La revue du système – GTD -PVY 112

revue

Après avoir vu en détail les trois premières phases de la méthode d’organisation GTD, nous allons passer à la phase d’analyse ou de revue de notre système. Contrairement à ce que beaucoup de personnes qui ont commencé à mettre la méthode en place pensent, cette étape est capitale et le système ne peut durer sans elle. Ou plutôt ces étapes car il y en a 3, ou 3 niveaux d’analyse. C’est un peu comme mettre des lunettes 3 D pour observer notre système d’organisation.

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Le 1er niveau, est la revue quotidienne. Puis la revue hebdomadaire et enfin, la mise en perspective, qui ne fait pas partie de l’étape de révision ou d’analyse, mais qui est le 3ème niveau de visualisation de notre système et qui fera l’objet d’un épisode spécifique.Le principe de base pour ces revues est que plus l’échéance d’une chose est proche et plus la fréquence de révision est rapprochée.

Je vais prendre un exemple culinaire. Quand vous mettez un gâteau à cuire et dont vous voulez être sûr d’avoir une belle couleur, vous suivez la recette qui vous donne la durée de cuisson et la température. Mais vous savez que chaque four est différent et que par conséquent il faut être vigilant. Vous enfournez pour 1 heure. Pendant les 45 premières minutes, nous jetez une seule fois un coup d’oeil et dans les 15 minutes suivantes, vous allez regarder plus souvent, et vers la fin, vous êtes pratiquement devant le four pour vous assurer de bien retirer votre gâteau dès que la couleur souhaitée est atteinte.

C’est un peu pareil dans le principe de la revue de notre méthode GTD. Un projet dont la deadline est très éloignée demandera une revue espacée, mensuelle puis hebdomadaire et dans la phase très active, on passera à une revue quotidienne.

La revue quotidienne

Commençons par le premier niveau, la vision quotidienne.Tous les jours nous allons passer en revue 3 éléments de notre système :

  • notre calendrier afin de bien avoir en tête les engagements de la journée et pouvoir être au bon endroit au bon moment. On pourra revoir ce calendrier plusieurs fois dans la journée même, s’il est bien chargé et à minima, le matin en commençant la journée et le soir pour anticiper la préparation de la journée suivante.
  • notre liste des prochaines actions, ou to-do list. On reverra cette liste en premier le matin, afin de décider de ce que nous allons faire dans notre journée, ou bien ce que nous n’allons pas faire, car peut être devrons nous réajuster le planning  en raison de nouveaux éléments, d’urgences etc. Le fait d’avoir des listes de choses à faire bien à jour, nous donne la liberté de pouvoir choisir à un instant t de faire autre chose, de façon délibérée et sans stress, car lorsque nous reviendrons à notre liste, nous reprendrons le court de la journée là où nous en étions, sans crainte d’avoir omis quelque chose au passage.

C’est cet avantage que nous oublions parfois ou bien qui peut sembler contre intuitif dans un système d’organisation. Lorsque nous avons bien tous nos projets, toutes nos listes à jour, avec une excellente visibilité sur nos deadline, cela nous donne une grande liberté de pouvoir réarranger les choses si besoin, de pouvoir avancer ou repousser certains sujets, faire face à un imprévu sans que cela nous mette dans un trop grand embarras sur d’autres projets.

Si vous ne l’avez pas expérimenté vous-même, vous vous dites sans doute que j’ai fumé un truc, ou bien que je vous raconte des histoires. Mais pour ceux qui le vivent déjà, vous savez combien votre organisation qui semble rigide et figée de l’extérieur, vous permet au contraire d’avoir une grande souplesse et de faire face beaucoup plus facilement aux imprévus. 

  • les checklists seront aussi revus de façon quotidienne, notamment toutes celles que vous utilisez pour des activités quotidiennes, comme la liste des choses à préparer le soir pour le lendemain, la liste des choses à emporter le matin, ce que vous devez préparer pour vos enfants, la check-list d’organisation de vos réunions, la liste de ce que vous emportez en déplacement etc etc.

La revue quotidienne prend généralement quelques minutes, sachant que vous ne reverrez quasiment jamais les 3 éléments au même moment dans votre journée.Cette revue permet de contrôler votre quotidien. Même si vous n’êtes pas encore adeptes de la méthode GTD, je pense que vous revoyez à minima votre calendrier et votre todo list chaque jour. Ce n’est donc pas très difficile de se tenir à cette habitude.

La revue hebdomadaire

J’en avais déjà parlé il y a un un peu plus d’un an, cette revue doit être planifiée dans votre agenda, toutes les semaines, si possible au même moment de la semaine, car elle prend en général 2 heures. Si vous ne faites pas la place dans votre agenda pour cette revue, vous ne la ferez pas et si vous ne la faites pas, ou bien si vous ne la faites pas de façon régulière, votre système va très rapidement tomber en ruine, faute d’être  convenablement maintenu.

Il ne sera plus fiable, vous ne lui ferez plus confiance et du coup vous aurez à nouveau tendance à compter uniquement sur votre mémoire pour tout vous souvenir et au final vous retomberez au point 0. Ne pas faire la revue hebdomadaire, c’est un peu comme utiliser un agenda pour noter ces rendez vous, mais ne jamais l’ouvrir pour voir ce qu’il y a dedans. Cette revue a 3 objectifs :

  • être au clair
  • être à jour
  • être créatif.

Etre au clair :

Comme nous l’avons vu dans les phases précédentes nous avons mis en place un système qui nous permet de capturer toutes les nouvelles entrées et ensuite les affecter à un dossier, une liste, un projet etc. Pour certaines de ces entrées, nous ne ferons pas de revue quotidienne, mais juste une revue par semaine. C’est donc là, pendant votre revue hebdomadaire que vous allez traités ces entrées et les affecter là où elles doivent aller.On va aussi en profiter pour faire un nouveau remue méninges, balayage de cerveau ou comme vous voulez l’appeler afin de prendre en compte tout ce qui est arrivé de nouveau dans notre cerveau.

A noter que cette étape peut aussi être faite dès qu’une idée nous arrive, on la note dans un carnet et on la revoie et au cours de la revue hebdomadaire, nous allons la traiter, la clarifier et la ranger au bon endroit de notre système d’organisation. Dans cette phase enfin, nous allons nettoyer toutes nos boites d’entrées qui ont une fréquence de revue hebdomadaire pour les ramener à être vides et prêtes pour une nouvelle semaine.

Etre à jour :

Par ailleurs, au cours de la semaine précédente, il y a pu avoir des changements de priorités dans vos projets, voire même des projets qui ont été abandonnés et d’autres qui sont tombés du ciel et qu’il faut traiter rapidement. C’est donc pendant cette revue que vous allez nettoyer en quelques sortes votre liste de projets pour la même à jour et décider pour tous vos projets, en fonction de leur échéance, ce que vous allez faire dans la semaine qui arrive, voire même entamer la planification de la semaine suivante voire au delà.

C’est en tout cas de ce que je vous conseille de faire, et je sais de Cédric Watine, du site «  les outils du manager » conseille aussi de ne pas s’arrêter sur la semaine à venir mais de commencer à anticiper la semaine suivante au minimum. Dans la plupart des entreprises aujourd’hui, le rythme est tellement rapide que si vous n’anticipez pas au moins sur les 2 prochaines semaines, votre agenda sera rempli avant même que vous vous en rendiez compte. Or le but de la méthode GTD est que Vous ayez le contrôle de votre agenda, et pas votre chef ou vos collègues. On va donc organiser les choses que nous devons faire pour faire avancer nos différents projets.

Cela va nous demander de revoir nos différents projets en cours, notre liste de tâches biensûr, et notre calendrier pour y affecter des blocs de temps pour travailler sur nos projets, anticiper la préparation de nos déplacements, prévoir du temps pour préparer les réunions auxquelles nous devons participer etc. Et même créer de nouveaux projets pour répondre à des obligations inscrites dans notre calendrier, comme penser à réserver un restaurant pour votre anniversaire de mariage qui aura lieu dans 3 semaines, prévoir de faire livrer des fleurs et commander un joli cadeau. La méthode GTD évite même les scènes de ménage ! si si ! En regardant les prochaines semaines de votre agenda, vous allez donc créer certains projets afin d’être prêt le jour J.

Etre créatif :

Pendant cette revue hebdomadaire, on va aussi revoir notre liste « un jour peut-être ». En effet, il se peut qu’au cours de la précédente semaine, un événement se soit passé et cela vous permet d’avancer sur un de vos projets. Par exemple, vous souhaitez d’apprendre à faire de belles photos, c’est dans votre liste « un jour peut-être » et vous avez reçu un mail annonçant la création d’un club photo dans votre entreprise. Voilà une belle opportunité de faire bouger votre projet. Vous allez donc pourvoir activer ce projet. Et même créer une première action qui pourra être de vous inscrire à la première rencontre de ce club pour en savoir plus.V

ous pourrez aussi, à l’inverse, supprimer une idée que vous aviez eu il y a quelques temps et vous dire qu’après plus mure réflexion, cette idée peut être définitivement rayée de votre liste. 

Pourquoi ces revues ?

Et ce processus d’examen hebdomadaire vous permet d’attraper toutes ces choses qui s’échappent et de vous vider la tête de ce qui vous empêcherait de travailler sereinement. 
L’examen hebdomadaire vous donne la certitude que les décisions que vous avez prises concernant vos tâches sont les bonnes. Le processus d’examen hebdomadaire est très simple. Tout d’abord, assurez-vous que toutes vos boîtes de réception sont vides. Sortez tous vos papiers volants, vos reçus, etc., et assurez-vous qu’ils se trouvent au bon endroit, conformément au flux de travaux GTD que nous avons vu précédemment. Traitez vos boîtes de réception jusqu’à ce qu’elles soient complètement vides. Cela inclut vos notes, vos courriels et votre courrier physique. Tout ce qui pourrait créer une boucle ouverte dans votre cerveau doit être traité.

Ensuite, videz votre esprit de toute autre idée ou tâche ne figurant pas déjà dans votre système. Il y a de bonnes chances que le traitement de vos boîtes de réception ait déclenché quelques idées nouvelles ou des pensées aléatoires. Veillez donc à ce que ces éléments entrent également dans votre système. Ne faites rien d’autre avec eux pour le moment, assurez-vous simplement qu’ils sont capturés et traités. Ensuite, passez en revue tous vos projets et tâches. Prenez vos projets un par un et posez-vous quelques questions simples à propos de chacun.

Voici quelques exemples de questions pour vous aider à démarrer.

  •  Y a-t-il autre chose dont j’ai besoin pour mener à bien ce projet? 
  • Est-ce que ce projet est encore quelque chose sur lequel je devrais travailler? 
  • Les prochaines actions pour ce projet sont-elles clairement définies? 
  • Les dates de ce projet sont-elles toujours actuelles? 

Si vous décidez que vous ne souhaitez plus exécuter un projet ou une tâche, supprimez-le simplement de votre système. Sinon, assurez-vous que toutes les informations, le contexte, la date d’échéance, etc., sont corrects, puis passez à autre chose.

Vous passerez également en revue votre liste «  en attente de… » afin de pouvoir relancer les retardataires si besoin, ou bien créer une tâche pour vous même car vous avez reçu les éléments que vous attendiez et à présent c’est à vous de jouer. Enfin, passez en revue vos objectifs. Leur révision est importante car elle fournit la raison derrière les tâches et les projets sur lesquels vous avez décidé de travailler. Celles-ci peuvent être des objectifs à court terme ou à long terme, mais vous devez les garder à l’esprit, si vous voulez que votre motivation persiste. Et si vous avez besoin d’un rappel sur le processus de création des objectifs et les phases de revue et de mise en oeuvre, je vous encourage à reprendre la mini-série de l’an dernier sur les objectifs.  

La révision hebdomadaire est la graisse qui assure le bon fonctionnement de l’ensemble de la machine GTD. Si vous vous en tenez à votre examen hebdomadaire, il ne vous faudra pas longtemps avant que vous ne quittiez une fois pour toutes le mode de fonctionnement « pompier ». La revue hebdomadaire est la partie la plus importante du processus GTD. Sans elle vous aurez des difficultés à maintenir votre organisation et vous ne ferez plus confiance à votre système.La phase de réflection  consiste à prendre le temps de regarder ce que vous faites. Vous vous assurez que vous avez tout dans votre système et que les tâches de votre système vous poussent à atteindre vos objectifs.

Cette phase vous demande de vous mettre sur pause pendant quelques heures et de regarder en arrière, ce qui a été fait au cours des jours précédents, ou la veille. Vous revoyez toutes les phases précédentes de votre système, la capture, la clarification, l’organisation et vous vous assurez que tout est bien au bon endroit, que les statuts sont bien tous à jour. Vous allez aussi regarder vers le futur pour capturer tous les projets que vous devez créer pour être prêt pour les futures échéances de votre agenda. La fréquence de revue dépend de la complexité de votre organisation, du rythme dans lequel vous travaillez, de la vitesse de votre environnement et de la cadence des changements de votre environnement. 

Dans le prochain épisode, nous passerons à la 5ème et dernière phase de la méthode, le passage à l’action. 

Organiser votre système – Série GTD – PVY111

organiser GTD
Organiser. L’étape préférée de la plupart des GTD. C’est ici que vous configurez des outils pour suivre chaque entrée issue de l’étape Clarifier.
Les gens peuvent passer des heures à rechercher et à tester des applications, des sites Web et des services potentiels. Avec le boom des applications qui bat son plein, il existe des centaines (voire des milliers) de gestionnaires de tâches.
Mais vous devez prendre du recul et y réfléchir. Qu’est-ce qui fonctionne pour vous? Que voulez-vous dans une application? Ne partez pas à la recherche de tout ce qui pourrait fonctionner. Pensez à ce dont vous avez besoin et recherchez-le. Tenez compte de votre façon de fonctionner. Est ce que vous êtes plutôt visuel et vous aimez les choses colorées ou bien au contraire êtes plus attaché à la sobriété d’un outil épuré ou bien d’une simple feuille excel. Est ce que vous êtes plutôt analogue ou digital ? Est ce que vous vous déplacez beaucoup et avez besoin d’avoir accès à vos données n’importe où ? Ou bien vous êtes très sédentaire et l’aspect mobilité ne vous concerne pas ? Quel est le budget dont vous disposez ? Irez vous vers un budget minimal ou bien êtes vous prêt à investir et combien ? 
Quelles sont les contraintes informatiques que vous devez prendre en compte ? C’est un sujet assez important, que je vous encourage à creuser avec le service informatique de votre entreprise. Pour ceux qui me suivent depuis quelques années, vous savez que je suis une grande utilisatrice d’Evernote, depuis pas mal de temps. Il y a quelques années, dans le cadre professionnel, je l’utilisais non seulement pour mon stockage de référence, mais aussi comme support pour préparer des réunions internes, avec l’interface très sobre d’Evernote qui est parfait pour des réunions d’équipes ou internes avec la possibilité de créer de nombreux liens et d’ouvrir ainsi des documents liés tous stockés dans Evernote. J’avais un système bien rôdé, mes check-lists, les listes de tâches etc.  
Mais j’ai changé d’entreprise. Et dans l’entreprise dans laquelle j’évolue actuellement, tout outil qui nécessite un stockage de données externes, dans le cloud par exemple est formellement interdit. Adieu Evernote et Google Drive pour moi dans le cadre professionnel et tout outil de stockage similaire, pourtant fort utiles quand on voyage souvent. J’ai dû revoir complètement ma façon de fonctionner et accepter de changer certains outils. Donc sujet important à ne pas négliger avant de vous lancer dans l’exploration de nouveaux outils digitaux.
Vous êtes la seule personne à pouvoir répondre à ces questions. Aujourd’hui, nous couvrirons donc plusieurs outils, mais il ne s’agit que d’exemples et pas de préconisations. Vous devez choisir les outils qui vous ressemblent, idéalement que vous utilisez déjà dans votre activité quotidienne. Essayez de fuir l’idée de tester des tas d’outils différents, sans prendre le temps de bien maitriser leur fonctionnement et de zapper à un autre. Le temps de mise en place d’un outil peut être long. A chaque fois que vous recommencez, vous dépensez un temps précieux, sans que cela vous aide nécessairement dans votre organisation quotidienne. 
Vous aurez besoin de mettre en place des systèmes différents. Gardez à l’esprit que certains outils peuvent faire plus d’un.

Matériel de référence

Pour tous les éléments que vous collectez et pour lesquels aucune action n’est affectée, vous aurez besoin d’un emplacement pour le stockage à long terme. Si vous êtes un professionnel du papier, vous voudrez investir dans un classeur. David Allen suggère d’utiliser un système de classement A-Z pour limiter le nombre de places. Il vous faudra simplement des tiroirs ou armoires de rangement/classement avec des dossiers suspendus par exemple, une bonne étiqueteuse électronique, des dossiers de différentes tailles et couleurs si besoin. L’idée et de fixer une règle et de s’y tenir.
 
Si vous êtes une personne « 0 papier », vous chercherez une solution de stockage digitale. Evernote est très adapté, mais aussi OneNote, Google drive, Dropbox et consort. Vous pouvez aussi mixer plusieurs outils en stockant par exemple des articles dans un outil et tout ce qui est fichier dans un autre.
Pour retrouver facilement vos notes, il vous faudra utiliser copieusement les tags, et le faire à chaque fois que vous enregistrez de nouveaux éléments afin de faciliter les recherches. Pour Evernote et One note, vous créerez des blocs notes par sujet, projet etc … 

Gestionnaire de listes et de tâches

En résumé, GTD concerne la gestion des listes. C’est tout. Vous recherchez un gestionnaire de listes. Certains sont assez avancés et d’autres sont simples. Vous pouvez utiliser quelque chose de robuste comme Omnifocus, Asana, Todoist, mais vous pouvez également garder vos listes dans un simple fichier texte. Le niveau de détail et la quantité de fonctionnalités que vous souhaitez dépendent de vous. N’oubliez pas que la majorité de ce que vous collecterez ira ici.
Si vous êtes plutôt analogue, un carnet de note, un bullet journal peuvent aussi très bien faire le travail. Il vous faudra alors l’organiser par liste dont vous avez besoin. Dans la méthode GTD, il y a beaucoup de listes. Voici quelques exemples : les appels à passer, ce qui est à faire à la maison, ce qui est à faire au bureau, ce que vous avez délégué et que vous voulez suivre, la liste « un jour peut être », la liste de vos projets etc. En fonction de votre personnalité elles peuvent se décliner à volonté.
Cependant, il ne faut pas en faire trop pour ne pas se noyer dans les listes. Idéalement, en démarrant GTD, on en crée quelques unes et à l’usage, vous verrez ce que vous devez ajouter, renommer, supprimer  Il en va de même sur les supports à utiliser. Vous pourriez avoir envie de passer au tout digital et vous rendre compte que finalement pour certaines catégories de choses, le papier va bien ou mieux, ou inversement. Les outils que vous allez utiliser ne sont pas figés, ils vont évaluer en même temps que vous, que votre organisation, que votre fonction ou vos rôles dans le vie. 
Lorsque vous recherchez un gestionnaire de listes ou de projets, assurez-vous d’avoir la possibilité de regarder vos projets et vos contextes sous différents angles. Vous le trouverez beaucoup plus facile à gérer si vous pouvez planifier vos projets dans une vue et travailler dans une autre.
C’est ce que je fais dans mon utilisation d’Asana.
Asana me sert à la fois de gestionnaire de to do et de gestionnaire de projets.
Ainsi, quand je crée un projet lors de l’étape de clarification, je mets des tâches à faire dans ce projet. J’utilise Asana en mode Kanban, c’est à dire avec des blocs dans lequel les tâches vont passer d’une étape à l’autre. Je vais avoir un bloc « A Faire », un bloc « Fait », un troisième « A  suivre » et ce modèle est le même pour tous mes projets.
J’ai ensuite un projet par semaine « WEEK 47 -2018 », « WEEK 48- 2018 » etc. Je vais utiliser ces projets pour visualiser toutes les tâches issues de tous mes projets qui doivent être faites une semaine en particulier. Ces projets «  semaine de travail » on aussi les 3 blocs détaillés précédemment, mais j’ai aussi une colonne « RETARD », pour y mettre les tâches issues de la semaine précédente sur lesquelles je suis en retard et ainsi pouvoir les prioriser et aussi un bloc «  A Déléguer », dans laquelle je mets les tâches à confier à mes collaboratrices. Et une fois que la tâche est confiée, elle passera dans la colonne « A suivre » de la semaine en cours ou bien de la semaine suivante suivant le délai demandé.
En effet, dans ASANA, je peux affecter une tâche dans plusieurs projets, et je change de vue. Je donne une sorte d’organisation matricielle à mes tâches et projets.  J’ai donc des tâches dans tous mes projets en cours qui doivent être faites en semaine 48 par exemple, plus des tâches uniques qui s’ajoutent dans ma semaine, sans appartenir à un projet. Lors de ma planification hebdomadaire, ou bien lorsque je crée un projet avec ses tâches, je prends donc une tâche du projet A et je l’affecte aussi au projet « numéro de semaine ».
Ainsi, quand j’ouvre la vue de la semaine 48 par exemple, je vois non seulement les tâches uniques, mais aussi toutes les autres tâches issues de tous les autres projets.
J’ai aussi un projet appelé « A Planifier », qui sont des tâches à faire, isolées d’un projet spécifique, mais pas à faire dans la semaine en cours, en tout cas sans urgence. Ce groupe sera revu lors de le revue hebdomadaire et affecté ensuite à une semaine de travail.
Les projets «  semaine de travail » me servent donc de listes de chose à faire, c’est ma todo de la semaine. Je ferai à l’intérieur une planification à la journée, avec des dates précises.
 
