Prendre des décisions – PVY102

décisions
Prendre des décisions dans notre vie personnelle ou professionnelle est souvent un moment qui nous fait peur, surtout si nous considérons que c’est une grande décision.
Changer de travail, accepter un travail, se marier, avoir des enfants, acheter une maison etc … nous sommes confrontés régulièrement à ce genre de décisions, mais aussi à de plus petites au quotidien, comment s’habiller le matin, quoi prendre au petit déjeuner, quelle route prendre pour aller travailler, et tout au long de la journée, nous avons ainsi à prendre une succession de petites décisions.
Or des études ont montré qu’à force de prendre beaucoup de décisions, on subit une fatigue décisionnelle et notre cerveau devient plus lent, voire moins efficace pour la prise de décisions importantes.
J’ai trouvé un article très intéressant qui date de quelques années et qui détaille plusieurs expériences qui ont été faites et qui expliquent ce phénomène de fatigue décisionnelle. Mais je suis certaine que vous l’avez vous même tous expérimenté. Prendre des décisions le matin est souvent plus rapide que de les prendre le soir. Et si le soir, après avoir pris des dizaines de décisions, vous allez faire vos courses et vous retrouvez devant un rayon qui vous propose 150 sortes de yaourt ou bien que vous allez au restaurant et que la carte vous propose 5 menus et 35 plats différents, vous savez combien il est plus difficile de choisir et surtout aussi que vous pouvez plus facilement regretter les choix que vous avez fait à ces moments là.

Éviter la fatigue décisionnelle en réduisant les options

Afin de réduire cette fatigue décisionnelle, il est de notoriété publique que certains « grands » hommes ont des techniques bien connues, comme s’habiller toujours de la même façon comme Mark Zuckerberg ou Barak Obama. En ayant un nombre très restreint d’options, on ne sollicite pas trop le muscle de la décision.
Les routines du quotidien sont un moyen de réduire la fatigue décisionnelle. Pour tout ce qui n’est pas important, nous pouvons trouver des moyens de simplifier les choix, voire même de faire un choix pour longtemps. Exemple, avoir une garde robe capsule qui limite les options. Définir un petit déjeuner qui correspond à notre diète et s’y tenir pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Commencer sa journée au travail toujours de la même façon, la terminer toujours de la même façon.
On peut aussi prévoir des choses qui nous éviterons de prendre des décisions, de faire des choix que nous pourrions regretter. Ainsi si nius suivons un régime alimentaire précis, prévoir et faire nos repas à l’avance pourra nous éviter de succomber à la facilité, le soir en rentrant bien fatigués du travail. Au lieu de commander une pizza, ou de s’arrêter au daily Monop pour acheter n’importe quoi, savoir que l’on a un plat sain qui ne demande qu’à passer quelques minutes au micro onde nous aidera à respecter notre décision de bien nous nourrir .
Tout cela, nous permet d’être plus rapides et efficaces et aussi réduit la sollicitation de nos outils de décisions.
La clé à cette étape est donc de réduire le nombre des options que nous nous donnons, au minimum, afin de faciliter la prise de décision.

Les grandes décisions – fixer une deadline

Ensuite viennent les décisions importantes que nous avons à faire et qui ne sont pas les mêmes tous les jours et qui ne se présentent pas non plus tous les jours. Les grandes décisions de notre vie.
Il est important d’apprendre à prendre des décisions rapidement pour éviter de perdre du temps. Parfois, nous cogitons pendant des heures, des jours, voire des semaines ou plus, avant de prendre une décision. Et cela nous met dans une état d’incertitude, une sorte de malaise. Afin de gagner du temps, et si nous pensons que nous n’avons pas encore tous les éléments pour nous décider, dans ce cas, il s’agit de décider consciemment de ne pas prendre de décision maintenant et de se fixer une date à laquelle nous déciderons. Cela va enlever cette incertitude pour nous, mais aussi pour les gens qui sont impliqués dans cette décision. On va donc se donner une deadline pour prendre la décision. Cependant cela ne veut pas dire que nous n’allons plus rien faire jusqu’à la deadline.
En effet, si nous repoussons une prise de décision sur un sujet, parce que nous manquons d’éléments par exemple, nous allons mettre à profit le temps jusqu’à la deadline pour collecter les données manquantes. Une fois la deadline arrivée, c’est le moment de faire la synthèse des recherches et de décider. Nous allons mettre de côté notre côté perfectionniste, qui pourrait nous pousser à collecter une quantité incroyable d’informations, et nous embrouiller peut être encore plus. D’où l’importance de la deadline fixée. C’est le même principe que de fixer un nombre d’heures à passer sur un dossier, ou une présentation et de savoir dire stop, c’est suffisamment bon comme cela.
Ensuite une fois la décision prise, nous allons pouvoir mettre en place les actions nécessaires à la réalisation de cette décision. Tant que la décision n’est pas prise, alors on ne peut pas agir. Une fois la décisions prise on peut agir, on peut avancer.
Et là il est important de rester ferme sur notre décision, et d’agir pour la mettre en oeuvre. Une fois les actions en place, on pourra alors juger si les actions sont les bonnes pour la réalisation, ou bien les ajuster ou prendre d’autres actions si celles-ci ne sont pas efficaces pour réaliser la décision. Mais tant que nous ne serons pas passés par cette étape, il est important de garder comme objectif la décision initiale.
Cela nous évitera de la confusion, ou des demi décisions. Vous connaissez tous cela. On prend une décision, on initie 2 ou 3 actions, et avant même d’en voir les résultats, on modifie la décision. Je suis certaine que vous l’avez tous vécu. Résultat, la confusion est totale, on a alors l’impression que la première décision n’était pas la bonne, avant même de s’être assurée que c’était le cas et on part dans une autre direction, mais avec la même méthode, au final on n’avance pas.
Le principe est donc :
  • on prend une décision,
  • on agit pour réaliser cette décision.
  • Et si le résultat n’est pas ce que nous espérions, alors, on va modifier sa décision. Et nous pourrons modifier cette décision sans avoir de pensée négative du type «  je change d’avis sans arrêt ». Non, nous avons pris une décision, sommes allés au bout des actions pour cette décision, au final le résultat n’est pas celui attendu, alors on change la décision. Tout cela est logique, et il n’y a pas de noeud au cerveau à se faire.

