à nous. 
Nous ne sommes pas arrivés dans une entreprise par hasard, parce qu’il y avait de la lumière et du chauffage. Nous sommes là parce que nous avons choisi d’être là, quelque soit notre motivation première. Que l’on fasse des frites chez Mc Do pour payer ses études et que nous ayons un job établi dans notre domaine de compétence, nous avons choisi d’être là. 
Cependant, nous avons souvent tendance à nous poser en victime. A nous plaindre, de notre patron, de nos collègues, de nos clients. Tout y passe. Mais ce sont des facteurs externes. Et vous m’avez déjà tous entendu parler des facteurs externes. Ce sont rarement des facteurs sur lesquels nous avons une possibilité d’agir. Mais ce sur quoi nous pouvons agir c’est nous même, notre attitude, notre état d’esprit. Au lieu de rêver du job idéal, des conditions favorables qui vous permettrez de faire telle ou telle chose, pourquoi ne nous prendre par la main, et modifier notre vision, pour nous sentir dans notre job idéal. 
Ce n’est pas notre travail qui détermine qui nous sommes, ce n’est pas notre patron qui fait de nous ce que nous sommes, ni nos collègues; C’est juste nous mêmes. Nous savons qui nous sommes, nous savons ce que nous voulons apporter dans le monde, dans tous les domaines. C’est nous qui savons si le soir, au moment de poser la tête sur l’oreiller, nous sommes fiers de notre journée, de ce que nous avons accompli ou pas. C’est nous qui savons si nous avons passé notre journée à « tricher » sur ce que nous sommes sensés donner à notre employeur, si nous avons passé notre temps à papoter à la machine à café, à surfer sur les réseaux sociaux, à procrastiner sur les tâches les plus importantes ou bien si nous avons donné le meilleur de nous même. C’est nous qui nous regardons dans la glace et qui sommes fiers ou pas. 
A nous donc de faire en sorte d’être au quotidien la personne que nous voulons être, peu importe que ce les autres pensent de nous. A nous de prendre le taureau par les cornes et faire avancer nos projets comme nous le souhaitons. A nous d’expliquer à notre chef comment nous avons avancer sur tel sujet, ou quel résultat nous avons obtenu par notre travail soigné, au lieu de nous attendre à ce qu’il le découvre par lui même et nous offre une promotion ou une augmentation. A nous de faire le choix, chaque jour, d’être prêt de livrer le message à Garcia, sans que pour cela on ait besoin de nous envoyer une carte, un plan, les billets de train, le manuel détaillé de comment faire. C’est à nous seuls de faire le travail, et de bien le faire, pour ainsi nous rapprocher chaque jour de la personne que nous voulons être, pour nous et pas pour les autres.
Nous avons les cartes en main, c’est à nous de faire le tirage, sans attendre qu’on le fasse pour nous et nous plaindre ensuite du résultat.
changement
C’est c’est ainsi dans tous les domaines de notre vie. Nous avons beaucoup plus de pouvoir entre les mains que nous le pensons. Alors soyons prêt à en faire bon usage, et à nous montrer chaque jour,sous le jour sous lequel nous souhaitons apparaitre. Et tant pis si les autres sont jaloux, si les autres ne nous comprennent pas. Ils ont le droit de rester moyen, de rester dans la masse moutonneuse qui se plaint toujours et ne fait rien pour que leur vie change. 
Gandhi a dit “Soyez le changement que vous voulez voir dans les monde”, mes chers amis, cela veut dire s’armer de courage et de persévérance et travailler sur soi-même avant de vouloir changer les autres. Et pour ce travail là aussi, il faut savoir prendre les initiatives, faire des essais, connaitre parfois de échecs mais avancer encore et toujours pour créer notre Futur Nous.
Alors, soyons tous dans les starting blocks pour allez livrer notre message à Garcia !
Priscille LIVENAIS
Maman divorcée et très active, j'ai une passion pour l'organisation, la gestion des projets et les outils de productivité. Mon but n'est pas de tout faire, mais de ne faire QUE ce qui compte vraiment pour mener la vie que je souhaite , tout en sérénité.
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