En fonction de votre choix de support, il sera peut être nécessaire de vous créez une liste reprenant tous les projets que vous avez en cours. Cela vous sera utile lors de votre revue, qui est la prochaine étape, afin de ne pas oublier de faire avancer un de vos projets. Avec un gestionnaire de tâches digital, il est souvenais de marier les projets du moment, en les mettant dans les favoris par exemple.

Le Calendrier

Il est préférable d’ajouter à votre calendrier uniquement les éléments pour lesquels vous devez être présent. Cela inclut des réunions, des événements locaux, des engagements envers vos enfants ou même des accords avec vous-même. Les choses à faire et les rappels sont mieux conservés dans votre gestionnaire de listes et surtout pas dans votre agenda. 
Vous créerez des blocs de temps dans votre agenda qui seront dédiés à la réalisation de certaines tâches et à vos projets. Mais il faut éviter de mettre en vrac vos tâches dans le calendrier, sauf s’il s’agit d’une deadline. 
Les blocs de temps peuvent inclure des temps d’écriture, de réflexion intentionnelle, de brainstorming ou de tâches administratives, le temps dédié à vos projets, clairement identifiés et nommés comme tel dans votre agenda.

Les papiers

Il y a ensuite tous les papiers qui ne sont pas des choses à archiver comme le matériel de référence, mais qui sont en eux-mêmes des rappels, comme vos factures à payer, les tickets pour vos notes de frais etc. Il vous faudra réfléchir à un moyen de rangement en attendant de les traiter, un endroit où vous irez régulièrement regarder pour traiter ce qui est faire avec ces documents. 

Votre boite mail

Vous pouvez aussi organiser votre boite mail pour optimiser le traitement des tâches à faire, le classement etc.
L’idée est ici de bien utiliser la règle des 2 minutes et surtout de garder votre boite de réception le plus vide possible. En effet, à chaque fois que vous ouvrirez votre boite mail, les document lus iront soient à la poubelle, soit dans des répertoires de classement comme matériel de référence, ou archives, soit dans une liste d’actions, si vous devez agir sur ce mail mais que cela prendra plus de 2 minutes, soit dans une liste à suivre si vous attendez des données externes. Par conséquent à chaque fois, la boite de réception se vide. Et vous disposez de dossiers ou répertoires où les mails qui ont besoin d’une action sont en attente, mais ils ne sont plus sous vos yeux dans une gigantesque liste qui vous fait soupirer de découragement dès que vous ouvrez l’application.

Le matériel nécessaire à certaines actions.

Pour faire certaines tâches, vous avez besoin de ressources, de fichiers, de documents papiers, d’un ensemble de mails etc . Il vous faudra alors penser à organiser ces ressources que vous devez collecter pour faire des actions. Ce sont généralement des stockages temporaires, où vous allez réunir tout le matériel nécessaire à une tâche ou un projet, et ensuite cela sera détruit ou archivé une fois que la tâche ou le projet sont terminés.
Là encore, vous devoir ce qui est le mieux pour vous.
Entre papier ou digital ou bien un mix des 2 car vous pouvez avoir parfois besoin de documents sous diverses formes. 
Si vous avez beaucoup de documents digitaux sous des formats différents, créer un dossier où tout stocker peut être suffisant. Si vous avez en plus des captures d’écran, des liens vers des sites, des cartes ou autres, pensez à des applications comme One Note, ou bien Evernote, qui supportent très bien des notes avec une multitudes de formats différents, des natures d’écran , des mails etc. 
J’utilise beaucoup One Note à présent dans mon cadre professionnel, entre autre pour rassembler au même endroit des ressources de types différents. Je n’ai malheureusement pas le droit à la version dans le Cloud et ne peut donc que l’utiliser sur mon ordinateur, néanmoins, cela me rend pas mal de services, en plus d’être assez pertinent pour prendre des notes de réunions à partager immédiatement par exemple, avec liste de tâches qui peuvent être immédiatement reliées à Outlook et votre calendrier si besoin.
Enfin pour une personne très analogue, on pourrait utiliser un trieur, que David Allen appelle le système de Tickler. Cela consiste en une sorte de boite de trieur, avec 43 intercalaires ou dossiers suspendus. 1 par mois et ensuite 31 sous dossier pour les jours du mois. Cela permet de classer les papiers qui seront à utiliser à une certaine date, mais aussi des notes de rappel pour une certaine date, du matériel dont vous aurez besoin à une certaine date. Il est possible d’organiser aussi One Note, Evernote, mais aussi un fichier Excel exactement de la même façon et pour ceux que cela intéresse, vous trouverez des exemples intéressants en tapant « tickler GTD » dans votre navigateur.
Pour cette étape, la règle d’or :
Posez vous pour bien réfléchir à ce que vous voulez faire et votre style de fonctionnement.
Evitez de dépenser d’entrée de jeu des fortunes dans des applications ou du matériel de classement. Faite simple et fonctionnel, car vous allez faire évoluer votre système assez rapidement et ensuite une fois bien cadré, vous pourrez faire quelques achats plus onéreux, une fois que vous serez bien au clair sur ce dont vous avez réellement besoin.
 
Vous devrez examiner votre système à différents niveaux avant de décider quoi faire chaque jour. Vous avez besoin de perspective pour choisir intuitivement où votre temps est le mieux utilisé. C’est là ce que nous découvrirons la prochaine fois.
ressources complémentaires :
GTD et Onenote

https://www.google.fr/search?tbm=isch&q=picture+of+a+tickler+file+gtd+electronic&chips=q:picture+of+a+tickler+file+gtd+electronic,online_chips:onenote&sa=X&ved=0ahUKEwi9rOKKp__eAhWm4IUKHUqfBMoQ4lYIJigA&biw=1440&bih=741&dpr=1

GTD et TODOIST

https://www.google.fr/search?tbm=isch&q=picture+of+a+tickler+file+gtd+electronic&backchip=online_chips:onenote&chips=q:picture+of+a+tickler+file+gtd+electronic,online_chips:todoist&sa=X&ved=0ahUKEwi2tPWq64HfAhUSyIUKHbPfBVcQ4VYIJigB&biw=1440&bih=741&dpr=1

GTD et Asana

https://www.google.fr/search?biw=1440&bih=741&tbm=isch&sa=1&ei=Gy0EXPnpIYvBlwS1xLuYCQ&q=GTD+asana&oq=GTD+asana&gs_l=img.3…23602.25505..25943…0.0..0.67.553.9……1….1..gws-wiz-img…….0j0i67j0i30.1D6REwFVROc

GTD et Outlook

https://www.google.fr/search?biw=1440&bih=741&tbm=isch&sa=1&ei=Ni0EXJO5MqyRlwTA9b_wDQ&q=GTD+outlook&oq=GTD+outlook&gs_l=img.3..0i19.34069.37669..38470…0.0..0.74.711.12……1….1..gws-wiz-img…….0j35i39j0i30j0i67j0i8i30j0i24.Wt7kGiG3zDA

GTD et Bullet journal

https://www.google.fr/search?biw=1440&bih=741&tbm=isch&sa=1&ei=Xi0EXI7GOMy6aabDtogN&q=gtd+bullet+journal&oq=GTD+bullet+&gs_l=img.3.0.0i19.33143.36255..37543…0.0..0.78.829.14……1….1..gws-wiz-img…….0j35i39j0i30j0i8i30j0i24j0i67j0i5i30j0i8i30i19.IWNI8_HP9nc

Clarifier les entrées – Série GTD – PVY110

GTD Clarifier

Lors de l’épisode précédent, nous avons vu la première étape de la méthode GTD, qui consiste à collecter toutes les informations, tâches entrantes, pour faire une sorte de recensement. Nous avons aussi vu qu’il était nécessaire d’identifier les sources d’entrées et de les rationaliser pour éviter d’avoir trop d’endroits, physiques ou digitaux à vérifier. Ensuite, nous avons défini les fréquences de revues des informations entrantes, une fois par semaine, une fois par jour ou plusieurs fois par jour s’il s’agit d’une boite mail professionnelle par exemple.

Nous avons aussi défini les outils à utiliser pour capturer les informations : boite mail, outils de gestion de tâches ou projets, bloc note, enregistreur audio, boite en carton, etc. 

A présent que nous avons toutes ces informations, il va falloir les clarifier, c’est à dire leur donner une signification.

C’est la seconde étape que nous allons détailler aujourd’hui.

Flux de travail GTD  clarifier

Cette étape consiste en un processus de réflexion très simple qui va nous permettre d’évaluer ce qu’il faut faire de chacun des éléments de nous boites de réception.

Le créateur de la méthode à créer un arbre de décision GTD, que nous allons utiliser pour toutes les entrées. 

Il n’y a rien de compliqué, il s’agit d’une liste de questions à se poser pour chaque élément à clarifier. La réponse à chaque question va ensuite orienter la tâche, le document, le mail, vers un endroit spécifique et un seul.

Dans le livre de David Allen, « GTD for Teens » que je vous recommande grandement pour aider vos enfants, collégiens, lycéens ou étudiants à s’organiser, l’auteur appelle cette liste de questions, ce process, l’outil de transformation. En effet nous allons transformer notre pile d’entrées en données exploitables.

Au départ, vous aurez peut-être besoin d’avoir cette liste de question sous les yeux, mais rapidement cela deviendra comme une seconde nature. A chaque fois que vous serez en présence d’un élément entrant vous saurez immédiatement quoi en faire, un vrai automatisme.

Pré-requis : la méthode fonctionne très bien surtout si on s’y dédie entièrement. Et qu’on est dans le bonnes conditions pour le faire. Je m’explique. L’idée ici est de prendre chaque élément, une seule fois et de décider immédiatement quoi en faire.

Imaginons que vous soyez en train de marchez dans les couloirs du métro et qu’en même temps pour lisiez vos mails du bureau. Outre le fait que vous courrez le risque de percuter quelqu’un, de tomber dans un escalier, vous risquez surtout de lire vos mails en travers, de ne pas capter l’idée principale, de ne pas interpréter correctement le message et du coup de l’orienter  dans une mauvaise direction. Vous risquez aussi, de ne faire que lire ce mail et de le laisser comme élément lu dans votre boite mail.

Et une fois au bureau, vous devrez le relire pour vous rappeler ce que c’est et peut être ensuite l’orienter. Autrement dit vous allez faire une tâche, celle de lire le mail 2 fois, ce qui n’est pas forcément efficace. Par ailleurs, si vous n’en faites rien, vous allez aussi ouvrir une nouvelle boucle dans votre cerveau qui va devoir patienter un peu, et éventuellement vous embêter en pleine nuit, jusqu’à ce qu’elle soit terminée.

C’est ce que moi j’appelle le principe du « One touch ». On ne le fait qu’une fois, jusqu’au bout.

flux de travail GTD
Etape Clarifier Inspirée de la méthode « GTD for Teens »

Donc il faut s’assurer de faire cette étape au bon moment dans la journée ou la semaine, quand on est disponible pour le faire. Et s’il y a beaucoup à faire on peut diviser le traitement en petits blocs de temps. Mais à la fin du bloc de temps, tout ce qui aura été identifié, aura aussi été orienté correctement.

Qu’est ce que c’est ?


GTD

Lors du traitement de votre boîte de réception, la première question que vous devez vous poser est la suivante : quelle est cette information ? Qu’est ce que c’est ?

Exemple : c’est un mail de Pierre contenant le compte rendu de votre réunion d’hier. Une fois que vous décidez ce que c’est, vous pouvez alors répondre à la question suivante : 

Est-ce une action ? C’est à dire est ce que vous avez quelque chose à faire ?

Il n’y a que 2 réponses possibles à cette question qui sont oui ou non.

Prenons le cas où non ce n’est pas une action.

GTDAlors il n’y a que 4 possibilités.

1.Soit ça ne vous intéresse pas, ce n’est pas pertinent, c’est périmé, vous n’en n’avez pas besoin maintenant ni plus tard. Alors cela ira à la poubelle.

Exemple, les mails non sollicités, des publicités, des vieux mails qui ne servent plus à rien aujourd’hui. En ce qui concerne le fait de jeter, c’est un peu comme quand on fait un grand rangement chez soi, il faut lutter pour ne pas tomber dans « j’en aurais eut être besoin un jour ». Demandez vous si vous en aurez réellement besoin un jour. Beaucoup de nos informations, sont digitales aujourd’hui et il est très simple de les stocker dans son ordinateur, dans le cloud, « Au cas où ». Mais ces « au cas où » prennent de la place sur les serveurs, et demandent une énergie considérable pour leur conservation. Alors sauvez des arbres et la planète en purgeant au maximum vos données numériques.

D’autres questions que vous pouvez vous poser si besoin : est-ce que je ne pourrais pas trouver cette information en ligne si jamais dans 3 ans j’en ai besoin ? Quand ai-je eu besoin de cette information la dernière fois ? C’est un peu le même principe que le rengagement de la garde robe. Si vous n’avez pas mis un vêtement au cours des 12-18 mois, il est fort peu probable que le remettiez un jour. Alors on s’en sépare.

2. Si vous décidez que c’est vraiment important et à conserver, vous pouvez le placer soit dans un dossier, physique ou numérique, s’il est important de le revoir ultérieurement, soit dans un fichier de stockage, de sorte que vous puissiez accéder facilement aux informations lorsque vous en aurez besoin. On appelle cet endroit, les références, les archives. Dans cette catégorie, on trouvera des comptes rendus, des factures payées, des recettes, des notices de fonctionnement, des notes prisent en cours ou en formation etc.

Par exemple, si vous souhaitez conserver une recette de biscuits, mais que vous ne voulez pas confectionner tout de suite, vous devez les mettre dans votre liste de recette de cuisine, dans Evernote, Onenote, dans une collection Facebook, votre carnet de recettes etc.

3. Troisième cas, l’information va dans une check-list. Par exemple vous avez une note sur un post il qui vous dit « adaptateur UK ». Effectivement vous partez en Angleterre la semaine prochaine en déplacement et vous ne devez pas oublier votre adaptateur. Vous pouvez alors ajouter cet élément à votre checklist de préparation de valise. 

Une checklist est une liste personnalisée, alimentée dans le temps, qui aide ou prépare à une activité spécifique.

Il peut s’agir d’une liste d’étapes pour accomplir une action définie. Nous venons de parler d’une checklist pour faire votre valise pour vos déplacements professionnels, mais cela peut être aussi sous forme d’une routine que vous vous créez, comme une routine du matin ou du soir, qui vous permet d’être prêt, pour aller à l’école, au travail, en ayant tout ce qu’il vous faut. Une checklist peut aussi être une sorte de process, où vous avez défini avec l’expérience que pour réaliser une chose spécifique, vous devez réaliser un certain nombre de choses au préalable, généralement dans un ordre précis pour obtenir le résultat escompté.

4. Dernier cas, vous avez une idée pour un nouveau projet, mais c’est encore très flou. Vous avez 3 mots sur une note. En la relisant vous vous dites que l’idée est bonne, à creuser mais que ce n’est pas encore le moment. On la mettra alors dans une liste que nous pourrions appeler « un jour peut-être », « bac à idée », ou tout autre appellation de votre cru. Vous mettrez dans cette liste tout ce que vous aimeriez faire un jour, quand les conditions seront réunies, quand vous aurez le temps, l’argent etc. Dans cette catégorie entrent des sous-listes, comme des livres à lire, des films à voir, des lieux à visiter, des idées de projet divers et variés.

Vous pourriez aussi avoir des notes ou rappels dans votre inventaire, qui ne sont pas très clairs sur vos intentions. Imaginons que vous ayez une post-it avec « Anniversaire Marc ». Pleins de possibilités existent. Soit vous l’avez noté pour vous rappeler de lui envoyer un sms ou de lui souhaiter son anniversaire quand vous le croiserez. Soit, vous voulez organiser une fête pour l’anniversaire de Marc.

Dans le premier cas, vous noterez simplement dans votre agenda, ou votre to do du jour de l’anniversaire de lui souhaiter son anniversaire, soit vous aller diriger cette action vers vos projets, car cela va vous demander plusieurs tâches à réaliser pour organiser la fête. 

Cela montre l’importance de la collecte des informations et aussi l’importance d’écrire des notes ou rappels qui soient rapidement identifiables, et non pas vagues ou sujets à interprétation plus tard. Plus la note est claire, plus elle sera rapide à orienter vers le bon endroit de votre système d’organisation.

La réponse à la question est OUI

Qu’elle est la prochaine action ?

GTDSi les informations sont exploitables, vous devez vous demander quelle est la prochaine action ? 

On va alors distinguer 2 catégories.

  • L’action qui est unique. Comme passer un coup de fil, acheter le pain en rentrant. 
  • Et ce qui requiert plus d’une action pour être achevé. Et cela on va l’appeler un projet.

Donc notion importante, tout ce qui nécessite plus d’une action pour être complet ou réalisé est un projet avec un objectif spécifique à atteindre.

Prenons le cas de l’action unique.

A nouveau 3 options possibles :

  • Cela va vous prendre moins de 2 minutes pour le faire, vous le faites tout de suite et on n’en parle plus. Ça peut être répondre à un mail, confirmer votre présence à une réunion, réserver une chambre d’hôtel ou un billet de train etc. Il faudra probablement plus de temps et d’efforts pour décider d’un plan de suivi que pour terminer la tâche.
  • Cela va vous prendre plus de 2 minutes et vous pouvez le déléguer à quelqu’un, ce que vous allez faire, soit de suite, soit plus tard car cela nécessite un peu d’explications à donner à votre collaborateur par exemple. Exemple, vous recevez un mail vous informant de la livraison d’un colis chez votre gardien et vous demandez à votre fils d’aller le récupérer. Deuxième cas, votre chef vous demande un reporting sur les ventes de la semaine dernière et vous allez demander à votre collaborateur de s’en occuper, soit de suite s’il sait de quoi il retourne, soit organiser un point avec lui pour lui expliquer la demande et le mettrez dans votre agenda et le sien. Et vous ne manquerez pas d’assurer le suivi de la réalisation en créant un rappel dans votre to-do list, votre calendrier, votre gestionnaire de tâches à une date spécifique.
  • Troisième option, vous devez le faire vous-même, mais pas tout de suite car c’est long. Vous avez alors 2 options, soit vous le mettez dans votre agenda à une date précise, votre to do, vous créez un rappel, soit vous le mettez dans une liste « en attente », car l’horizon est plus lointain, ou bien vous devez attendre un élément extérieur pour la réaliser. 

A présent le cas du projet.

Donc vous vous êtes posé la question « Qu’elle est la prochaine action ? »  et il s’avère qu’il est nécessaire de faire plusieurs choses avant de clore le sujet. Nous sommes donc dans le cas d’un projet, avec plusieurs étapes à réaliser généralement dans un ordre précis. On va alors définir quelles sont les étapes de ce projet et créer ce projet dans notre système d’organisation. Moi je vais parler de gestionnaire de projets par simplicité, mais ce peut être un fichier excel, votre bullet journal, n’importe quel support qui est confortable à utiliser pour vous dans votre organisation.

Et donc si c’est un nouveau projet, il va falloir créer le projet dans votre gestionnaire de tâche, et définir les prochaines actions. Personnellement, en fonction du temps que j’ai devant moi, soit je crée le projet de suite dans Asana, avec toutes les tâches si elles sont peu nombreuses, soit je le crée juste avec quelques étapes, et si cela demande beaucoup plus de réflexion, j’assigne un bloc de temps dans mon agenda pour creuser le sujet en profondeur. 

Il est très important d’identifier les étapes. Si c’est confus, trop générique et qu’à minima la toute première action à faire n’est pas suffisamment claire, cela va vous conduire à procrastiner sur ce projet. 

Pour vous aider à définir correctement cette action, souvenez-vous qu’elle doit contenir un verbe d’action, la date à laquelle ce doit être fait ou une période à couvrir, les outils ou ressources nécessaires. 

Si vous devez répondre à un mail qui demande au préalable une étude, décrivez la première étape de cette étude, comme par exemple, « extraire les données de ventes de Janvier à juin 2018, depuis l’ERP » .