Les grandes décisions – Faire des tests

Une autre donnée à prendre en compte, quand on a une décision importante à prendre c’est d’étudier la possibilité de faire 2 choses en même temps. Je ne suis pas en train de vous parler de multitasking, soyons clair. Mais parfois nous nous mettons des freins ou des idées préconçues qui ralentissent notre processus de décision, surtout quand il s’agit de se décider entre 2 travails, changer de vie. Nous allons essayer de voir si nous pouvons cumuler 2 choses sur une période de temps.
Je vais vous parler de 2 exemples personnels qui devraient vous éclairer.
Il y a quelques années, j’ai eu envie de monter une entreprise pour créer er vendre des cupcakes. J’en faisais beaucoup, depuis un moment, j’avais acquis beaucoup de matériel, pour travailler la pâte à sucre etc . Et c’était une activité vraiment plaisante pour moi et je me disais pourquoi pas . Vous connaissez ma situation, seule avec mes 2 fils encore bien jeunes à ce moment là. Au lieu de prendre une décision drastique consistant à dire, je quitte mon job et je me lance, je me suis alors lancée des challenges à réaliser en plus de mon travail « officiel ». Je voulais tester ma capacité à faire ces délicieux gâteaux sur de longue période, à rester debout longtemps, ce qui somme toute, représentent une partie des contraintes de cette activité. Au lieu de ne faire que quelques gâteaux le dimanche pour la famille et les amis, j’ai accepté de faire une grosse quantité de gâteaux pour le mariage d’une de mes amis, j’en faisais de grande quantité  pour les 40 personnes de mon service au travail , des fêtes etc … et là au bout de quelques mois, je me suis rendue compte que cela ne m’apportait pas ce que j’espérais. Je ne parle pas financièrement, je parle d’une certaine lassitude qui faisait qu’au bout d’un moment j’en avais juste marre de faire tous ces gâteaux. C’était sympa pour le week end, les amis de temps à autre, mais ce n’était définitivement pas une chose qui pouvait devenir mon activité principale.
Mais cela je ne pouvais pas m’en rendre compte avant de m’être mise dans les conditions, en parallèle de mon activité officielle.
Il en va de même pour mon activité « semi professionnelle » actuelle. Je teste depuis plus d’un an maintenant, une activité en ligne, afin de voir si cela pourrait être une activité pour plus tard. Et mon test pour le moment, me dit que oui, en complément, mais certainement pas à temps plein. J’ai pris la décision de tester mon idée en parallèle de mon travail, avant de prendre des décisions plus « impactantes », même si cela me demande de faire des sacrifices sur d’autres aspects de ma vie afin de trouver le temps de mener de front plusieurs activités. Mais je préfère de loin me mettre sous contrainte pendant quelques temps et ainsi, pouvoir prendre à cette issue une plus grande décision pour mon avenir, en connaissance de cause, que de me lancer la fleur au fusil et me rendre compte ensuite que ce n’est pas cela, ou en tout cas dans mon cas ce n’est pas QUE cela que je souhaite faire.
Alors évidemment, ce genre de test ne fonctionne pas sur toutes les décisions. Si vous en êtes à decider si vous voulez avoir un bébé maintenant ou plus tard, vous mariez avec votre amoureux ou pas, il est assez difficile de faire des « tests », nous sommes bien d’accord.