Un projet va vous demander ensuite de la planification jusqu’à son complet achèvement. Il est fort probable que plusieurs projets seront actifs en même temps. Par conséquent, en plus de la phase de planification initiale du projet, il est également très important que vous examiniez régulièrement l’ensemble des projets qui co-existent pour vous assurer de ne pas en laisser un de côté. 

 A l’issu de ce processus de clarification, vous ressortez avec des listes de choses à faire de suite, des actions en attente dans votre gestionnaire de tâches, que vous allez revoir régulièrement et incorporer à votre to do list quotidienne et à votre agenda sous forme de blocs de temps dédiés à faire avancer vos projets. 

En utilisant cet outil de transformation que nous venons de détailler, ce process de réflexion fondamental pour la méthode GTD, tous les trucs divers et variés qui se présentent à vous dans la vie quotidienne vont se transformer en étapes concrètes pour atteindre vos objectifs, réaliser vos projets et regagner le contrôle de votre vie.

Nous pouvons rarement contrôler ce qui entre dans notre vie, mais nous pouvons choisir la façon dont nous allons interagir avec toutes ces choses. Soit on les laisse arriver en flux continu, et on subit longueur de semaines et d’années tout ce qui se passe autour de nous, en vivant en mode « extinction d’incendie », soit on décide de prendre le contrôle et d’agir au bon moment, en fonction de nos ressources, de notre énergie, de façon structuré et en sachant toujours ce qu’il y a en attente, à faire et pour quand. 

Quand vous allez définir les attendus de vos projets, de vos actions, veillez à toujours vous concentrer sur les choses, domaines et actions qui sont en votre contrôle.  Un étudiant ne se fixera pas comme objectif d’avoir un 20 en maths, mais plutôt de se préparer pour son interrogation en mathématiques. Ce n’est pas lui qui mettra la note, c’est son professeur. Par contre l’étudiant est en charge de tout mettre en œuvre pour obtenir le résultat.

Cela vous permet d’avoir le contrôle et de créer les conditions nécessaires à votre succès. Vous ne savez pas si votre client va accepter votre proposition, si votre chef va vous allouer un budget pour votre projet d’innovation, mais vous avez le contrôle de faire de votre mieux, d’arriver très préparé à votre revue d’offre, certain d’avoir pris en compte toutes les attentes de votre client. Votre succès doit toujours se baser sur des éléments en votre contrôle et non pas sur des facteurs externes sur lesquels vous ne pouvez pas agir. 

L’étape Clarifier est probablement l’une des étapes les plus utiles du flux de travail GTD, car elle aide à récupérer les informations dans votre tête et à les placer dans un cerveau externe. Cela vous aide à vider votre esprit et à ouvrir votre créativité.

Ce processus de clarification doit se faire aussi souvent que nécessaire, en fonction des entrées. Si je reprends l’exemple de la semaine dernière, si vous avez une boite pour réceptionner votre courrier à la maison, vous pouvez décider de ne le faire qu’une fois par semaine.

Pour votre boite mail personnelle, vous le ferez peut-être tous les soirs, alors que pour votre boite mail professionnelle vous pourrez le faire plusieurs fois par jours, en fonction de votre travail. 

Pour la revue de tous vos projets en cours, vous le ferez peut-être une fois par semaine, en même temps que votre planification hebdomadaire pour être certain d’allouer les blocs de temps nécessaires et suffisants à faire avancer vos projets, sans en laisser un de côté. 

Cependant, assurez vous d’y consacrer le temps nécessaire, afin de bien aller au bout de la réflexion. Si vous vous contenter de lire tous vos mails et de ne rien faire avec car vous êtes trop fatigués, vous n’êtes pas au bon endroit pour le faire, alors ne le faites pas. Vous allez devoir recommencer plus tard et aurez ouvert des tas de boucles dans votre cerveau pour rien. Alors créez des moments propices, avec des blocs de temps définis et fixes dans votre agenda.

La prochaine étape du flux de travail est Organiser. Nous parlerons en détail des outils nécessaires pour récupérer toutes ce qui ressort de votre processus de réflexion. Nous en avons légèrement parlé aujourd’hui, mais nous serons plus en détail dans le prochain épisode.

Collecter les entrées – Série GTD – PVY109

Collecter les entrées
Après avoir vu la semaine dernière la vue globale de la méthode d’organisation Getting Things Done de David Allen, nous allons rentrer dans le vif du sujet.
La première étape du processus GTD est également la plus importante: capturer ce qui retient votre attention. Le reste du système dépend de votre capacité à capturer les choses rapidement et efficacement chaque fois que vous les remarquez.
Nous allons voir aujourd’hui pourquoi il est si important de capturer vos tâches, toutes les choses à faire, vos pensées et vos idées et vous aider à identifier les outils dont vous avez besoin pour vous assurer que rien ne passe inaperçu. 

Pourquoi est il important de collecter ?

Chaque grande œuvre d’art, produit révolutionnaire ou nouvelle technologie a commencé avec la bonne idée de quelqu’un. Tout commence par une idée et le problème est que souvent, nous nous accordons trop de crédit et nous faisons confiance à notre cerveau pour nous rappeler ces idées à volonté, ce pour quoi il n’est pas nécessairement conçu, au lieu de les écrire, ou de les capturer, dans un système fiable.
Capturer des idées et des pensées comme celle-ci vous permet de les enregistrer rapidement et de passer librement à la suivante sans que rien ne tombe entre les mailles du filet. La capture est un principe fondamental de tout système de productivité, mais elle est particulièrement importante dans GTD. C’est tout aussi important pour les petites tâches, comme se souvenir d’acheter du lait ou du pain en rentrant du bureau, que pour les tâches plus importantes, comme un projet de travaux dans la maison ou même un lancement de produit.
Par ailleurs, en laissant des tas d’idées dans notre cerveau, nous courrons le risque, que nous avons tous expérimenté, de recevoir le rappel de notre cerveau, au plus mauvais moment, comme au moment de nous endormir, au milieu de la nuit, en pleine présentation devant notre patron etc …
Pourquoi est ce que notre cerveau se comporte de la sorte  ?

L’effet Zeigarnik

C’est là qu’entre en jeu l’effet Zeigarnik, dont nous avons déjà parlé dans l’épisode 43 .  Le site Définitions de psychologie nous donne quelques explications.
Je cite la définition et l’explication donnée dans cet article :
« Tendance à mieux mémoriser une tâche et ses aspects lorsque celle-ci n’a pu être terminée, se traduisant par un meilleur rappel des données concernant des problèmes ou des travaux inachevés.
Ce phénomène de mémorisation discriminante a été mis en évidence expérimentalement par une élève de Kurt Lewin, la russe Bluma Zeigarnik. La Légende veut que sur la terrasse d’un café, Bluma remarquât que les serveurs retenaient l’information concernant la commande tant que celle-ci n’était pas achevée, et le client servi. Dès lors, ils oubliaient tout de la commande à laquelle ils venaient de donner suite.  Bluma décida alors avec son mentor, de construire une expérience visant à tester cette intuition.
Lors de l’expérimentation qu’elle mena en 1927, elle demandait à ses élèves de réaliser dans la journée une vingtaine de tâches dont elle donnait les noms, puis invitait les élèves à les réaliser. Pour la moitié d’entres elles, l’expérimentateur interrompait la session avant que la tâche ne soit réalisée, faisant appel à des prétextes plausibles. Après le dernier travail, l’expérimentateur demandait alors de citer le plus possible de noms de tâches entreprises, or, il fut manifeste que les élèves se souvenaient davantage des tâches inachevées que de celles qu’ils avaient terminées.
Selon la conception gestaltiste dont Zeigarnik et Lewin étaient partisans, l’entreprise d’une tâche génère une motivation liée qui nécessite que la tâche soit achevée afin d’être satisfaite. Un travail inachevé empêcherait alors « d’oublier » les détails qui lui sont relatifs, ou bien, la tension laissée par le goût d’inachevé renforcerait la mémoire des éléments liés à cette tâche. »
Les tâches inachevées créent des sortes de boucles ouvertes dans notre cerveau. Tant qu’une tâche n’est pas terminée, elle reste en état de veille en quelque sorte et tout ce qui y est lié est présent dans notre attention. Plus nous avons de tâches en instance, et plus nous avons de boucles ouvertes et plus notre cerveau chauffe.
Par contre, dès qu’une tâche est terminée, elle va en quelque sorte dans les archives et notre cerveau est prêt pour la prochaine tâche.
Les principes de la méthode GTD, vont nous permettre de gérer efficacement ces boucles ouvertes et schématiquement, nous apporter la sérénité d’une boucle fermée, même si elle est ouverte. Et cela, nous allons y parvenir en collectant tous les sujets en cours, les boucles ouvertes, dans notre outil d’organisation ce qui nous donnera la tranquillité d’esprit. L’idée ou tâche étant stockée et prête à être utilisée à notre convenance, notre cerveau ne ressentira pas le risque d’oubli et ne nous enverra plus de rappel inopiné. 
Laissez-moi vous donner un exemple concret de l’importance de la capture. Supposons que vous diniez en famille et que vous pensiez brièvement que le lendemain, vous devez faire une présentation au travail et vous avez oublié un point important dans votre présentation. Vous avez plusieurs façons d’aborder le sujet.
Premièrement, vous ne faites rien, mais choisir de ne rien faire est toujours un choix que vous faites et ce n’est pas un bon choix car il y a de bonnes chances que vous oubliez complètement ce point important .
Deuxièmement, vous pouvez être préoccupé par cet oubli, ce qui n’est pas non plus une bonne option, vous ne serez pas présent à votre diner. Vous risquez de passer à côté d’un bon moment et laissez croire à votre entourage que votre travail vous accapare au oint que vous n’êtes pas disponible pou eux. Adopter cette approche va vous empêcher de développer les relations qui sont importantes.
Troisièmement, vous pouvez capturer cette tâche, en la notant pour la gérer plus tard. C’est la méthode idéale parce que vous pourrez alors être présent et pleinement engagé et que vous ajouterez cette idée importante à la première heure le lendemain matin, avant votre présentation, dans le contexte adapté. Et en plus vous passerez une bonne nuit de sommeil en évitant que votre amygdale ne vous réveille à 3 heures pour sonner le rappel. 
Cela peut sembler simpliste, mais je vous assure que cela fonctionne très bien. 
David Allen le dit ainsi: «Votre cerveau a été conçu pour avoir des idées, pas pour les retenir ». Et en utilisant un système de gestion de tâches ou de projets, vous pouvez libérer vos ressources cognitives pour qu’elles fonctionnent efficacement dans le but recherché. En faisant cela, vous serez probablement surpris par le nombre de bonnes idées que vous avez, car votre cerveau peut enfin se reposer et fonctionner plein régime. Vous aurez L’esprit comme de l’eau.
Cependant, lorsque vous êtes stressé ou dépassé, vous avez tendance à surestimer les choses qui ne sont pas importantes et à laisser glisser les choses qui sont vraiment importantes.
En d’autres termes, vous ne répondrez pas de manière appropriée. Par exemple, si vous êtes stressé parce que vous essayer de vous souvenir de tout ce que vous devez  faire au lieu de le mettre dans votre système de collecte, vous risquez de vous retrouver constamment à regarder votre courrier électronique professionnel sur votre téléphone lorsque que vous êtes à la maison au lieu de dépenser votre temps avec vos proches. 
 
La première étape – la capture, ou la collecte, est donc le premier maillon qui va nous aider à y voir plus clair dans tout ce que nous avons à faire, en rassemblant dans un « panier » toutes les informations « entrantes ».

Comment collecter ?

Alors, nous comprenons maintenant pourquoi il est si important de capturer les entrées, mais comment le faisons-nous réellement? 
La première étape consiste à identifier les différentes boîtes de réception présentes dans votre vie et à répertorier tout ce qu’elles contiennent. Ce sont les endroits où vous devriez capturer des informations puis les traiter plus tard. Lorsque la plupart des gens pensent aux boîtes de réception, ils pensent probablement au courrier électronique, mais il y a probablement beaucoup plus de boîtes de réception dans votre vie dont vous n’êtes peut-être pas au courant. Dans sa méthode, David Allen parle d’une part de la mise en place de cette étape, et ensuite de la gestion au quotidien.
Nous allons donc suivre le même principe, sachant que la méthode s’applique aussi bien dans la vie privée que professionnelle, et que l’idéal est de conduire cette démarche sur tous les aspects de notre vie, car les outils sont commun et il ne faut pas espérer gagner en tranquillité d’esprit et en organisation qui on ne prend à bras le corps que la moitié de sa vie.
 
La mise en place :
  1. Bloquez dans votre agenda 2 à 3 heures pour cette tâche, un bloc de temps continu sans interruption.
  2. Prévoyez un panier/une corbeille, une poubelle, éventuellement des pochettes en carton pour collecter les feuilles volantes qui vont ensemble.
  3. Votre PC, tablette, smartphone.
L ‘auteur propose de prendre un panier, une grande boite, bref un contenant assez grand et de faire le tour de notre espace de travail, qu’il soit au bureau ou à la maison, que ce soit notre chambre si nous sommes lycéens ou étudiants, notre domicile, bref toute zone où nous nous rendons régulièrement et qui peuvent contenir des « entrées ». Ce sont par exemple, des factures à payer, du courrier à traiter, des objets à ranger, à réparer, des devoirs à faire, des tickets à collecter dans les sacs, portefeuilles, poches etc pour les notes de frais, des petits bouts de papiers sur lequel nous avons noté des tâches, des numéros de téléphones, des post it, des bloc notes, feuilles volantes etc etc, tout ce qui est physique, on va tout déposer dans notre panier.
Si vous avez un truc très gros à réparer, comme une lampe, ou autre, vous notez la tâche sur un papier et hop dans le boite. On n’oublie pas aussi les dossiers papiers non classés, présentation, brochures etc… Si vous voyez que c’est inutile ou obsolète, n’hésitez pas à jeter immédiatement, il n’est pas nécessaire d’encombrer votre boite de collecte avec ce genre de chose.
On ratisse large, les sacs à dos, les mallettes, pochettes, tous les sacs à main récemment utilisés, le vide poche de la voiture, la boite à gants, bref tout endroit susceptible de contenir des petits papiers, des notes etc … ( bon si vraiment vous avez besoin de regarder dans tous ces endroits, c’est que vous êtes très nouveau dans la mise en place de l’organisation … mais c’est pas grave, il faut bien commencer un jour).
Ensuite on s’attaque à tout ce qui est digital. On va noter sur un bloc tous les messages non répondus ou non traités de notre messagerie téléphonique, les messages audio que l’on a pu créer en voiture par exemple ou dans les transports, tout ce qui est dans les gestionnaires de tâches et qui dorment là, et aussi tout ce qu’il y a dans la boite mail, si vous n’avez pas à ce jour de système de gestion fiable, et que votre boite est bien pleine de choses à faire.
On n’oubliera pas les messageries instantanées, Messenger, WhatsApp, Slack et j’en passe qui peuvent aussi contenir tout un tas de tâches, de questions en attente de réponse, de documentation à lire, conserver, archiver etc . Alors pour les éléments électroniques, comme les mails, on ne va pas les imprimer pour les mettre dans notre boite physique, bien évidemment, mais pour les messages téléphoniques, ils seront bien reportés sur le papier.
Pour les étudiants, lycéens, il faudra aussi aller regarder sur le sites de l’école où vous avez certainement des listes de devoirs, des liens pour du matériel de référence pour vos travaux, le support des cours dans certains cas etc … 
On ressort aussi toutes les listes que l’on a pu faire, le jour où on a essayé de mettre en place son bullet journal mais qu’on a finalement abandonné au bout de quelques temps, on récupère les carnets de journal intime aussi, s’il peut y avoir des choses à traiter, des idées en attente etc ….
 
Et ensuite on fait la même chose avec son cerveau, ce n’est pas un lavage de cerveau, mais un balayage de cerveau d’après David Allen. Une grande feuille et on note toutes les idées, actions, trucs en attente qui nous passent par le tête. Il recommande d’utiliser des listes de mots pour déclencher les idées en rapport comme : vacances, famille, enfants, bureau, maison, jardin, voiture, etc … et on décrit tout ce qui nous vient à l’esprit, afin de le vider en quelque sorte. Vous devez également capturer tout ce qui vous préoccupe. Si cela vous occupe la tête et que vous devez faire quelque chose avec, écrivez-le.
  • Je dois envoyer cette mise à jour de projet
  • Je veux apprendre à faire du pain.
  • Nous avons besoin de papier toilette.
  • Est ce que je devrais acheter un drone pour mes voyages
  • Faire l’entretien de la chaudière avant l’hiver
  • Préparer les vacances d’hiver
  • Trouver un cadeau pour les 20 ans du petit
Vous pourrez y revenir et prendre des décisions sur ces sujets plus tard. 
David Allen indique que cette première phase de mise en route, peut prendre 2 à 3 heures. Et comme dans toute mise en place, cela prend un peu de temps au début mais c’est pour la bonne cause.
 
Dans le prochain épisode, nous détaillerons la prochaine phase, à savoir organiser toutes les informations entrantes et surtout l’arbre de décision pour définir quoi faire de chaque élément.
Cependant, alors que vous venez de faire votre première collecte, il est nécessaire de penser à la suite.
En effet, le but n’est pas de faire le même exercice tous les 6 mois, avec rien entre temps.
En fait à partir d’aujourd’hui, vous allez collecter au fil de l’eau, dans votre outil d’organisation, toutes les informations entrantes.
Il vous faut donc réfléchir à une façon de rationaliser les moyens d’entrées. En effet, vous avez peut être constaté lors de votre collecte que vous aviez une multitude de points d’entrées possibles. Moins il y a d’endroits à vérifier, moins vous passerez de temps à aller chercher ces entrées. Il faut en avoir le moins possible mais autant que nécessaire.
Un exemple : vous n’êtes pas de roi de la note de frais et vous avez des tickets et factures partout, dans vos poches, votre porte feuille, votre veste, la voiture, votre sacoche, bref partout. A chaque fois que vous faites votre note de frais c’est le parcours du combattant et il est à peu près certain que vous en perdez. Réfléchissez comment, au quotidien vous pourriez changer cela en mettant en place une petite routine simple. Par exemple, à chaque fois que vous retournez à votre bureau, vous mettez les tickets récents dans une enveloppe « note de frais ». Ou bien vous mettez une pochette en plastique à zip dans votre sacoche ou sac à dos ou sac à main et vous disciplinez pour mettre les factures immédiatement dedans.
Vous avez des quantités d’informations dont vous avez besoin qui vous arrivent par les réseaux sociaux, les mails, les newsletters, ou en faisant des recherches sur internet et vous constatés que vous avez des signets dans vos boites mails, des notes épinglés dans LinkedIn, dans Facebook, dans Feedly etc… résultat quand vous cherchez un article récemment lu, vous perdez un temps fou à retrouver où il se trouve.
Réfléchissez alors à mettre en place une règle simple. Par exemple dans Facebook, créez des collections thématiques pour retrouvez plus facilement vos liens sauvegardés à lire, et une fois lu, si vous voulez les conserver, vous les enverrez dans Evernote ou OneNote.
Mais ne créez pas des usines à gaz. Faites simple pour commencer. GTD est une méthode vivante et vous ferez évoluer votre organisation au fur et à mesure de votre utilisation. Si vous créez quelque chose de trop complexe, cela va rapidement vous épuiser de le suivre au quotidien et dès que vous serez un peu sous pression, ou serez pressé, vous ne l’utiliserez plus. Alors faites simple pour commencer.
Mettez en place une boite en plastique ou en carton, dans un endroit précis,  pour y déposer tous les documents imprimés, à la maison ou au bureau. Informez les membres de votre famille et vos collègues, que tout document papier doit être déposé à cet endroit.
Mais surtout décrivez et écrivez votre organisation, dès le début, pour vous souvenir de ce que vous avez décidé. Il y a le risque de faire d’une façon un jour et de l’autre le lendemain.
Si vous voyagez beaucoup et avez une sorte de bureau mobile, réfléchissez aux outils qui pourraient être facilement mis en place pour votre bureau itinérant. Vous ferez sans doute la part belle aux applications sur votre smartphone, tablette ou ordinateur pour vous aider à avoir accès à toutes vos informations en temps réel, où que vous soyez.
Gardez en tête, que vous devez garantir une collecte exhaustive de tout ce qui arrive dans votre champ de réflexion et d’actions. Et n’omettez aucun des supports que vous utilisez. 
Comme expliqué lors de l’introduction à la méthode, il n’y a pas un guide du meilleur outil pour appliquer cette méthode. Le meilleur outil est celui que vous utiliserez assurément sur le long terme et qui ne vous demandera pas un effort trop important pour la mise en place et le réglage.
Voici quelques exemples personnels :
  • entrées mail perso : toutes les boites mails sont regroupées sur un boite globale, consultée une à 2 fois par jour. sur mon équipement électronique personnel
  • entrées mail pro : une seule boite mail, sur mon pc pro et mon téléphone pro.
  • entrées d’articles depuis LinkedIn ==> envoi dans Evernote
  • entrées d’articles Facebook ==> envoi dans Evernote ou bien dans une collection dans Facebook ( exemple recettes de cuisine)
  • entrées d’articles depuis Feedly ==> envoi dans Evernote
  • entrées de documents électroniques perso (factures, relevés bancaires etc) ==> stockage dans Google Drive
  • entrées de document papiers perso ( factures, relevés etc) ==> scan puis stockage dans Google Drive. Archivage du document papier s’il doit être conservé. 
  • entrées d’articles à acheter ==> outil Rappel de IOS, listes par catégorie (supermarché, Amazon, centre commercial etc)
  • entrées de tâches à faire perso ==> outil Rappel de IOS
  • entrées de tâches à faire pro ==> Asana
  • entrées de rendez vous perso ==> Calendrier perso
  • entrées de rendez vous / réunion pro ==> calendrier pro
Maintenant, une fois que toutes vos boîtes de réception sont identifiées, il ne vous reste plus qu’à capturer des informations dès qu’elles arrivent dans l’une de ces boîtes de réception. Il est extrêmement important que vous saisissiez ces éléments au fur et à mesure que vous les recevez ou bien pour les idées, quand elles vous viennent, et que vous les intégriez dans vos outils d’organsation afin que vous soyez libre « d’oublier » ces éléments et de vous concentrer sur le suivant.
Comme dans beaucoup de technique d’efficacité, il est nécessaire de se discipliner et d’accepter de « perdre » 5 secondes sur une capture, pour gagner beaucoup de temps par la suite.
J’expliquais récemment à un membre de mon équipe, comment je fonctionnais avec mon outil de gestion de tâches et de projets Asana. Je lui expliquais que je créais des tâches dans Asana, pour répondre à des demandes longues ( plus de 2 minutes), mais aussi que dans mon tableau de suivi, en mode Kanban, j’avais une colonne de suivi, dans laquelle je notais de faire un suivi sur des mails que j’avais envoyés et pour lesquels j’attendais une réponse.
Elle me demandait si ce n’était pas un peu lourd de tout noter de la sorte. Eh bien non, c’est beaucoup moins pénible de prendre 15 secondes pour créer une tâche de suivi, que de se rappeler inopinément dans 15 jours, en pleine nuit, que je n’ai pas eu de réponse, ou pire de me retrouver dans une réunion avec mon client et de devoir présenter de plates excuses par ce que je n’ai pas obtenu la réponse attendue (faute d’avoir suivi la réalisation d’une tâche), depuis plusieurs semaines. 
Il s’agit là d’une vraie discipline, et ne je vous cache pas que parfois, je suis tentée de zapper, en me disant, « c’est bon demain tu t’en souviendras », par pure flemmardise, fatigue etc. Mais là, mon cortex pré-frontal m’envoie un rappel pour que je le fasse de suite.
En ce qui me concerne, Asana et l’outil Rappel de IOS, sont mes 2 outils fétiches, car ils sont multi plateformes, et je n’ai vraiment pas d’excuse pour ne pas capturer tout ce qui arrive.
 
Ensuite, vous devez vous assurer de réserver du temps pour traiter ces boîtes de réception régulièrement. Tous les boîtes de réception ne doivent pas nécessairement être traitées quotidiennement. Déterminez combien de fois vous avez besoin de traiter vos propres boîtes de réception et combien de temps il vous en faut.
Par exemple, vous recevez du courrier postal tous les jours, que vous mettrez dans votre boite d’entrée, mais vous pourrez décider de ne traiter cette boite qu’une fois par semaine, le week end.
Ensuite, créer un bloc de temps dans votre calendrier pour traiter vos boites de réception. Il est important que vous ne laissiez pas les choses s’accumuler dans votre boîte de réception, car vous ne pourrez plus faire confiance à votre système et vous devrez à nouveau vivre comme un pompier. L’une des principales raisons pour lesquelles les gens laissent les choses s’empiler dans leur boîte de réception est qu’ils ne savent pas trop quoi en faire.
Dans un épisode précédent, je vous avais parlé de l’organisation de l’agenda et par la nécessité de créer des bloc de temps fixes, toujours au même moment si possible et sur l’année à venir, afin de ne pas déroger à la règle, que vos collègues sachent bien que ce n’est pas le bon moment pour vous coller une réunion et surtout pour en faire une habitude bien ancrée Vous pouvez vous reporter à l’épisode 55, de novembre 2016 où je traitais de l’organisation hebdomadaire, très largement basée sur la méthode GTD. 
Dans le prochain épisode nous allons vous expliquer l’intégralité de l’arbre de décision GTD afin que vous sachiez exactement comment traiter chaque boîte de réception de votre vie. Mais avant de continuer, assurez vous d’avoir des boites de réception définies, d’identifier chaque boîte de réception de votre vie et, deuxièmement, d’établir un plan pour déterminer quand et où vous allez traiter chacune d’elles.

Récapitulatif – Pourquoi capturer

 
Tout simplement, capturer vous permet de gagner en tranquillité d’esprit. Lorsqu’une pensée frappe votre cerveau, elle peut (et supprimera) toutes les autres pensées jusqu’à ce que vous agissiez. Vous pouvez agir immédiatement, l’écrire, espérer qu’il reviendra plus tard ou le perdre pour toujours. Si vous choisissez d’agir immédiatement sur une pensée, allez-y.  Espérer que cela revienne plus tard semble être une mauvaise idée .  Si vous l’écrivez (et vous pouvez être sûr que vous y reviendrez), vous libérez votre esprit pour vous concentrer sur la tâche ou la personne devant vous. 

Quand collecter ?

Notez les choses quand elles viennent à vous. Cela signifie que vous devez avoir un moyen de le faire en tout temps. C’est frustrant d’avoir une idée qui vous vient à l’esprit et vous ne trouverez nulle part un stylo et du papier. Prévoyez donc soit un petit carnet que vous emportez partout avec vous, soit une application sur votre Smartphone sur laquelle noter tout ce qui vous vient à l’esprit, quand cela se produit. Force est de constater qu’il faut parfois plusieurs outils, car on ne peut pas toujours écrire ou noter sur une application. 
En phase de mise en place on va récupérer tout se qui « traine » pour le traiter ensuite, une bonne fois pour toute.

Que se passe-t-il après? 

Maintenant que vous avez empilé des éléments dans votre boîte de réception, vous devez en faire quelque chose. Sinon, il va rester sur votre bureau et mourir par manque d’attention. Vous devez y revenir et clarifier ce que vous allez faire à ce sujet.
Ce sera l’objet du prochain épisode.

Introduction à GTD

GTD intro

Pourquoi pensons-nous que nous pouvons gérer nos vies avec uniquement notre mémoire? Il n’est pas rare que nous ayons oublié une chose importante, et que tout à coup cela nous revienne à l’esprit en plein milieu de la nuit, ou bien le soir au moment de nous endormir.  C’est à croire que notre cerveau attend que nous soyons au lit pour nous remémorer les choses que nous avons oubliées de faire, ou bien les choses que nous devons faire dans les prochains jours.

Nous avons des tas de «choses» que nous essayons de garder en tête. Que ce soit des informations sur des projets professionnels, des tâches domestiques, des choses à communiquer à quelqu’un, les piles de la télécommande à changer, un gâteau à préparer pour l’école, nous avons une longue liste de choses à faire en permanence dans notre esprit.

Et en plus, la technologie de notre monde, tente sans arrêt de nous prendre notre attention, par les applications, les réseaux sociaux, les notifications, qui se battent tous pour attirer notre attention, prendre notre temps et nous gaver d’informations dans tous les sens, plus ou moins pertinentes. Mais en attendant, nous avons des choses à faire dans la vraie vie et sans un système de gestion de nos tâches pertinent et fiable, nous courons au chaos, au burn out, au joyeux bazar dans votre vie.

Dans le monde du travail, nous pouvons être parfois envahis par un sentiment de confusion, de manque de contrôle et avoir le sentiment de passer de tâches en tâches, sans réelle vision, ou bien d’être sans cesse en train d’éteindre des incendies, que nous avons parfois nous-mêmes créés par ce que nous avons manqué une information, sommes en retard pour la remise d’un dossier important ou avons oublié une chose importante.

Nous pouvons être aussi parfois dans une grande confusion quant à ce que nous avons à faire, et ne pas nous atteler à ce qui est réellement important mais à faire des choses annexes. Nous faisons alors de choix aléatoires dans les tâches qui nous tombent dessus, et il faudra alors s’attendre à avoir des résultats aléatoires.

C’est dans ce contexte qu’intervient la méthode GTDTM, Getting Things DoneTM de David Allen, consultant et spécialiste de la productivité. Ce n’est pas une méthode nouvelle, puisque la première version de son livre qui présente la méthode date de 2001. ( En Français : « S’organiser pour réussir », méthode de base révisée en 2015 ) – ci dessous le lien affilié Amazon, mais vous pouvez aussi le commander chez votre libraire de quartier.

Cette méthode, que je qualifierai de socle pour l’efficacité personnelle et professionnelle, nous allons la découvrir ensemble, pas à pas, dans une nouvelle série, dont l’épisode du jour est l’introduction. Vous vous rendrez compte que de nombreux épisodes précédents de ce podcast sont connectés à la méthode GTDTM.

C’est un système développé par David Allen dans le livre « Getting Things Done » avec le sous-titre «L’art de la productivité sans stress». La méthode fournit un cadre, avec 5 étapes  que je vais brièvement détailler. Les prochains épisodes reprendront les étapes une à une, avec les conseils pour la mise en place de chaque étape.

Les Avantages de GTD – Vision personnelle

Ce que j’aime dans cette méthode, c’est d’une part qu’elle s’adapte absolument à tout le monde. Que vous soyez un professionnel, un indépendant, une maman au foyer, un retraité, une étudiante, un collégien, bref absolument tout le monde peut l’utiliser et, si on respecte les étapes, cela fonctionne pour tout le monde, car c’est adaptable à la façon dont nous fonctionnons.

En plus cette méthode peut être utilisée, que nous soyons en mode tout papier, ou tout digital ou bien un mix des 2. Ce qui veut dire que nous n’avons pas besoin de nous obliger à utiliser un outil particulier,  ou une une application. La méthode GTDTM s’installe dans notre système actuel. 

L’auteur, David Allen, propose sur son site, des guides d’installation de la méthode, pour les « tout papier », pour Outlook, Evernote, Onenote, Google  suite, Wunderlist et j’en passe. (en français mais bibliothèque très limitée https://www.gtdfrance.com/fournitures-gtd/, en anglais pour tous les supports https://store.gettingthingsdone.com/setup-guides-s/107.htm) Et ça, je trouve que c’est un vrai avantage. En mettant en place une méthode nouvelle, dans un environnement que nous connaissons et que nous maîtrisons déjà, nous avons beaucoup plus de chances de conserver cette méthode sur le long terme, de l’ajuster aisément à notre mode personnel de fonctionnement et d’en tirer le meilleur parti.

Enfin, cette méthode est applicable dans tous les domaines de notre vie, qu’ils soient professionnels ou personnels. Et avoir un seul process est aussi un grand avantage. Même si les outils que nous utilisons peuvent être différents entre nos deux vies, le fond, les étapes, sont les mêmes. Pas besoin, là encore de faire une gymnastique d’esprit complexe.

Le but de GTD – libérer notre esprit


La méthode GTD nous aide à mettre dans l’ordre dans notre cerveau, à éviter que notre amygdale, toujours en activité, très réactive, qui ne vit que dans le moment présent, qui adore les notifications qui sonnent et attirent notre attention, et grande fan du multitasking et des tâches sans grand intérêt, ne gouverne notre façon de fonctionner. Et donc que notre cortex pré-  frontal, qui lui est réfléchi, analytique, proactif et créatif, puisse s’exprimer en toute liberté et nous permette de faire avancer nos projets.

L’objectif principal de GTD est de libérer notre esprit. Comme le dit volontiers David Allen, «votre esprit est fait pour avoir des idées, pas pour les retenir. » Si nous enregistrons nos idées dans un système d’organisation en lequel nous avons confiance, nous pouvons nous concentrer sur la tâche à accomplir ou sur la personne devant laquelle nous nous trouvons plutôt que de chercher à nous rappeler de ce que nous devons faire ensuite. C’est une façon de nous ramener au présent car nous ne nous soucions pas de tout ce que nous devons faire plus tard.

Si vous jetez un rocher dans un étang calme, vous voyez une éclaboussure puis des ondulations commencent à se former. L’eau réagit aux forces qui l’entourent à ce moment-là, puis revient lentement à son état d’origine. GTD est un moyen de donner à notre esprit cette capacité. Mettre des choses en dehors  de notre esprit et dans un système fiable nous permet de réagir aux nouvelles choses qui nous arrivent et de revenir ensuite à notre état initial.

C’est ce que David Allen appelle être PRET. Être prêt pour tout ce qui nous arrive et pouvoir être concentrés sur le moment présent et sur ce que nous avons à faire, pouvoir aussi être dérangés de cet état si besoin et pouvoir revenir naturellement à ce que nous étions en train de faire.

C’est un moyen efficace de gérer la complexité de nos existences, en évitant d’être en permanence dans un mode de réaction, chère à notre amygdale mais qui nous conduit à nous sentir dépassés et absolument pas maître de ce qui nous tombe dessus. Avec cette méthode nous allons pouvoir créer un inventaire clair, précis et complet de tous nos engagements, de façon efficace et gérable et être certains d’accorder l’attention nécessaire à la réalisation de nos différents projets et engagements, au bon moment. Avec un esprit apaisé,  nous aurons alors plus de disponibilité pour réfléchir, être créatif et générer de nouvelles idées.

GTD ne dicte pas les outils à utiliser. C’est un cadre que nous appliquerons avec les outils de notre choix.

De prime abord, GTD peut être un peu intimidant au démarrage. Le livre est assez long et, franchement, pas forcément très plaisant à lire.

Vue d’ensemble de la méthode GTD


Le système GTD est construit autour du concept selon lequel nous avons de nombreuses «entrées» différentes. Ce sont des choses qui entrent dans notre champ de réflexion et nous devons décider quoi faire avec. Il peut s’agir d’un numéro de téléphone à se rappeler, de réunions auxquelles nous devons assister ou de courses à faire. Le problème est que la plupart des gens ne font rien avec ces pensées quand ils les ont et les remettent simplement à plus tard (par exemple, lire un email qui demande une action mais le laisser dans votre boîte de réception et espérant se souvenir de le traiter plus tard).

En omettant de mettre les choses à leur place (calendrier, liste de tâches, etc.), nous risquons rapidement de devenir stressés en essayant de tout mémoriser et en nous inquiétant continuellement de ce que nous avons oublié. Cela conduit à ce que David Allen appelle le « mode scanner d’urgences», qui consiste en un état de balayage continu de l’horizon à la recherche du prochain incendie à éteindre. Inutile de dire que ce n’est pas une façon d’être productif.

Idéalement, nous souhaitons collecter tout ce que nous devons faire / référencer dans un système fiable afin de pouvoir le gérer ultérieurement, à nos conditions. Notre cerveau sert à avoir des idées, pas à les stocker, et quand nous avons un système fiable pour tout conserver, cela allège le fardeau d’essayer de tout mémoriser. En agissant de la sorte, nous permettons à notre cerveau d’avoir plein de bonnes idées, car il pourra fonctionner à plein régime. David Allen appelle cet état naturel efficace «l’esprit comme l’eau».
«L’esprit comme l’eau» fait référence à un état naturel  où notre cerveau est prêt à tout et réagit de manière appropriée.

Il y a 5 étapes dans GTD qui seront revues en détail dans les prochains épisodes, mais voici un bref aperçu:
1. Capturer – Quand une pensée ou une action vous vient à l’esprit pour laquelle vous avez besoin (ou souhaitez) de faire quelque chose, saisissez-la immédiatement.
2. Clarifier – Passez en revue les «éléments» que vous avez rassemblés à la première étape et donnez-leur un sens.
3. Organiser –  Prenez vos éléments définis et insérez-les dans des listes pour une utilisation ultérieure.
4. Réfléchir – Parcourez vos listes pour effectuer un premier niveau de nettoyage et décider de la suite.
5. Engager – Faites-le. Maintenant que vous avez tout en place, faites quelque chose.

Par ailleurs c’est aussi un outil de planification, qui se décompose selon 6 horizons, nous reviendrons sur ce point au cours de la série.

# 1 : Capturer

La première étape consiste à capturer ou à recueillir ce qui retient notre attention. Sans capture de ce qui a attiré notre attention, le reste de ce système ne fonctionne pas. Vous avez déjà eu une bonne idée mais vous étiez trop occupé pour l’écrire et ensuite vous l’oubliez complètement plus tard? C’est parce que votre cerveau sert à avoir des idées, pas à les stocker. Le principe central du système GTD est de tout enregistrer et de le mettre dans un outil fiable afin d’être en mesure de prendre les décisions appropriées quant à la marche à suivre.

Si nous ne capturons pas les choses qui retiennent notre attention, nous pouvons très facilement rester bloqué dans cette analyse d’urgence,  comme mode par défaut. Nous devons collecter tout ce qui attire notre attention sur une boîte de réception, un bloc-notes ou une application pour nous assurer que tout est bien pris en compte.

Il est fort probable que vous disposiez de plusieurs boîtes de réception de ce type dans votre vie. Il est donc important de toutes les identifier pour pouvoir les traiter de manière routinière et vous assurer que rien ne passe inaperçu. Par exemple, vous pouvez avoir un bac à papier, une boîte de réception électronique. Vous pouvez capturer des pensées ou des notes aléatoires dans une application de notes, des enregistrements audio, des post it etc…  

Et si vous n’avez jamais pris le temps d’identifier les boîtes de réception existantes dans votre vie, c’est la première étape cruciale. Vous ne pouvez pas traiter vos boîtes de réception régulièrement si vous ne savez pas qu’elles doivent être traitées.

# 2: Clarifier

La deuxième étape consiste à clarifier, ou identifier ce que tout signifie. Une fois que nous avons tout rassemblé dans notre boîte de réception, nous pouvons alors commencer à tout traiter et à prendre des décisions quant à l’utilisation de toutes ces entrées. Maintenant, c’est la partie la plus facile, car une fois que nous avons tout collecté et que nous avons un plan en place pour traiter toutes ces informations, il ne faut que quelques secondes pour décider dans quel emplacement les « ranger » dans l’outil.

Nous parlerons de  l’arbre de décision GTD complet dans l’épisode détaillant cette étape, et nous verrons le processus exact pour tout identifier et pour placer les éléments dans les « contenants » appropriés afin que nous sachions toujours exactement où se trouve une chose lorsque nous en avons besoin.

Mais pour le moment, sachez que vous devez le faire régulièrement. Vous ne pouvez pas simplement laisser vos boîtes de réception s’empiler. Si vous les laissez s’accumuler, il devient de plus en plus difficile de vous motiver à les traiter. Par exemple, si vous savez que vous devez traiter votre boîte de réception, est-il plus facile de le faire lorsque vous avez 50 messages ou 5 000 ? Plus la tâche est grande, plus la tendance à procrastiner est grande. En traitant régulièrement les boîtes de réception, nous pouvons éviter un tel arriéré et éliminer cette source potentielle de frictions de notre système, ce qui augmente la probabilité que nous nous y tenions.

# 3: Organiser – Mettez-le là où il se doit.

Une fois que les entrées sont identifiées et clarifiées   il s’agit de les mettre dans un endroit approprié. Par exemple, s’il s’agit d’une action, elle ira dans votre système de gestion des tâches, qu’il soit sous format papier dans un bullet journal par exemple, un fichier Excel, ou une application spécifique comme  OmniFocus, ToDoist, Things, Asana, MS project, Wunderlist etc .

Si ce n’est pas une action mais que c’est le matériel de référence dont nous pourrions avoir besoin plus tard, nous le rangerons quelque part où nous pourrons le retrouver facilement facilement, dans One Note, Evernote, une boite archive etc … Si c’est un RDV, comme une réunion ou un rendez-vous médical, le calendrier sera parfait. Si ce n’est pas important, la corbeille sera sans doute la meilleure option.

C’est également là que l’idée de contextes entre en jeu. Un contexte est fondamentalement juste un outil, une chose, un lieu ou une personne dont on a besoin pour faire quelque chose. Par exemple, une liste d’appels téléphoniques à passer serait regroupée dans le contexte «téléphone» ou une liste d’articles d’épicerie dans le contexte «épicerie».

Si vous devez en discuter avec un membre de votre équipe, vous pouvez définir un contexte pour cette personne ou un contexte de «bureau» pour les tâches à exécuter uniquement lorsque vous arrivez au bureau. Si vous voulez prendre en compte votre formé vous pourriez même avoir des contextes basés sur les niveaux d’énergie. Vous pourriez avoir un contexte de basse énergie avec des «victoires faciles», un contexte de haute énergie pour quand vous êtes vraiment motivé pour être productif. Personnellement j’ai une liste de choses que je peux faire quand je suis dans le train en déplacement par exemple. Mais nous reviendrons sur tout cela.