Les grandes décisions – Les scénarios positifs

Une autre technique, suggérée par Brooke Castillo dans l’un de ses podcasts est d’imaginer des scénarios positifs quelque soit la décision prise. Quelque soit la décision prise, vous avez pris une décision qui vous fait rencontrer le grand succès, que vous vous mariez ou pas, vous avez une vie fantastique, que vous divorciez ou pas, vous avez une vie fantastique etc … et de se demander alors si, sachant que quelque soit la décision, les conséquences sont positives, ce que vous feriez alors, qu’est ce que votre ventre vous dit ? En faisant mes recherches pour ce podcast, quand j’ai entendu l’épisode où Brooke Castillo parlait de cette technique, je me suis dit spontanément « jamais je ne l’ai utilisée et je ne vois pas comment faire d’ailleurs » et puis, en reprenant mes notes pour écrire ce texte, je me suis dit, mais si en fait, c’est une technique que j’utilise. En effet, dans ma façon de réfléchir, je pense bien évidemment au pire cas, « the worse case scenario », mais en même temps que je pense à ce qui pourrait aller de travers, je cherche en même temps ce qui pourrait être fait pour éviter le pire, ou ce que je devrais faire si telle ou telle situation devait se produire. Par conséquent, m’étant mentalement préparée à différents cas, du meilleur au pire, je me rends alors compte qu’il n’y a pas de scénario catastrophe, puisque basiquement, on peut toujours trouver des solutions aux problèmes rencontrés et d’autant plus facilement qu’on s’y est préparé. Au pire, j’ai alors le choix entre des scénarios plus ou moins simples, mais rarement des scénarios catastrophes. Donc en définitive, le choix se fait avec le ventre, comment je le sens.
Et encore une fois, si le résultat n’est pas à la hauteur de mes attentes, j’ai expérimenté, j’ai appris des choses et donc si je dois changer de décision, je le fais de façon consciente et fondée.

Les échecs sont des façons d’apprendre

Enfin, une autre aide à la décision, et qui est souvent difficile à utiliser pour nous autres autres français, c’est de considérer que l’échec n’est pas irrémédiable. je sais, je sais, ce n’est pas dut tout comme cela que la plupart d’entre nous avons été élevés et dans notre société, il est souvent difficile de se remettre d’un échec,  en raison de l’image qui se développe autour de nous. Mais si nous parvenons à faire abstraction de cette pression à tout réussir du premier coup, et que nous comprenons que les échecs, on s’en remet, que c’est une grande occasion d’apprendre, de se former et de trouver la bonne voie, alors nous nous retirons beaucoup de pression dans notre processus de décision.
Évaluer les options avec une œil externe
Autre point pour faciliter la prise de décision, c’est de regarder la situation d’un oeil externe, comme si nous nous observions . Cela aide à s’extirper des émotions qui entrent toujours en jeu dans la prise de décision. En pratiquant la méditation et en travaillant sur la gestion de nos émotions, nous avons alors des outils pour prendre des décisions plus rationnelles.
Il semblerait aussi que d’examiner les données d’une décision, à la lumière franche donne des résultats plus précis et fiables que de le faire dans la pénombre. Peut être que les proverbes disant «  il fera jour demain » et « agir à tête reposée » soient donc des principes fondés et pas seulement des façons déguisées de procrastiner sur une prise de décision. https://www.huffingtonpost.com/2014/06/18/rational-decision-making-strategies_n_5474861.html?guccounter=1

AGIR

Dernier point, déjà évoqué, tout comme pour les objectifs, les décisions prises ne se réalisent que si nous agissons dans le sens des décisions prises et surtout si nous avons réfléchi sérieusement aux actions à mettre en place, si nous faisons un suivi très régulier de ces actions et de leurs résultats. Je vous invite à relire ou a réécouter l’épisode “the 12 week year” où je parlais de l’importance du plan d’actions et du suivi des résultats. La principale raison des échecs c’est l’absence de réflexion sur les actions adéquates et sur les résultats produits sur une fréquence très rapprochée.
Ressources supplémentaires :

Synthèse des étapes

  • Collecter les données
  • Étudiez les scénarios
  • Prendre une décisions
  • Mettre les actions en place
  • Évaluer très fréquemment les résultats des actions et ajuster les actions si besoin.

Priscille LIVENAIS
Maman divorcée et très active, j'ai une passion pour l'organisation, la gestion des projets et les outils de productivité. Mon but n'est pas de tout faire, mais de ne faire QUE ce qui compte vraiment pour mener la vie que je souhaite , tout en sérénité.
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