# 4: Réfléchir – Révisez fréquemment.

Il s’agit là de la revue hebdomadaire, dont nous avons parlé dans un autre épisode. Et c’est souvent par un manque de régularité de cette revue, que tout le système s’effondre. . En omettant de revoir  régulièrement l’ensemble du système, on laisse les choses s’accumuler et il devient de plus en plus difficile de suivre le rythme. GTD n’est pas une méthode que l’on configure une fois pour toute et qui tourne seul en tâche de fond sans que nous n’ayons plus rien faire. Cependant, pour ce qui est de la productivité, il faut revoir régulièrement les informations contenues dans le système.

Les informations sont vivantes, elles évoluent, les contextes changent aussi, il faut donc régulièrement les revoir, les nettoyer, les mettre à jour pour que tout puisse fonctionner correctement. Par contre une fois que les différentes étapes de cette méthodes sont devenues familières, elles sont tellement naturellement intégrées dans notre système de pensée et de gestion quotidienne, qu’on n’y pense même plus en le faisant.  Une revue hebdomadaire à minima est donc nécessaire.

# 5: Engager – Faites -le.

Cette procédure semble simple, SI le système est correctement configuré. Si vous maîtrisez vos tâches et savez ce que vous devez faire chaque jour, il est facile de simplement afficher votre liste et d’exécuter le plan. Les personnes les plus productives sont celles qui, soit la veille au soir, soit à la première heure de la matinée, dressent leur liste de tâches et identifient les principales tâches à accomplir, puis passent le reste de la journée à l’exécution du plan. Cela ne fonctionne que si vous avez suivi les 4 premières étapes et que vous pouvez vraiment être sûr que tout ce que vous devez faire est sur vos listes et dans les « conteneurs » appropriés.

A quoi vont nous servir ces 5 étapes ?

Voici l’idée de base avec quelques exemples :
Tout au long de votre journée, vous êtes constamment bombardé d’informations, telles que des choses que vous devez faire, des courses que vous devez faire, des noms et des numéros de téléphone, etc. Toutes ces choses cherchent constamment à attirer votre attention dans votre boîte de réception. Lorsque de telles informations vous parviennent, la première question que vous devez vous poser est la suivante:

« Quelle est cette information? »

Une fois que vous décidez ce que c’est, vous pouvez alors répondre à la question «est-ce que c’est actionnable? Si ce n’est pas une action, il peut aller à l’un des 3 endroits suivants.

Tout d’abord, il pourrait aller à la poubelle. Une quantité étonnamment élevée d’informations auxquelles nous essayons de nous raccrocher vont en fait à la poubelle. Beaucoup de gens ont tendance à être des collectionneurs numériques, mais la réalité est que vous n’avez pas besoin de tout ça. N’ayez pas peur de supprimer les éléments que vous ne jugez pas importants. Si vous décidez que c’est vraiment important, vous pouvez le placer soit dans un dossier « peut-être un jour » (s’il est important de le revoir ultérieurement), soit dans un fichier de référence afin que vous puissiez accéder facilement aux informations lorsque vous en avez réellement besoin. .

Si les informations sont exploitables, vous devez vous demander «quelle est la prochaine action?». Si vous ne pouvez pas terminer l’activité en une seule étape, il ne s’agit en réalité pas d’une action, mais d’un projet qui nécessite une planification plus poussée. Un projet est tout ce qui contient plusieurs étapes pour le compléter. Il est fort probable que plusieurs projets soient actifs en même temps.

Par conséquent, en plus de la phase de planification initiale du projet, il est également très important que vous examiniez régulièrement le projet pour voir si des étapes supplémentaires sont nécessaires pour le mener à bien.

Si l’information n’est pas un projet et que vous pouvez réellement la terminer en une étape, la prochaine question que vous devez vous poser est la suivante: «Cela prendra-t-il moins de deux minutes?». Si l’activité prend moins de deux minutes, faites là immédiatement – il faudra probablement plus de temps et d’efforts pour décider d’un plan de suivi que pour terminer l’activité.

Si cela prend plus de deux minutes, vous pouvez effectuer l’une des opérations suivantes: tout d’abord, vous pouvez la déléguer à quelqu’un d’autre, auquel cas vous devez vous assurer qu’il se trouve sur une liste d’attente, de suivi . Assurez-vous de ne pas tout simplement la laisser de côté et l’oublier, surtout si vous êtes l’ultime responsable de la réalisation de l’activité.

Il faudra effectuer un suivi pour contrôler la réalisation de la tâche. Deuxièmement, vous pouvez la reporter. Lorsque vous différez une tâche, vous la dirigez vers l’avenir pour l’une des deux raisons suivantes: soit vous devez terminer la tâche à un moment précis, soit vous avez besoin d’une chose supplémentaire avant de pouvoir exécuter cette tâche.

Si vous différez la tâche parce qu’elle est basée sur le temps (comme une réunion), mettez là dans votre calendrier. Si elle n’est pas basée sur le temps et que vous attendez que quelque chose soit terminé avant de pouvoir accomplir à cette tâche, assurez-vous qu’elle se trouvent sur votre liste «actions en attente ». Un gestionnaire de tâches est idéal pour cela, car vous pouvez avoir des projets séquentiels dans lesquels les tâches sont marquées comme indisponibles jusqu’à la fin de la tâche précédente.

Les outils


Le secret du bon fonctionnement de GTD (ou de toute méthodologie de gestion de tâches) est de vous assurer que vous pouvez faire confiance à votre système. Un aspect de cela consiste à savoir quelles applications vous allez utiliser et quel rôle elles vont remplir.

Lors de la revue en détail des étapes de la méthode GTD, nous aborderons leur mise en place et les outils que vous pouvez utiliser, sachant que les meilleurs outils seront ceux que vous avez l’habitude d’utiliser. Et si à ce jour vous n’utilisez rien de bien précis, un de vos exercice sera de définir quels outils vous conviennent le mieux et s’intègrent le plus simplement dans votre façon de fonctionner, plus analogue ou digital.

Dans le prochain épisode nous verrons en détail la première étape de la méthode, la capture ou collecte des entrées dans notre vie quotidienne.

Le Syndrome de l’Imposteur – PVY107

syndrome de l'imposteur

Il y a de fortes chances que vous ayez entendu parler du syndrome de l’imposteur, et même que vous en souffriez parfois, surtout si vous êtes une femme. 

Qu’est ce que le syndrome de l’imposteur ?

C’est un malaise, un doute que l’on ressent parfois, qui nous donne le sentiment de ne pas être à notre place, de faire des choses pour lesquelles nous ne nous sentons pas suffisamment qualifiés, et que d’autres feraient certainement mieux que nous. Cela peut être tellement puissant, que cela nous paralyse totalement dans nos actions. C’est particulièrement présent dans le monde professionnel. 

On se demande « mais qu’est ce que je fais là ? Est ce que je fais bien, est ce que mon collègue Dupont ne serait pas plus apte que moi à le faire ? « 

Dans les cas extrêmes, nous pouvons même avoir le sentiment de vivre frauduleusement, comme si tout n’était qu’une mascarade et qu’ un jour quelqu’un allait nous prendre en défaut et découvrir la vérité. 

Même s’il y a dans le monde professionnel de véritables « escrocs » qui n’ont vraiment rien à faire là et qui font semblant, (et qui en passant eux ne souffrent généralement pas de ce mal), ce malaise est dans la tête. C’est notre petit singe, sur notre épaule qui nous raconte des histoires qui ne sont que des histoires. 

Mon expérience du syndrome de l’Imposteur

J’ai personnellement souffert à de multiple reprises de ce syndrome et je vais vous donner quelques exemples personnels.

La toute première fois que cela c’est produit, j’étais en début de carrière. A cette époque, il y avait très très peu de femmes dans mon secteur d’activité et encore moins de femmes très jeunes. J’avais 26 ou 27 ans, j’avais déjà de lourdes responsabilités professionnelles. J’accompagnais mon patron, fondateur de l’entreprise en visite chez des clients et nous étions à un diner, dans un restaurant ultra chic, et c’était la première fois que je rentrais dans un établissement d’un tel standing.

Moi, issue d’un milieu très modeste, je me suis sentie très impressionnée à voir toutes les femmes sur leur 31 et moi qui était correctement habillée, mais avec simplicité et surtout pas le même budget. Lors de ce diner, plusieurs PDG, clients ou prospects de mon entreprise nous rejoignaient. Des messieurs proches de la soixantaine, professionnels aguerris. Les discussions allaient bon train, mais en ce qui me concernait, j’avais du mal à participer aux conversations. Tant que nous étions sur un terrain 100% professionnel, ça allait, mais rapidement les discussions dérivèrent vers les vacances aux Maldives de l’un, la croisière sur le yatch privé de l’autre et j’en passe.

Et forcément on me questionnait sur mes voyages (très limités et bons marchés à cette époque là), et est ce que je jouais au golf, etc. … et là, c’était horriblement inconfortable. Je ne me sentais pas du tout à ma place, pas dans mon milieu, avec aucun repère familier. Ce diner fut un véritable cauchemar pour moi. Je n’avais qu’une envie c’était de regagner ma chambre au plus vite.

Un autre exemple, quelques temps plus tard, toujours dans la même entreprise. J’avais créé de toute pièce un département entier, qui grossissait et là je venais de décrocher un énorme contrat, qui nécessitait des investissements très très importants pour la petite société dans laquelle j’étais. Et là, une sorte de panique m’a prise. Je me suis mis à cogiter, en doutant des calculs que j’avais fait, alors que je faisais régulièrement les mêmes mais sur des budgets moins importants.

Je me disais que je m’étais peut-être trompée quelque part, que si j’avais fait des erreurs cela aurait des répercutions catastrophiques sur mon service, mais aussi sur toute l’entreprise, et pourrait même causer notre perte. Il m’a fallu plusieurs jours avant de me calmer et de faire taire cette petite voix. Au final, tout s’est très bien passé et du coup j’ai pu signer d’autres contrats et de bien plus gros et je continue à le faire, sans que mon petit singe ne se manifeste.

Ou plutôt, dès qu’il dit un mot, je lui cloue le bec. Comment je fais ? Je me remémore des situations similaires où tout s’est très bien passé. Et je me dis, « tu as réussi à ce moment là, ne doute pas, tu as fait ce qu’il fallait, avec le même sérieux que d’habitude, il n’y a aucune raison que cette fois, cela se passe mal ». Et hop, le singe remballe sa boite à histoires. 

Sortir de sa zone de confort

Le syndrome de l’imposteur a tendance à se manifester lorsque nous sortons de notre zone de confort, par exemple lorsque l’on se voit confier un projet très important et même si on a bataillé dur pour l’obtenir ou bien lorsque l’on est en transition vers un nouveau poste par exemple, ou pour les plus jeunes au moment d’entrer dans la vie active.

Belinda Cannone le souligne dans un essai intitulé Le Sentiment d’imposture (Calmann-Lévy, 2005) : « Pour se sentir imposteur, il faut être dans la place… Le sentiment d’imposture ne vient qu’à ceux qui réussissent. »

Alors oui, si nous sommes sortis de notre zone de confort, cela veut dire que l’on avance en terrain partiellement inconnu. Donc on n’a pas encore l’expérience de toute cette nouveauté. Mais ce que l’on sait, ce que l’on a acquis est toujours là. Et cela montre aussi, que nous avons le souci de bien faire (attention toutefois au perfectionnisme, grand responsable du syndrome de l’imposteur) et que nous voulons ce qu’il y a de mieux pour nos clients, notre patron, nos employés etc. 

Mais réfléchissons un peu. Il y a peu de chances que vous soyez à votre poste par le résultat d’un hasard heureux. Vos compétences sont connues et reconnues, et c’est pour cela que vous êtes là. Il y a donc des éléments tangibles en votre faveur. Si vous avez toujours des clients, c’est bien parce qu’ils apprécient votre travail, et même si vous allez ensemble dans une zone nouvelle, qui vous fait sortir de votre zone de confort, ils sont confiants que vous saurez trouver les ressources pour y parvenir. 

Que ce soit votre patron ou vos clients, ils vous ont choisi pour une véritable valeur que vous avez démontrée auparavant et qu’ils sont confiants pour l’avenir.

Le manque de clarté

Un autre facteur déclenchant, c’est le manque de clarté. Par exemple on vous propose un nouveau poste, avec assez peu de détails, ou bien juste de grandes généralités, c’est un peu flou. Du coup, le singe se met en marche et imagine le pire sur cette nouvelle fonction, en terme de délivrables, d’exigences etc.

Vous ferez taire le singe, en demandant des précisions, un descriptif précis, qui vous permettra de d’ identifier les domaines où vous serez déjà dans votre zone d’expertise et de connaissance, et ceux sur lesquels vous aurez à vous former ou bien à trouver des ressources pour compléter vos compétences. En découpant ainsi le sujet, vous allez calmer le singe. Un peu comme un projet qui nous parait énorme et complexe, jusqu’à ce qu’on le clarifie et le découpe en petites tâches tout à fait réalisables. 

Autre tactique, imaginez que l’on propose ce nouveau job à l’un de vos collègues. Est ce que vous ne seriez pas un peu « jaloux » et ne souhaiteriez pas secrètement qu’il vous soit confié ? Si oui, eh bien, ça tombe bien, on vient que vous le confier. Alors go !

Passer à l’action

Si vous attendez que la peur s’estompe pour passer à l’action, vous risquez de laisser passer bon nombre d’opportunités. 

« L’amateur croit qu’il doit tout d’abord vaincre sa peur et ensuite faire son travail. Le professionnel, sait que la peur ne peut pas être vaincue » Stefen Pressfield – écrivain Américain

C’est la peur qui cause ce syndrome de l’imposteur. En tant que professionnel, vous savez que le meilleur moyen de la faire taire, c’est de passer à l’action. Une fois bien en mouvement, vous n’entendrez plus votre petite voix, trop occuper à faire ce qu’il faut pour réussir. 

Comme nous en avons déjà discuté, sortir de la zone de confort nous fait progresser. Donc potentiellement à chaque pas vers l’inconnu, la petite voix s’enclenche. Si vous commencez à l’entendre, clouez le bec en vous disant que c’est le prix de votre progression, et absolument pas le signe que vous n’êtes pas à la hauteur.

Au contraire, c’est que vous êtes sur la bonne voie pour faire de grandes choses.

Le Syndrome de l’Imposteur et les Femmes

Je parlais tout à l’heure de ce syndrome et des femmes. En effet ce syndrome est particulièrement présent chez les femmes dirigeantes. On peut le détecter par des petites phrases. Ainsi, si votre patron vous félicite de votre bon travail et vous que répondez « je n’y suis pour rien c’est mon équipe qui a tout fait » ou bien « j’ai juste eu de la chance » il se pourrait bien que vous soyez vous aussi victime de ce syndrome. 

Les femmes ont tendance à douter de leur légitimité, plus que les hommes. Surtout en phase de changement, avec une sortie de la zone de confort. 

Pourquoi plus les femmes ? 

Cela semble lié à un sentiment de culpabilité que peuvent développer certaines femmes en acceptant un nouveau challenge, sentiment nourrit par l’éducation et par la force de l’image de ce que doit être une bonne mère, une bonne épouse et les clichés qui vont avec. Les femmes ont plus souvent peur qu’un nouveau challenge fragilise toute leur vie, professionnelle et personnelle, affecte la vie de famille, l’éducation de leurs enfants etc. Et la peur s’installe de ne pas y arriver au travail, mais aussi à la maison. 

L’American Psychological Association a publié un article, «Feel Like a Fraud?»,  qui mentionne l’étude des années 1970 dans laquelle deux psychologues, Suzanne Imes, Ph.D., et Pauline Rose Clance, Ph.D., ont identifié pour la première fois le syndrome de l’imposteur. Elles ont constaté que cela se produit chez les plus performants qui sont incapables d’intérioriser ou d’accepter leur succès. Les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur ont tendance à attribuer leurs réalisations à la chance et vivent dans la peur constante d’être démasquées en tant que fraudes ; c’est une forme de doute de soi.

Dans l’étude intitulée «Le phénomène des imposteurs chez les femmes les plus performantes: dynamique et intervention thérapeutique», dans laquelle les psychologues Clance et Imes ont identifié et décrit le syndrome de l’imposteur, elles ont constaté que les femmes avaient tendance à attribuer leurs succès à des causes extérieures, telle que la chance ;  tandis que les hommes associaient leur succès à leurs propres capacités. Les hommes ont tendance à être propriétaires de leur succès, alors que les femmes sont plus susceptibles de projeter la cause vers l’extérieur ou vers une qualité interne temporaire, par exemple en travaillant dur pour obtenir le résultat attendu.

Cela touche aussi les hommes, mais différemment et plutôt des hommes autodidactes qui ont réussi à la force du poignet.

Il s’ensuit dans les 2 cas une forte peur de l’échec, l’autodénigrement, des heures incalculables passées au bureau et un rejet des feedbacks positifs. 

Le perfectionnisme

Les perfectionnistes ont aussi une forte tendance à ressentir ce syndrome, ce qui les conduit dans une sorte de spirale infernale, où ils passent plus d’heures au travail pour tenter d’atteindre la perfection, tellement ils ont peur que quelqu’un les « démasque ». Il s’ensuit qu’ils ont tendance à passer moins de temps avec leurs collègues, moins de temps à participer à des activités qui ne sont pas à 100 % en rapport avec leur job. Et aussi, une forte atteinte à notre efficacité. En effet, nous savons qu’en tentant de faire des choses parfaitement, cela développe une tendance à la procrastination et donc une perte de notre efficacité.

En sortir

Pour se sortir du cercle vicieux, il est nécessaire de :

  • Travailler sur ses croyances personnelles, 
  • Faire le point sur ce qui a été accompli jusque là dans sa carrière, et en reconnaissant et acceptant nos succès
  • Se faire accompagner par un coach par exemple ou un mentor,
  • Travailler sur sa propre image, en se rendant compte que l’on a tous de la valeur, indépendamment des actions faites, des échecs ou des réussites. 

Je vous invite à lire un article récent de Capital, en lien dans les notes de ce podcast, qui décrit des techniques et des études sur ce sujet. https://www.capital.fr/votre-carriere/salariees-debarrassez-vous-du-complexe-de-limposteur-1303093

autres ressources : 

http://www.hbrfrance.fr/magazine/2016/03/10066-le-syndrome-de-limposteur/

https://www.capital.fr/votre-carriere/ces-jeunes-brillants-persuades-detre-des-imposteurs-1255194

Quand tout part à vau l’eau – PVY106

Le sujet du jour, est souvent douloureux à vivre mais nous le rencontrons tous. Quand tout part de travers, part à vau l’eau, quand tout semble hors de contrôle, que devons nous faire ? Comment réagir et surtout comment revenir sur les rails.
Cela nous arrive à tous à différents moments de notre vie, où nous avons une idée claire et précise de la direction que nous suivons et de la voie à suivre, mais il se passe quelque chose, et hop, on se retrouve en hors piste total, tout se barre en c… ( passez moi ce petit écart de langague). 
Lorsque nous nous rendons compte que tout nos plans sont à terre, il est important de prendre un pause et de nous demander d’où provient cette situation.
Pour moi, il y a 2 raisons majeures.
Il y a l’événement extérieur, imprévisible, ou prévisible mais contre lequel on ne peut pas faire grand chose en préventif. Un accident, une maladie, un deuil, un licenciement, une catastrophe naturelle, un divorce, un changement majeur dans notre vie qui, par sa soudaineté et le fait que nous ne sommes que rarement acteur, nous subissons la situation et tous nos autres plans personnels, nos objectifs, nos projets en sont affectés.
L’autre raison majeure, est interne. Nous constatons un résultat catastrophique dans nos objectifs personnels ou professionnels, nos projets ont échoués. En nous questionnant avec honnêteté sur les raisons, nous constatons que le résultat vient d’une lente mais sure dérive de nos actions. Nous avions un ou plusieurs objectifs, avec une liste d’actions, un plan d’actions et puis nous nous sommes laissés détourner de nos objectifs, nous avons délaissé nos routines et le résultat escompté n’est pas au rendez vous.
Un exemple  un peu extrême mais parlant :
Je décide de faire des économies tous les mois pour acheter un bien immobilier. Je mets en place un plan d’actions pour faire des économies et je vise d’avoir économisé 1000 euros à la fin de l’année.
A la fin de l’année, mon compte épargne affiche 0, mais si je regarde mon relevé bancaire, je vois que tout se passais bien jusqu’en septembre et puis en décembre , je suis à 0. 
Cas 1 : un conducteur négligeant a embouti ma vieille voiture assurée au tiers, le montant des réparations étaient élevées et pas intégralement couvert par mon assurance. Ne souhaitant pas racheter une voiture neuve, j’ai dû prendre dans les économies pour assurer sa remise en marche.
Cas 2 : j’ai découvert une nouvelle série sur Netflix et j’ai 5 saisons à rattraper. J’y passe toutes mes soirées et mes week end. Du coup, je ne prends pas le temps de préparer mes repas pour la semaine, ni mes lunch box. Résultat, je mange tous les midis au restaurant ou j’achète des sandwichs hors de prix et le soir, je me fais souvent livrer un repas. En 3 mois, j’ai grignoté mes économies et je n’ai rien épargné.
C’est assez caricatural, je vous l’accorde. Le principe est d’analyser la situation, le ou les faits générateurs et d’adapter notre réponse. Mais attention, l’honnêteté est de mise. Il s’agit de ne pas se trouver des excuses, mais de trouver des événements réels, qu’ils soient ou non en notre « faveur ».

Notre réaction face aux événements extérieurs

Prenons le premier cas, l’événement extérieur, imprévisible qui met tout nos plans à terre.
J’ai récemment écouté un podcast qui faisait un parallèle entre cette situation inattendue et un film. Vous allez au cinéma voir un film, par exemple un film romantique. Vous vous installez, le film commence . Vous commencez à collecter des informations, sur les personnages, les bases de l’histoire, le fil conducteur du film. À chaque image, vous intégrez inconsciemment de nouvelles informations sur le script existant. Et plus le récit est développé, plus vous avez de chances d’interpréter les nouvelles informations pour les rendre cohérentes avec les événements passés, avec les événements qui se sont produits depuis le début. Par exemple, un événement positif peut être interprété comme de la chance,  ou comme une récompense pour un bon comportement. Les événements négatifs peuvent être considérés comme une punition ou un malheur.
Alors réfléchissez à la façon dont, dans un film, les écrivains font très attention à garder le fil conducteur dans la réalité qu’ils ont créée. Les événements sont surprenants, mais ils sont toujours plausibles, car ils veulent vous garder engagés. Alors vous êtes en train de regarder ce film romantique. Et puis, imaginons qu’ au moment où les deux amants s’embrassent, l’homme se transforme soudain en un oiseau géant et il emporte la femme. Vous seriez excessivement surpris, non ? Surtout s’il n’y a aucun avertissement dans le titre ou de quoi que ce soit dans la bande annonce. Et vous seriez en train de vous démener mentalement pour comprendre ce développement soudain. Et peut-être que vous resterez jusqu’au bout parce que vous avez acheté le ticket, ou que vous êtes vraiment curieux de savoir comment ça se termine, ou peut-être que vous partiriez, irrité parce que ce n’est pas l’histoire à laquelle vous vous attendiez. Et peu importe ce que vous choisissez de faire, réfléchissez à la façon dont une telle surprise vous oblige à envisager de nouvelles interprétations. 
C’est ce qui arrive lorsqu’un événement majeur semble sortir de nulle part. Comment répondez-vous à ces événements qui modifient radicalement le chemin que vous suivez dans la vie . 
Comme le dit Maya Angelou,
Tu ne peux contrôler tous les événements qui t’arrivent, mais tu peux décider de ne pas être réduite par eux

C’est un défi !

Nous pouvons choisir de voir les difficultés comme des défis. Shawn Achor, chercheur à Harvard et expert du bonheur, dont je vous ai parlé il y a quelques mois, a constaté que les personnes heureuses et résilientes en période de stress ne voyaient pas les problèmes comme des menaces, elles les voyaient comme des défis à surmonter. Ces personnes ne sont pas câblées différemment, Shawn a  constaté que cet état d’esprit pouvait être enseigné, ce qui est une excellente nouvelle, car cela signifie que même si dans le passé vous avez considéré vos problèmes comme étant simplement des choses terribles, vous pouvez changer la façon dont vous regardez cela. 
Par exemple, lorsque Shawn a enseigné à des banquiers stressés par une crise bancaire, qu’ils pourraient considérer le stress comme un facteur d’amélioration, ils ont constaté une baisse de 23% de leurs symptômes liés au stress. Ils ont également constaté une augmentation significative du bonheur et une amélioration spectaculaire de leur niveau d’engagement. Donc, changer la façon dont vous regardez ces événements peut vraiment faire la différence. http://goodthinkinc.com/project/success-you-have-the-power-to-lead-with-positivity/

C’est moins grave qu’imaginé

L’autre chose à considérer est que ces événements n’auront peut-être pas un impact aussi important que vous le pensez. Le psychologue social de l’université de Harvard, Daniel Gilbert, https://en.wikipedia.org/wiki/Daniel_Gilbert_(psychologist) a constaté que des situations extrêmes et inévitables déclenchent une réaction dans notre cerveau qui augmente la positivité et le bonheur. Imaginons que l’on vous demande de décrire l’impact d’un événement négatif majeur sur votre vie, un événement comme la destruction d’un domicile par un tremblement de terre ou peut-être la perte de vos jambes. Vous parleriez probablement de la façon dont cela serait dévastateur, mais il a trouvé dans cette recherche que lorsque les gens subissent effectivement un événement traumatisant comme celui-ci, leur niveau de bonheur est presque identique six mois après l’événement. https://positivepsychologyprogram.com/daniel-gilbert-research/
C’est parce que les événements traumatiques déclenchent notre système immunitaire psychologique, un système très similaire  à celui que notre corps utilise lorsque nous tombons malade.
Cela augmente notre capacité à trouver une vision positive et le bonheur dans une situation inéluctable. Cela signifie que des événements extrêmement négatifs et extrêmement positifs n’influencent pas vraiment notre niveau de bonheur à long terme; pas autant que nous nous y attendons. C’est ce que l’on appelle le biais d’impact, nous avons tendance à surestimer la longueur et l’intensité du bonheur que causent les événements majeurs. Lorsque des difficultés surviennent, nous avons tendance à nous concentrer sur les difficultés et non sur les autres expériences de la vie. 

Tirer des leçons, apprendre des revers

Nous pouvons apprendre des leçons quand les choses vont mal, n’est ce pas ? Lorsque quelque chose ne va pas, bien sûr, vous pouvez vous en passer, vous pouvez décider de ruiner la journée de votre entourage parce que la vôtre l’a été, mais alors vous n’aurez rien appris. Et vous auriez causé de la négativité dans votre environnement. Quand les choses tournent mal, c’est l’occasion de faire un choix. Respirez profondément et arrêtez toute voix de victime dans votre tête. Cette voix des choses comme « pourquoi moi » , « comment se fait-il que je doive toujours faire face à des choses comme ça ? »
Examinez attentivement le moment et prenez une décision, comme choisir de le voir comme un défi. Un défi que vous pouvez surmonter, plutôt que comme un simple revers. Nos plans subissent souvent des avaries d’une manière ou d’une autre, et choisir de relever le défi comme une opportunité de grandir et d’apprendre, et de mettre nos compétences au travail, sera toujours notre meilleur option. 
Se plaindre et s’inquiéter ne change rien, sauf pour augmenter notre niveau de stress. Passer la journée à se plaindre ne va pas changer les choses pour demain, prendre des mesures à la place et apporter un changement. Je le vois beaucoup sur les réseaux sociaux, où les gens se plaignent de différentes choses, et je me demande souvent s’ils ont même tenté quelque chose ? Ont-ils pris des mesures pour résoudre leurs problèmes ou se plaignent-ils simplement pour se plaindre? 
Le vrai bonheur ne peut venir que lorsque vous arrêtez de vous plaindre de vos problèmes et que vous commencez à avancer et à agir, et que vous commencez à être reconnaissant pour tous les problèmes que vous n’avez pas. Sortez de la douleur et n’oubliez pas les leçons que vous avez apprises grâce à elle. Il s’agit de montrer vos cicatrices, pas vos blessures. Vos cicatrices sont un symbole de force, nous ne voulons pas avoir honte de ces cicatrices, cela signifie que la douleur est terminée, que la plaie est fermée et que vous en êtes plus fort. Les cicatrices ne vous tiennent pas en otage et elles ne vous font pas vivre dans la peur. Vous ne pouvez pas faire disparaître vos cicatrices, mais vous pouvez changer la façon dont vous les voyez. Les cicatrices peuvent être belles. La meilleure chose à faire est de continuer à avancer. Vous n’échouez que si vous ne récupérez pas et abandonnez. Les meilleures leçons viendront des pires moments et des pires erreurs. Il y aura des moments où tout se passera comme si tout allait mal. Et parfois, vous devez passer par là pour arriver à votre mieux.

Comment aller de l’avant

Abandonner parce que vous savez que vous avez fait quelques mauvais choix n’est pas vraiment une option. En essayant de faire de notre mieux malgré ce fait, c’est ainsi que nous apprenons et développons la résilience. Il y a plusieurs façons d’aller de l’avant quand on a le sentiment que tout a mal tourné. il est parfois difficile de se relever, je suis passée par là, vous êtes passé par là et  nous savons que c’est difficile. 

Redéfinissez l’histoire

La première chose à faire est de repenser à ce dont nous avons parlé avec les histoires de film. Prenons un exemple. Certains de nos films les plus populaires, les films que nous aimons, racontent des histoires de rédemption. La recherche montre que les personnes qui considèrent leur propre histoire comme une rédemption ont tendance à avoir un plus grand sentiment de bien-être, un sens et un but dans leur vie.https://www.psychologytoday.com/us/blog/how-happiness/201208/redemption-happiness-and-the-olympics
Et ils ont tendance à voir et à redéfinir ces expériences de vie difficiles comme transformatrices. Où ils ont souffert de grandes douleurs profondes, mais ils ont acquis une nouvelle perspicacité.  Avoir un récit de vie rédempteur est un facteur prédictif majeur d’une meilleure humeur, d’une haute estime de soi et d’un sentiment général de bonheur accru. Le problème est que nos esprits ne construisent pas souvent nos histoires de vie de cette manière. Notre tendance naturelle est de nous attarder sur les événements négatifs et de nous attarder sans cesse sur les choses que nous devons accomplir pour les résoudre. Je ne pense pas qu’il y ait quelqu’un qui ait réussi sans avoir eu à se remettre d’un revers ou d’échec. La différence est la perspective que ces gens ont quand leurs projets tombent à l’eau. Ils se lèvent, ils se secouent et ils y retournent. Et vous pouvez le faire aussi. 

Exprimez vous

La deuxième chose que vous pouvez faire est d’exprimer vos problèmes sans vous perdre dans la colère. Souvent, nous nous tournons vers nos amis et notre famille pour obtenir de l’aide lorsque les choses vont mal, et c’est bien, d’avoir un système de soutien pour nous aider. Mais cela ne signifie pas qu’ils devraient supporter notre colère. Prenez quelques minutes pour vous calmer afin que vous puissiez expliquer les problèmes clairement, sans laisser la colère prendre le contrôle de vous. Sur une note similaire, ne noyez pas vos amis avec vos problèmes. Présentez les problèmes, écoutez leurs avis et passez à autre chose. Commencez à vous «  dépoussiérer » aussi. Vos amis ont eux-mêmes des problèmes dont ils aimeraient parler, alors essayez d’échanger vos conseils avec eux. Donner et recevoir. Et ne tombez pas dans le piège de l’apitoiement, ne devez pas ces personnes qui sont tellement centrées sur leurs propres problèmes, qu’elles n’écoutent plus leurs amis, ni ce qu’ils ont eux aussi à dire ou traversé. 

Prenez du recul

La troisième chose à faire est de prendre une pause. Mais ne fuyez pas vos problèmes. Il peut être facile de se pencher sur un problème et de s’inquiéter de la solution, et parfois, la meilleure chose à faire est de prendre un peu de recul. Lorsque vous êtes au milieu d’un désordre, la manière la plus simple d’obtenir une vue d’ensemble de la situation est de partir et d’évaluer la situation à partir de là. Faites une vision hélicoptère. Parfois, c’est l’arbre qui cache la forêt. Prenez du recul, même si cela vous semble difficile, tellement vous avez la tête pleine de ce soucis. Mais assurez-vous simplement de ne pas traiter cela comme une fuite de vos problèmes. Au lieu de cela, prenez du recul, calmez-vous et revenez ensuite pour évaluer le problème sous un angle différent. Cela peut être vraiment très puissant

Notre réaction face aux causes internes

Revenons au cas 2, la situation qui s’est détériorée de notre propre fait. Si nous avons perdu de vue notre objectif, que nous nous sommes laissés distraire par une autre activité, c’est qu’il est peut être temps de nous questionner sur cet objectif et peut être sur d’autres.
Parfois, nous sommes tellement pris dans le processus de réalisation de nos objectifs que nous perdons de vue nos objectifs. Au lieu d’essayer de rattraper ce qui n’a pas été fait, asseyez-vous, rappelez-vous ce que vous avez décidé de faire en premier lieu et pourquoi. Pourquoi était-ce si important pour vous? Qu’est ce qui  vous a motivé à choisir cet objectif ? Quel est votre pourquoi ? Si vous avez laissé tomber un objectif, est il toujours aussi important ? Est ce que votre motivation était réellement profonde, ou bien juste un souhait qui se balaie au premier coup de vent ? N’avez vous pas été trop ambitieux ou bien avez-vous largement sur estimé vos capacités ? Les objectifs étaient-ils bien en phase avec votre contexte, vos capacités réelles, votre disponibilité ? Avez vous mis en place les bonnes actions ? Avez vous vous fait des revues régulières de votre avancement ? Pourquoi ne l’avez vous pas fait ? Comment pouvez vous améliorer ce point ? Prenez conseil auprès d’une personne proche, qui vous connait et ne vous jugera pas. Qu’elle est sa vision de votre situation ? Un regard externe pourra vous éclairer. Cet objectif n’est peut être plus en phase avec les dernières évolutions de votre vie ? A vous de vous poser sereinement et de vous questionner à ce sujet. Je vous conseille aussi de ré-écouter la série sur les Objectifs de fin 2017, ainsi que l’épisode sur les saisons de la vie. 

Re-passez à l’action

Une fois ces démarches effectuées, que ce soit pour le cas de l’événement externe, ou la situation que nous avons nous même créée, la dernière étape est de s’y remettre. En prenant en compte les changements qui découlent de l’événement externe, ou bien votre motivation retrouvée pour vos objectifs, il est temps de reprendre le manche et d’avancer.
Et là on reprend le BA BA de la création des objectifs et de leur mise en oeuvre.
La vison – les objectifs qui en découlent- les actions à mettre en place -le planning – les revues régulières – les ajustements.
C’est tout remettre en ordre de marche, aller de l’avant prendre de nouvelles mesures pour voir ce que vous pouvez changer pour faire mieux. Gardez en tête le conseil d’Epictête, ne vous battez pas contre ce qui n’est pas de votre ressort. Focalisez votre énergie et votre attention sur ce qui est sous votre contrôle, définissez le plan, planifiez et passez à l’action, en tenant compte du nouveau contexte dans lequel vous vous trouvez.
Ajuster ses voiles pour trouver le vent, ce n’est pas abandonner ou faire demi-tour. C’est juste s’adapter. Et s’adapter c’est que qui nous maintient en vie, nous permet d’avancer, tout en gardant les yeux posés sur l’endroit à atteindre. Parfois la route n’est pas droite, elle est semée d’embûche. Mais réfléchissez: préféreriez vous faire 100 km à pied sur une ligne droite, dans une plaine interminable, totalement plate, ou bien préfèreriez vous  parcourir ces 100 km, sur un terrain valloné, escarpé parfois, qui vous permet de voir de jolis paysage, des cascades et des lacs, des forêts ou des glaciers ? 

Croyez en vous et reprenez confiance

Croyez en vous, donnez vous la possibilité d’accepter que oui, il y a des moments où vos plans déraillent, et oui, il y a des moments où on se sent perdu. Mais ça va aller, tout ça fait partie de notre histoire. Et même si certaines des choses que nous traversons ne sont pas des choses que nous souhaitons revivre, elles sont importantes sur la voie de la formation de ce que nous voulons vraiment être. 
Un dernier mot, pour celles et ceux qui m’écoutent et qui sentent ou constatent que leur vie est en vrac depuis longtemps, et qui aimerait prendre les choses en main. J’ai été dans cette situation il y a plusieurs années, avec une vie qui ressemblait plus à une survie au quotidien, une longue liste de problèmes petits ou grands, et un immense sentiment d’impuissance. On peut s’en sortir, avec de la patience. Tout ne s’est pas écroulé en un jour, tout ne se reconstruit pas en un jour. Identifiez le domaine qui est le plus critique pour vous, et concentrez vous sur ce domaine. Prenez conseil, auprès de vrais conseillers. Attachez une importance particulière à votre santé et à votre porte- monnaie. Sans ces deux là, on n’arrive à rien. Vous pouvez le faire, croyez en vous.

Les Bienfaits de Tenir un Journal – PVY105

Nous avons tous la tête pleine de pensées, d’émotions, de ressentis qui nous encombrent parfois. Nous avons du mal à nous concentrer, du mal à nous endormir car les pensées de la journée, de ce qui s’est passé, de ce qui va se passer tournent en boucle.Ecouter le podcast
Une des techniques que j’apprécie est celle de tenir à journal et même des journaux, comme je vais le décrire plus bas. Et cette activité n’est pas réservée aux adolescentes !

POURQUOI TENIR UN JOURNAL

Tenir un journal nous permet de mettre des mots sur des situations des événements de notre quotidien, des ressentis. En apprenant des mettre en mots sur nos maux ( mais pas que), en les formulant de façon à construire des phrases, nous les clarifions à nous même. Nous prenons du recul sur des moments de la journée. On se décharge des émotions, peurs, tensions, ressentis, peines, et on immortalise les joies, les moments heureux.
En prenant du recul, nous arrivons ainsi à percevoir les choses qui sont sous notre contrôle et sur lesquelles nous avons réellement un pouvoir d’action et celles qui sont hors de notre contrôle et pour lesquelles il est inutile de se retourner la tête et de se faire du mauvais sang.
Comme le dit Epictète dans son manuel, dans ses 3 premiers préceptes, il faut savoir choisir ses combats et nous concentrer sur ceux que l’on peut gagner c’est à dire ceux qui sont de notre ressort.
I.Parmi les choses qui existent, certaines dépendent de nous, d’autres non. De nous, dépendent la pensée, l’impulsion, le désir, l’aversion, bref, tout ce en quoi c’est nous qui agissons ; ne dépendent pas de nous le corps, l’argent, la réputation, les charges publiques, tout ce en quoi ce n’est pas nous qui agissons.
II. Ce qui dépend de nous est libre naturellement, ne connaît ni obstacles ni entraves ; ce qui n’en dépend pas est faible, esclave, exposé aux obstacles et nous est étranger.
III. Donc, rappelle-toi que si tu tiens pour libre ce qui est naturellement esclave et pour un bien propre ce qui t’est étranger, tu vivras contrarié, chagriné, tourmenté ; tu en voudras aux hommes comme aux dieux ; mais si tu ne juges tien que ce qui l’est vraiment – et tout le reste étranger –, jamais personne ne saura te contraindre ni te barrer la route ; tu ne t’en prendras à personne, n’accuseras personne, ne feras jamais rien contre ton gré, personne ne pourra te faire de mal et tu n’auras pas d’ennemi puisqu’on ne t’obligera jamais à rien qui pour toi soit mauvais.
Tenir un journal est donc un excellent moyen de faire le tri entre ce qui est de notre ressort et ce qui ne l’est pas. C’est aussi un bon moyen de dédramatiser des situations, qui nous ont peut être faits sur réagir sur le moment, en proie à de fortes émotions, pour nous rendre compte que la situation n’est pas si grave finalement.
Le journal nous permet aussi de mettre sur le papier des craintes que nous avons, des doutes, des peurs. Et là encore, le fait de formaliser ces états, bien souvent nous aide à nous rendre compte que les pseudos catastrophes ne sont bien souvent que dans notre tête. Et si cependant des risques subsistent comme dans toute aventure, en prenant le temps de les identifier, nous prenons aussi le temps de nous y préparer et de les anticiper.

ON Y MET QUOI

Le journal peut aussi être un endroit où vous allez noter les belles choses de la journée, une agréable discussion, un livre lu, un film vu, une rencontre, un paysage, une image etc. se souvenir des belles choses et se sentir rempli de gratitude pour ce bel instant est un élément à porter à votre journal. Certains se créent même un journal de gratitudes, et se donnent parfois l’objectif de trouver 3, 4 ou 5 choses pour lesquelles ils sont reconnaissants dans leur journée.
Créer un journal de gratitude nous permettrait d’être 25 % plus heureux d’après un grand manitou de la gratitude. Cela nous aide à nous focaliser sur notre appréciation de l’instant ou de l’événement, et non pas sur ce que nous attendons. Nos attentes sont souvent déçues, ou pas atteintes. Lorsque nous n’attendons rien et que nous sommes surpris par un beau moment, sachons l’apprécier, le repérer et en conserver une trace. Rappelons nous que nous sommes naturellement plus enclin à nous rappeler des mauvais moments que des bons, alors enregistrer ces bons moments sont nécessaires. Cela va aussi nous permettre de mettre en perspective notre idée de notre vie.
On voit très souvent des gens se lamenter sur leur vie soi disant épouvantable, où ils ne leur arrivent parait il que des choses affreuses. Même si je ne doute pas que de telles situations se produisent réellement, sous nos latitudes, dans notre pays, nous sommes assez rarement dans des difficultés telles. En reconnaissant aussi que la vie nous envoie des petits clins d’oeil, nous sourit, nous pourrons, nous aussi, retrouver le sourire et relativiser «  l’ horreur » de notre vie.
Le journal peut être aussi un moment pour faire un brain dump. Déjà évoqué dans l’épisode du même nom, se vider la tête de tout ce qui est à faire, à lire, à voir etc, régulièrement, nous permet d’une part de faire un peu le tri, d’alléger notre cerveau, surtout si au moment du coucher nous nous disons qu’il ne faut absolument pas que oublier de faire telle ou telle chose le lendemain matin. Hop, on écrit et au matin on peut reprendre sa liste. Pour certains, c’est aussi l’occasion de faire des listes de choses à faire et de les reprendre le lendemain en les insérant dans leur to do list à plus ou moins long terme.
Il y a un autre exercice que je fais régulièrement le soir, dans le cas où j’ai une situation complexe à traverser ou bien un problème pour lequel je ne trouve pas de solution. Je me pose la ou les questions par écrit, en étant le plus spécifique possible. Là encore, le fait de mettre des mots permet de clarifier le problème. Ensuite je laisse la nuit agir et il n’est pas rare que le matin, mon cerveau ayant cogité en arrière plan, je trouve des pistes pour gérer la situation.
On peut tenir son journal le matin et / ou le soir. Le matin pour noter ce que nous voulons accomplir dans la journée, se motiver et le soir pour faire une sorte de bilan de la journée. Cela dépend de notre routine, de nos possibilités. Il n’est pas nécessaire d’y passer beaucoup de temps ni de vouloir faire une oeuvre d’art. Selon notre personnalité, mettre juste des bullet points pourra suffire quand d’autres feront de belles phrases. Il n’est pas non plus utile de relire et de corriger les fautes d’orthographes. En général, un journal est juste pour soi.Et même si vous relisez votre journal tous les trimestres au moment de votre revue d’objectifs ou bien en fin d’année pour votre bilan annuel, personne ne vous tiendra rigueur de quelques erreurs ici ou là, ni de la présentation.
Si vous  êtes adepte du 5 am miracle, alors vous pouvez  inclure vos affirmations du matin et du soir dans votre journal. Ou encore y noter les victoires ou réussites de la journée.
Par ailleurs, prendre le temps de relire les entrées précédentes de votre journal, à l’intervalle qui vous convient est d’une grande valeur pour votre développement personnel. Cela nous remémore les étapes importantes de notre vie, les souvenirs importants et les leçons que nous avons pu en tirer. Il est parfois difficile de percevoir nos propres changements car nous changeons au quotidien, mais en faisant un bon en arrière et en relisant notre façon de réagir quelques mois ou années en arrière et en réfléchissant à comment aujourd’hui nous aborderions la même situation, nous pourrons réellement apprécier la façon dont nous avons évolué, rire de certains problèmes qui après quelques mois ou années nous semblent anodins.

LES DIFFÉRENTS TYPES DE JOURNAUX

Nous avons parlé du journal personnel et du journal de gratitude qui peuvent être conjoints ou bien séparés. Sur le plan professionnel, vous pouvez aussi tenir un journal sur ce qui se passe au quotidien dans votre travail, vos projets, vos soucis, vos victoires. Faire aussi des bilans professionnels de votre propre activité, mesurer vos résultats à l’aune de vos efforts, réfléchir à des façons de vous améliorer, de traiter un problème de management avec un collaborateur ou avec votre patron etc. Faire un retour sur une formation que vous venez de suivre, ce que vous en gardez, ce que vous voulez tester de cette formation.
J’ai personnellement ce type de journal, qui est séparé de mon journal personnel. Je n’y mets pas nécessairement une entrée quotidienne, mais au moins 2 à 3 par semaine.

SUR QUEL SUPPORT –

PAPIER

Tous les supports sont valables. Il s’agit de trouver celui qui vous convient le mieux. Que ce soit un simple cahier d’écolier, un carnet type Moleskine ou Leuchturm, avec des lignes, des carreaux ou vierge, c’est  à vous de voir. Votre journal peut aussi être sous format audio ou video. Comme il n’a en principe pas vocation à être partagé en tout cas pour les journaux personnels, il n’est pas nécessaire d’attacher une trop grande importance à la présentation, la ponctuation, l’orthographe etc . Car ce type d’attention pourrait compromettre votre libre expression.
Faites des essais sur différents supports et voyez ce qui vous convient le mieux.
Il y a quelques années, alors que j’avais du mal à utiliser mon journal régulièrement, j’ai acquis un journal pré imprimé appelé « The 5-minute Journal » qui propose quelques questions, une citation, une affirmation quotidienne à écrire, et aussi la partie gratitude. Cela m’a remis le pied à l’étrier, et m’a permis ainsi de construire une habitude quotidienne.

DIGITAL

Le format digital pourra aussi convenir à nombre d’entre vous.
Que ce soit un simple fichier word, google doc , ou bien une note sur Evernote ou Onenote, ou bien des applications de journaling dédiées,  les choix sont variés, et à chacun de choisir le format digital qui convient le mieux.

DAY ONE

Personnellement, j’ai très longtemps utilisé le format papier, et j’ai donc une collection de petits journaux Moleskine de différentes couleurs, en fonction du type de journal. Je les achète ligné et j’adore la couleur crème du papier, la douceur au toucher. Là encore, c’est un choix personnel. Le fait est, que j’ai plusieurs journaux et par conséquent cela demande de la place et pour les déplacements, les périodes de vacances, je partais souvent très chargée uniquement  à cause de mes différents journaux.
Mais je ne parvenais pas à sauter le pas de passer à un format électronique. Et pourtant, depuis des années, j’entends parler ceux qui utilisent les formats digitaux, notamment pour la souplesse d’utilisation, de transport, la possibilité de pouvoir aussi bien utiliser son ordinateur, son téléphone ou sa tablette, et surtout la possibilité d’y ajouter des contenus non écrits, comme des photos.
Très souvent j’ai entendu parlé d’un application en particulier, qui s’appelle Day One. De nombreux membres de la communauté des streetcasteurs francophones l’utilisent et aussi nombre des podcasteurs américains que j’écoute sur l’organisation et le développement personnel.

Day One sur les diférentes interfaces – Image Day One

J’ai longtemps bloqué sur un problème de confidentialité des données. Cela vous parait peut être anodin comme considération, mais pour moi c’est un vrai sujet. Je n’ai aucun secret d’état dans mes journaux, qui ne sont d’ailleurs pas rangés sous clé à mon domicile. Néanmoins je faisais un blocage. Un épisode récent de Relife, de Mat et Guillaume Vendé https://www.relifepodcast.com/apprendre-a-apprendre-rl14/,  a fini par me convaincre de changer de technique. 
Je suis donc passée sous Day One il y a quelques semaines, avec un abonnement premium à 24,99 € par an, qui comprend de nombreux avantages, comme la possibilité de crypter les journaux de son choix, mettre plusieurs photos par entrée, exporter, créer plusieurs journaux etc. Au niveau tarif, c’est beaucoup moins élevé que ce que je dépense par an en carnets Moleskine. J’y vois donc un avantage supplémentaire. Et dans mes bagages, c’est beaucoup plus léger.

Visuel de l’application Iphone

Par ailleurs l’application est vraiment très belle, une esthétique minimaliste et raffinée en même temps. Et aussi une grande facilité d’utilisation.
Pour créer une entrée, on peut soit appuyer sur un + dans le journal de son choix, soit, aller sur la liste des événements de la journée et à partir d’un événements créer une entrée. Voire utiliser les 2 pour des journaux différents. Il est aussi possible aussi de créer une entrée en la dictant à son téléphone, et je dois dire, que la transcription de l’audio en texte est plutôt réussie, si on ne parle trop vite, biensûr et pour les possesseurs d’Apple Watch, on peut aussi dicter à sa montre. Le texte apparait alors sur l’écran de la montre et une fois que l’on a cliqué sur OK, cela passe automatiquement sur vos autres interfaces, web, iPad ou smartphone. 

Visuel application sur Mac – Image Day One

Cette application a été créée à la base pour l’environnement Apple, mais elle est à présent disponible sous Android.
Sur le site de Day One, vous trouverez des dizaines de modèles d’entrées, si vous manquez d’inspiration, ou bien si vous souhaitez appliquer un modèle identique pour toutes vos entrées, ou bien par type d’entrées. Il y en a pour le journal personnel, mais aussi pour les entrées sur les films, les vins, les bières, les cocktails, les entrées pour le 5-minutes journal, version digitale, le sommeil, les repas, l’activité physique etc…Bref il y a beaucoup de choix. J’ai fait les miens, à vous de jouer.
Pour les plus avertis, il est aussi possible d’intégrer Day One avec l’application Workflow et IFTTT pour l’automatisation et aussi avec Text Expander.
Dans le discord des streetcasteurs, nous avons eu quelques échanges sur les différents journaux et voici d’autres possibilités :
Expérience de Pascale
Pascale, qui a 2 streetcasts, « Chouette j’ai perdu 500 gr » et « Radio Sappho » est une adepte de l’application Day one depuis l’origine ou presque. Elle a vu évoluer l’application. Après avoir tenus des tas de journaux sur tout ou presque, elle utilise à présent 5 journaux,
  • Journal perso,
  • les voyages,
  • Food and Vine pour les bonnes adresses et les bonnes bouteilles prends en photo des vins qu’elle a aimée, elle note le nom, l’année et fait un commentaire sur l’appréciation…Elle prend aussi en photo le repas qui allait avec…,
  • Fillms et Séries,
  • Livres – Audiobook et Podcast. Et pour les livres elle met la couverture du livre et note quand elle l’a commencé quand elle l’a fini avec les appréciations…
Elle apprécie beaucoup de fait d’avoir plusieurs journaux disponibles (version prémium) et de pouvoir mettre plusieurs photos par entrée.
Je dois bien dire que c’est cette dernière option qui a achevé de me convaincre . Je tiens aussi pas mal de journaux, plus ou moins réguièrement et le fait que ne pas imager les mots, surtout pour le journal de voyage ou bien les grands moments, me manquait beaucoup.
5 journaux dédiés
Pascale nous dit : « Finalement celle que j’utilise le plus est le « Journal »
Et je me suis créée une entrée avec un canevas à remplir type développement personnel… Que je me suis appropriée…
  • Objectifs de la journée
  • Affirmation
  • Flot de pensées
  • Gratitude
  • Bénéfices de la journée »
Nico, du streecast Nico Réagit l’utilise aussi pour immortaliser les instants avec ses enfants, depuis le mois de Mars. Il est vrai que ça pousse vite ces petites bêtes là, parfois on a des photos, mais ajouter une petite phrase de contexte, un événement sur la journée etc permet d’enrichir le souvenir.
D’ailleurs l’application Day One fonctionne un peu comme Facebook, et au bout d’un an d’utilisation, elle vous propose de revoir les entrées du même jour des années précédentes. Une belle occasion de voir votre évolution et de vous mettre en joie en revoyant vos chéris.
Mat, Prof du web, récemment converti à Day One, parle du journal de voyage.
Et je le rejoins totalement et c’est un des arguments qui m’a convaincu de passer à une application spécifique. J’avais tenté plusieurs techniques, le papier, une application qui s’est avérée désastreuse en terme de partage et qui n’existe plus, et donc j’ai perdu mes données. J’ai fait aussi une tentative sur Evernote. Pour ceux qui écoute mon streetcast « dans les bouchons » j’ai expliqué il y a quelques mois comment j’organisais mes voyages, via Evernote. Je me crée des programmes quotidiens à l’avance et en fin de page, j’ajoute photos et commentaires sur la journée. Seul bémol, le formatage, qui n’est pas le fort de l’application Evernote, l’export qui était un peu pénible et je ne parle pas de l’impression qui requiert de nombreuses tentatives avant de parvenir à quelque chose de convenable.
Avec Day One, vous pouvez faire une entrée quotidienne avec une sélection de 30 photos, ce qui vous force à vous concentrer sur les plus parlantes, il y a un format de partage avec les proches, une possibilité d’exporter en pdf mais aussi de créer un livre avec les entrées et de le faire imprimer . Voilà de quoi faire un chouette truc ! Je vais tester lors de mon prochain voyage. Et j’ai hâte d’entendre le retour de Mat sur son utilisation pendant sa belle croisière dans les pays nordiques.
Florie Teller qui a été notre invitée l’hiver dernier, utilise aussi Day One depuis 2 ans et reste toujours aussi emballée par cette application. Elle en parle d’ailleurs dans un épisode Des Bulles Nomades 
De nombreux autres podcasteurs utilisent cette application, comme Guillaume Vendé, Bertrand Soulier, dont je vous recommande l’excellent article sur son utilisation de Day One, Tibaudd,  pour ne citer qu’eux.
Autre particularité de cette application, ce sont les tags que l’on peut mettre sur les entrées, afin de faciliter les recherches.
Exemple, un soir vous êtes particulièrement inspirés sur un projet à venir et vous les notez dans votre texte. Vous pouvez alors créer un tag « projet » pour le retrouver plus tard. Idem si vous parlez de vos objectifs, ou si vous faites références à un événement en famille, ajouter un tag « Famille », « Amis », « Questionnement » , bref tout ce qui peut vous permettre de retrouver ultérieurement vos entrées.
Si vous avez un journal sur les livres lus, ou films vus, vos tags pourraient être la catégorie du film ou du livre « policier » « Science fiction » « Dev perso » et aussi une note ou appréciation que vous mettez à cette oeuvre. Ainsi si un ami vous demande une recommendation sur un livre de Fantasy qui vous avez paticulièrement aimé, cela sera très rapide de lui faire des propositions.
Voilà quelques exemples des usages de cette application, qui m’a complètement emballée. Même si je ne l’utilise que depuis quelques semaines, je suis totalement sous le charme, et bluffée par le support, les astuces et trucs que l’on peut trouver sur le site de Day One http://dayoneapp.com/.
J’espère que cet article vous donnera l’envie de créer votre propre journal, quelque soit le support et que vous pourrez ainsi expérimenter les bienfaits de cette activité.
En créant cet article j’ai contacté Day One et leur ai demandé s’il était possible de proposer quelque chose aux auditeurs / lecteurs.
Donc un petit concours est lancé, qui commence aujourd’hui et jusqu’au 15/09/2018.
Il y a 3 abonnements premium de 6 mois à gagner, que vous soyez déjà utilisateurs Day One ou pas.
Les règles sont très simples.
  • Allez sur la page Facebook de Productiv’You et likez là si ce n’est déjà fait.
  • Partagez sur votre mur ou sur une de vos pages le post Facebook de cet article, en mode public et en taguant @productivyou.
  • Un tirage au sort sera fait à la fin de la période et les 3 gagnants seront notifiés lors du podcast de fin septembre.
Un grand merci à Day One pour cette généreuse offre !
N’hésitez pas à partager cet article ou le podcast s’il vous a plu et aussi à nous expliquer en commentaires comment vous utilisez votre journal, ce que cela vous apporte dans votre quotidien.

Les Saisons de la Vie – PVY104

saisons de la vie
Cet article sur les saisons de la vie, était en gestation depuis un moment dans mon esprit et je prends à présent le temps de l’écrire. En effet, j’entends très souvent des réflexions autour de moi « que j’aimerais bien faire comme toi, me lever tôt pour lire ou méditer » ou bien « j’ai tenté de me mettre au sport tous les soirs, mais cela ne tient pas dans mon emploi du temps ».
Et en discutant avec les personnes qui me faisaient ces remarques, sur leur emploi du temps, sur leurs priorités etc je me suis rendue compte que bien souvent le problème ne vient pas de leurs priorités qui ne seraient pas en accord avec leurs souhaits, mais plus les phases de vie dans lesquelles elles se trouvaient qui ne correspondaient pas à leur souhait. En d’autres termes, elles veulent réaliser des choses qui ne peuvent pas être faites à ce moment là, ou bien au prix d’efforts ou de sacrifices tellement grands que cela peut être dommageable pour elles. C’est un peu comme vouloir avoir des fraises dans son jardin en janvier quand on habite en France.
Ce n’est pas la bonne saison et il en va de même pour notre vie. Il y a des saisons.

Les 2 types de saisons

Il y a 2 types de saison : les saisons météorologiques et les saisons de notre vie. Je fais cette analogie parce qu’elles fonctionnent toutes 2 de la même façon.  Les saisons météo sont des cycles qui marquent le début et la fin d’une période de l’année qui ont un rôle à jouer dans le developpement de la nature, dans la croissance des plantes, fruits et légumes, liés notamment à la météo. C’est le temps qu’il fait qui détermine si les récoltes sont prêtes, abondantes, si les fruits seront juteux, sucrés, gros ou petits.
Il en va de même dans notre vie. Il y a des éléments de contexte, d’environnement, et d’âge qui vont nous permettre de réaliser certaines choses à certains moments et d’être moins ouverts ou moins disponibles pour d’autres.
J’ai trouvé un article très interessant qui décrit les 12 phases de la vie. Je vais rapidement le paraphraser. Cela nous permettra de percevoir le cadre général lié à l’âge et ce que l’on fait généralement dans ces tranches d’âges. Ces 
  1. Avant la naissance:   Potentiel – Une enfant à naitre peut tout devenir, depuis un nouveau Michel Angel ou un nouveau Skakespeare, et il porte tout l’espoir de ses parents.
  2. La Naissance : L’Espoir – Quand un enfant nait, il apporte avec lui de l’optimisme, et le sentiment que cette nouvelle vie apporte de la nouveauté et quelque chose de spécial dans le monde.  Il apporte l’espoir que nous nourrissons tous de faire du monde, un monde meilleur.
  3. La très petite enfance ( 0-3 ans): La Vitalité – Le tout petit enfant semble avoir une source infinie d’énergie, qui vient souvent à manquer aux jeunes parents en manque de sommeil. A eux seuls ont l’impression qu’ils alimentent le monde en vitalité. Laissons les bouger et se défouler, marcher, courir ! C’est leur saison.
  4. La Petite enfance (3-6):  Le jeu – Quand un petit enfant joue, il innove, il invente, il crée . Laissons les enfants jouer et faire travailler leur créativité  pas besoin de tablette ou d’écran pour cela.
  5. L’enfance ( 6-8 ans):  L’ Imagination –  L’enfant développe la conscience du soi à l’aide des images du monde extérieur. Cette imagination sert de source d’inspiration plus tard dabs la vie pour les artistes, écrivains, scientifiques. 
  6. La Grande enfance (Ages 9-11):  L’ Ingénuité – A cet âge, l’enfant a développé une large palette de compétences sociales et de techniques qui lui permettent de créer des stratégies et des solutions inventives pour faire face à la pression que la société met sur lui. 
  7. L’ Adolescence (12-20 ans):  La Passion –  Les changements biologiques de la puberté vont se refléter dans des passions émotionnelles, sexuelles, culturelles ou spirituelles. 
  8. Le Jeune adulte (20-35 ans):  L’ Entreprise – Il faut le sens de l’entreprise pour un jeune adulte, pour faire face à de nouvelles et nombreuses responsabilités. Comme trouver un travail, un logement, fonder une famille, se créer un cercle d’amis.  
  9. Le Milieu de vie ( 35-50 ans):  La Contemplation – Après avoir suivi pendant des années le scénario pré-écrit pour créer leur propre vie, les personnes en milieu de vie prennent du recul, pour trouver une raison profonde à leur vie, leur travail et leur impact dans le monde.  
  10. L’âge mature ( 50-80 ans): Le Bénévolat – A cette étape, on a élevé des enfants, qui se sont eux mêmes établis dans la vie, et c’est le moment de devenir un contributeur à l’amélioration du monde, via les activités bénévoles, le volontariat, le mentorat et autres formes de philanthropie. 
  11. Le grand Age (Age 80+):  La sagesse – Avec une longue vie, on a acquis un large panel d’expériences qui peut servir à aider les autres. Cela peut aider à éviter de répéter les  erreurs du passé tout en répétant les bonnes expériences.
  12. La mort:  La vie – Ceux qui meurent ou qui nous ont déjà quitté nous enseignent la valeur de la vie. Ils nous aident à nous souvenir de ne rien prendre pour acquis, de vivre chaque moment pleinement et que notre petite vie fait partie d’un grand tout.
 
 
Après une description de la vie faite de phases, qui ont chacune leur importance, on se rend rapidement compte, que l’on doit et on va les passer une à une, lorsque le moment sera venu et qu’il n’est pas nécessairement utile de vouloir aller plus vite que la musique, ou bien dans notre cas, plus vite que le temps.
Laisser du temps à nos enfants pour se développer à leur rythme sans vouloir en faire de petits adultes précossément est une des choses auquel chaque parent devrait réfléchir. Respecter les rythmes de l’enfant, son besoin de dormir beaucoup et tôt, de bouger, d’apprendre et de jouer est une des composantes qui en feront un adulte équilibré.
Et à chaque âge, ses contraintes, ses avantages, sans vouloir aller plus vite qu’il ne faut.

Apprendre à respecter la saison dans laquelle nous sommes

Pour reprendre les commentaires qui ont fait naitre en moi cet article, il y a aussi des saisons à l’intérieur des saisons. Il y a des choix et des décisions, qui ne sont pas faits pour la période dans laquelle on se trouve. J’ai déjà cité cet exemple plusieurs fois, et je vais le reprendre à nouveau. Espérer mettre en place des routines longues, le matin, avec du sport, de la méditation, de la lecture ou que sais je encore, en vous levant 1 heure plus tôt, alors que vous êtes déjà en manque sommeil car bébé ne fait pas ses nuits, c’est du non-sens complet. Il nous faut apprendre à vivre avec le moment présent et à l’accepter. Ces moments des premiers mois d’un enfant sont difficiles pour de nombreux parents. Mais ils ne vont durer que quelques mois et ne se reproduiront plus jamais. Alors sachons en tirer le meilleur, même si cela est difficile et même si cela demande de lâcher sur d’autres objectifs que nous avons. Ces objectifs ne vont pas s’envoler, si nous avons réellement envie de les réaliser, nous le ferons, mais un peu plus tard. 
Nous sommes des générations qui voulons tout avoir en même temps et surtout tout de suite.
Regardez ces personnes, qui à peine sortie de l’école, s’installent, et en quelques semaines ont un intérieur mieux équipé qu’une famille installée depuis 20 ans. Pour certains, ils ont les moyens financiers de le faire, et tant mieux pour eux. Mais pour beaucoup cela se fait au prix de dettes longues et couteuses qui vont les pénaliser pendants des années voire des décennies. Tout cela pour ne pas avoir à attendre d’avoir les moyens, pour avoir tout, tout de suite. Mais cela ne s’applique pas qu’au dette pour avoir un intérieur au top .
Et il en va de même pour d’autres aspects, comme mener de front une carrière, une famille et une vie sociale satisfaisante. 
Tout cela est possible, mais pas nécessairement à la même vitesse. Et tout cela aussi dépend essentiellement de ce que vous mettez derrière vos objectifs. 
  • Est ce que ce sont nos propres objectifs de vie, ou bien ceux que nous pensons que les autres voudraient que nous ayons ? 
  • Sommes nous sensibles à ce que pense les autres de notre façon de mener notre vie au point de nous mettre une pression incroyable, qui nous pousse à vouloir tout faire en même temps ? 
  • Comprenons nous bien que tous nos choix entrainent des conséquences et qu’il y a des compromis derrière chacun de nos actes ? 
  • Jusqu’où sommes nous prêts à gérer ces compromis ? quelle est notre échelle de valeur pour chacun de nos objectifs ? 
  • Prenons nous en compte la saison de vie dans laquelle nous sommes, et pas celle dans laquelle nous aimerions être ?
La vie personnelle, la carrière, cela n’a pas forcément à avoir une croissance linéaire. Il peut aussi y avoir des hauts et de bas, conséquences de choix que nous ferions, mais qui ne nous empêcherons en rien de poursuivre notre chemin, peut être avec une voie moins directe mais qui atteindra le même résultat au final .
Alors au moment de nos fixer des objectifs assurons nous :
  • que se sont bien les nôtres
  • que nous ne sommes pas influencés par les opinions des autres, quels qu’ils soient
  • que ces objectifs correspondent à la saison dans laquelle nous sommes
  • que nous sommes prêts à en assumer les conséquences en pleine conscience et sans que cela nous prenne la tête, signe que nous ne serions pas en phase avec nous-même.
  • que nous sommes pleinement conscients que ce qui convient à autrui ne nous convient pas forcément et inversement
  • qu’il y a des moments de la vie qui ne se reproduiront plus jamais et que si nous les manquons, nous les manquons pour toujours. 
  • que nous avons très clairement définis nos propres priorités et que nous n’allons pas nous laisser distraire par des sujets secondaires. 
  • nous prenons en compte les saisons et aspirations des personnes qui partagent notre vie et que nous avons discuter avec eux des conséquences pour eux.
Cela me rappelle un week end que j’ai passé il y a quelques années en Vendée. Nous sommes partis à 5 en bord de mer. Pour moi, ce week end c’était du dépaysement, la plage, du bon temps. Mais j’ai vite réaliser que j’étais accompagnée de fous de sport qui voulaient absolument tout faire à la vitesse de l’éclair. Ainsi, nous avons beaucoup joué au géocaching ce week end là, dans le but de découvrir la région. Mais l’un des membres du groupe avait un tel esprit de compétition qu’il voulait absolument trouver toutes les caches de la région. A peine nous étions arrivés à proximité de la cache, qu’il fallait se dépêcher de la trouver, sans même prendre le temps de découvrir l’endroit où nous étions, en courant à moitié et à peine une cache était trouvée, il fallait sauter dans la voiture pour aller à la suivante. Inutile de vous dire que j’ai moyennement apprécié ce week end, qui correspondait à ses attentes à lui, à son rythme à lui mais  pas au mien. 
Est ce que nous aussi nous menons notre vie tambour battant, à vouloir tout faire, mais sans réellement profiter de l’instant, profiter de la compagnie des personnes qui nous entourent, ni de leurs attentes à elles ? 
Sommes nous toujours en quête d’un résultat sans nous soucier du chemin et de regarder autour de nous ?
Voici quelques pistes de réflexion. Elles sont un peu en raisonnance avec un précédent podcast relatif à l’équilibre. Mais dans les saisons de la vie, c’est exactement la même chose. Si nous sommes dans une période où nous avons un gros projet professionnel, nous devons y passer beaucoup de temps pour le faire aboutir. Si nous sommes en train de rechercher notre futur logement, nous devons y passer du temps pour faire le bon choix. Et cela se fera sans doute en mettant pendant quelques temps d’autres objectifs au second plan, le temps que le gros projet du moment soit atteint. Et c’est normal. 
Il y a des moments où on se sent fatigué, épuisé et où nous avons besoin de prendre du temps pour nous reposer, nous détendre, recharger nos batteries pour mieux repartir et c’est normal et nécessaire. Ce n’est pas un motif pour nous auto flageller par ce que d’autres objectifs avancent moins vite. C’ est juste la vie. 
En l’acceptant, nous vivrons pleinement chacune de ces phases, en y accordant le temps et l’attention nécessaires. C’est comme cela que nous pouvons profiter des instants précieux de notre vie, et que nous pourrons éviter des regrets plus tard.

Procrastiner avec Intention PVY103

procrastinate on purpose
Procrastiner avec intention (à dessein) , voilà un titre qui doit vous interpeller, non ? Lorsqu’on vient à parler de la gestion du temps, la procrastination est la bête noire, que l’on doit éviter à tout prix et on doit développer tout un tas de stratégies, pour ne pas nous laisser aller à repousser sans cesse les tâches. 
C’est pourtant le titre du livre dont nous allons parler aujourd’hui. L’auteur s’appelle Rory Vaden. C’est l’auteur de 2 livres à succès aux USA « Take the Stairs »  « prenez l’escalier » qui est centré sur l’autodiscipline, et Procrastinate on purpose, son dernier livre qui date de 2015.
 
Qui est Rory Vaden. 
C’est le co-fondateur de Southwestern Consulting, une entreprise qui travaille essentiellement sur le coaching des managers et assez spécifiquement sur les managers et entrepreneurs qui veulent développer leur activité, notamment par les ventes. Il anime un Podcast « The Action Catalyst Podcast », en anglais, que je recommande très chaudement si vous aussi, vous voulez vous développer, développer votre relation avec vos clients et apporter le plus qui fait la différence dans les relations commerciales.
 
Dans ce livre Procrastinate on Purpose, Rory Vaden fait part de son approche de la gestion du temps, approche qui est aussi utilisée dans le coaching de ses clients. La tagline de ce livre est « 5 permissions pour multiplier votre temps ».
Dans ce livre, on ne trouve pas de solution miracle pour mieux gérer son temps, rien que des principes plein de bon sens et , comme vous le verrez, il ne réinvente pas la roue.
Il partage avec nous de nombreux témoignages de personnes qu’il a rencontrées ou coachées.
L’un d’eux dit : ( traduction maison) :
Vous atteignez un point, lorsque vous réalisez combien il est futile de dépenser votre énergie à partager ou même penser à quel point vous êtes « occupés ». Quand vous êtes à ce stade, alors vous changez pour concentrer cette énergie efficacement pour faire les choses plutôt que de vous inquiéter du fait que vous devez les faire. »
Rory Vaden introduit le concept des « multiplicateurs » (multipliers). Ce sont des personnes qui adoptent une stratégie de gestion du temps qui leur permet de multiplier le temps en quelque sorte.
Il appuie sur l’importance de la responsabilisation, sujet que j’adore vous le savez.
il dit
« Vous n’êtes pas une victime. Vous êtes à la manoeuvre. Vous êtes capables. Vous avez assez de pouvoir pour décider ce que vous voulez ou ne voulez pas faire de votre temps ».
Pour lui, le but des multiplicateurs est « de produire les résultats attendus »
 
Rory revient sur un des mythes de la gestion du temps, mythe qui veut que tout doit être fait pour améliorer l’efficacité, la productivité. Mais nous le savons tous, et j’en parle régulièrement, quelque soit le niveau d’efficacité de nos techniques, il y a en toujours plus à faire que nous ne pouvons en faire. 
La stratégie, selon lui, la plus efficace est de savoir s’auto- gérer, plutôt que de vouloir gérer le temps.
Pour cela il propose 3 tactiques à appliquer sur soi même :
  • Choisir aujourd’hui ce que nous voulons faire de notre temps
  • Décider quelles tâches valent d’y investir notre temps et celles qui n’en valent pas la peine
  • Choisir entre nous concentrer sur les choses qui comptent, ou bien nous laisser happer par le monde de distractions qui nous entoure.
 
Ensuite, il revient sur une matrice de gestion du temps, bien connue, celle de Stephen Covey. C’est cette matrice qui a 4 cases, dans lesquelles classer 4 types de tâches :
1- Important / Urgent
2- Important / Non Urgent
3- Non Important / Urgent
4- Non Important / Non Urgent
 
et il préconise d’ajouter un 3ème axe à cette matrice, l’axe de l’impact. Il s’appelle « Significance », qui veut aussi dire importance, mais dans le sens, du poids, de la taille et donc je le transcris en impact. Et il y a des questions à poser pour définir l’impact d’une tâche, au delà de son importance sur le moment ou de son urgence, 
Il dit
« Si l’urgence répond à «  Quand est ce que cela compte ?
Si L’importance répond à Combien est ce que cela compte ?
Alors l’impact ( significance) répond à Combien de temps cela va compter ? »
Et il introduit là le concept de base de son livre
Vous multipliez votre temps, en passant du temps aujourd’hui sur des tâches, qui vous libèreront du temps demain ».
Il s’agit alors de passer du temps sur des tâches qui feront gagner du temps demain. Ainsi, dans notre questionnement pour définir quelles tâches prioriser, nous devons prendre aussi en compte une notion de durée dans le temps, une vision plus long terme. Et cette notion doit devenir un véritable critère de priorisation.
 
Ensuite, Rory Vaden, décrit ce qu’il appelle Le Focus Funnel, c’est un ensemble d’étapes qui doivent nous permettre de définir ce sur quoi nous devons nous concentrer.
Si vous êtes familiers de la méthode GTD, ou bien the One Thing ou bien si vous avez lu The essentialism, vous allez retrouver des éléments communs.
Il y a 3 étapes de base :
  • Eliminer
  • Automatiser
  • Déléguer
et à l’issue de ces 3 filtres successifs, on va soit se concentrer sur la réalisation des tâches, soit procrastiner, la fameuse procrastination à dessein.
 
Focus Funnel de Rory Vaden – Southwestern Consulting
 
Ensuite il aborde les 5 permissions que nous pouvons nous donner, il parle de permissions, car il considère que certaines personnes ne s’autorisent pas à suivre les étapes. Il nous invite donc à nous autoriser, nous-même à appliquer des filtres à l’ensemble des tâches qui nous tombent dessus à longueur de journée. Et il est très possible qu’en revoyant la liste, vous aussi vous vous rendiez compte que vous ne vous autorisez pas à faire telle ou telle chose.

1ère étape : ELIMINER

Etape de base de toute priorisation, éliminer tout ce qui n’a aucune importance, dans nos objectifs, nos propres priorités. 
Les tâches qu’il propose à l’élimination sont :
  • revenir sur les décisions ( nous en avons discuté lors du précédent épisode, une décision est prise, on va au bout, avant de décider à nouveau, sinon, c’est une perte de temps)
  • regarder la TV
  • la réunionite
  • les mails très longs ( je vous propose de ré-écouter mon podcast sur les mails)
  • les changements non nécessaires
  • les batailles via mails, 
  • faire le travail des autres
  • écouter ou raconter des ragots
  • partager sans cesse son opinion sur tout et n’importe quoi
  • passer son temps à penser à ce que vous ferez plus tard
  • passer son temps en explication, plutôt que de montrer l’exemple
  • re vérifier sans nécessité
  • l’ultra personnalisation vs la standardisation ( créer des choses qui pourront être duplicables à l’infini)
  • être toujours volontaire pour tout
Beaucoup de ces choses sont des pertes de temps et en les éliminant autant que possible de notre quotidien, nous allons nous créer du temps. 

Dire NON

J’y ai consacré plusieurs podcasts l’an dernier, car c’est souvent un problème de dire NON, de se donner la permission de dire non. Je vous invite donc à réécouter les épisodes concernés.
Rory reprend une phrase que nous avons tous entendue 100 fois 
Vous dites toujours non à quelque chose. A chaque fois que vous dites oui à une chose, vous dites non simultanément à quelque chose d’autre ». 
A nous donc de nous assurer que lorsque nous disons OUI à quelque chose, nous ne disons pas NON à quelque chose de plus important pour NOUS. 
Mettons nous au second plan de façon répétée, le temps pour nos enfants ou notre conjoint, le temps pour nous occuper de nous même, pour faire du sport, pour faire avancer nos propres objectifs ?
Il s’agit d’apprendre à dire NON aux choses qui ne comptent pas pour nous, pour être en mesure de dire OUI aux choses qui comptent.

2ème étape : AUTOMATISER 

Et dans cette étape, il y a la permission d’investir. Rory passe beaucoup de temps à nous expliquer comment il faut calculer le temps à investir et surtout les résultats. Trop souvent nous nous disons que ça ne vaut pas le coup de dépenser X € pour automatiser une tâche, mais en sommes nous bien certains. Faisons nous le bon calcul ? En faisant des recherches pour illustrer les propos de Rory Vaden, je suis tombée sur un croquis qui définit, en fonction de la récurrence d’une tâche et de sa durée, et sur une période de 5 ans, combien de temps on peut se permettre de passer sur son automatisation pour que cela soit rentable. C’est en anglais, mais vous devriez comprendre assez facilement, puisqu’il y a essentiellement des chiffres. 
Quelques exemples 
Pour une tâche d’une seconde, que vous accomplissez 50 fois par jour, vous pouvez vous permettre d’investir une journée de votre temps pour l’automatiser. A contrario, si cette tâche de 1 seconde vous ne la faites qu’une fois par an, alors vous ne devez y investir que 5 secondes. J’ai trouvé ce graphique très bien fait et je pense même en faire un personnalisé pour mon travail, où j’ai constamment des demandes d’automatisation de tâches. Cela va me permettre d’évaluer très rapidement ce qui vaut le coup ou pas. Avec une petite personnalisation prenant en compte, qui réalise la tâche en question, et le coût de l’automatisation, je pense que ça devrait pouvoir donner quelque chose de simple à utiliser et surtout rapide.
image de xkcd.com
L’idée est qu’investir maintenant pour automatiser des tâches qui peuvent l’être, va permettre de libérer du temps plus tard. A l’opposé, passer du temps à faire et refaire quelque chose qui pourrait être automatisé, c’est dépenser du temps encore et encore.
Voici quelques exemples proposés par l’auteur, de tâches qui peuvent être automatisées :
  • créer des FAQ, qui couvrent toutes les questions récurrentes dans une organisation en interne aussi bien que pour les clients
  • éviter de re-créer ce qui existe déjà au travers d’une organisation, et mettre en place des best practices qui ont été développées une fois et peuvent être transposées ailleurs
  • mettre en place des systèmes de paiement automatiser pour les factures récurrentes plutôt que de passer du temps tous les mois à payer ces factures
  • mettre en place des routines de back up. On se dit souvent que c’est long et qu’on n’a pas le temps de mettre en place des sauvegardes, jusqu’au jour où on perd tout
  • automatiser autant que possible des d’outils de communication  pour assurer votre présence en ligne, comme Buffer, Hootsuite et autre
  • Utiliser l’expérience des clients existants ou passés pour améliorer l’expérience des futurs clients
  • Créer des formations en ligne pour le nouveau personnel, afin d’éviter de faire et refaire des formations à chaque nouvel arrivant
  • etc
Je suis certaine qu’en prenant un peu de recul sur votre activité, vous pouvez vous aussi trouver des idées d’automatisation. Cela n’est pas obligatoirement des usines à gaz, mais nous avons des tas d’outils pour éviter de faire et refaire. Dans mon service j’ai mis quelques outils très basiques mais qui font gagner du temps et assurent aussi d’avoir des informations à jour, comme l’utilisation de fichiers partagés pour le calendrier des congés dans un département, des fichiers de suivi de projets que chaque acteur peut mettre à jour sans avoir des tas de versions locales à gérer, des listes de contacts, des masterdatas etc.

3ème étape : DELEGUER

il s’agit là de se donner la permission de l’imperfection. Si vous n’êtes pas la seule personne à pouvoir faire une tâche dans votre organisation, alors il faut chercher qui peut le faire à votre place. Cela permet ainsi de libérer du temps pour faire des choses qu personnes d’autre ne peut faire à votre place. 
Nous pensons souvent à tord que c’est plus rapide de faire soi même quelque chose que d’expliquer à quelqu’un d’autre comment faire. Pour une tâche qui n’a aucune récurrence c’est certainement vrai, mais pour une tâche répétitive, c’est une belle erreur. 
Il donne l’exemple d’un de ses clients qui considère que pour bien former une personne à faire une tâche, il faut y consacrer 30 fois le temps d’exécution de la tâche.
Alors faisons un petit calcul.
Vous faites tous les jours une tâche qui vous prend 5 minutes, soit sur une année de 230 jours de travail, 1150 minutes. Vous formez quelqu’un en appliquant cette idée de 30 fois le temps, cela vous donne 150 minutes de formation, soit 2 heures 30. Au bout d’un an, vous avez économisé 1000 minutes et 1150 minutes en année 2, soit un peu plus de 19 heures par an. Et c’est seulement pour une tâche de 5 minutes quotidienne.
 
Mais cela nous conduit à nous donner l’autorisation d’accepter l’imperfection, d’accepter que la personne qui le fera au début, ne le fera peut être pas aussi bien que nous même. Il faut lâcher prise avec le perfectionnisme et accepter que les choses soient faites correctement avant d’être faites parfaitement. Dans cette idée de délégation, il y a plusieurs tâches, ou fonctions qui peuvent être déléguées, dans la vie quotidienne professionnelle et personnelle. L’idée est de pouvoir dégager du temps pour faire ce que nous sommes le ou la seul(e) à savoir faire, pour exercer notre talent unique, ce qui fait la différence dans la fonction que l’on occupe.
quelques idées données par l’auteur, engager :
  • une assistante
  • un coach
  • un comptable
  • un juriste
  • un agent immobilier
  • une femme de ménage
  • une nounou
  • un jardinier
  • un designer
  • etc etc
Avec l’émergence de toutes les personnes qui se mettent à leur compte, il est beaucoup plus simple, même pour une toute petite entreprise, d’engager quelqu’un pour quelques heures de travail par semaine, et ainsi permettre au créateur de l’entreprise de se concentrer sur son coeur de métier, sur ce pour quoi il est vraiment bon et pour réellement développer son business, plutôt que de passer de longues heures sur la compta ou des aspects légaux au détriment de la création ou du démarchage client. 
Rory Vaden écrit
Que ce soit dans votre vie professionnelle ou dans votre vie privée, la taille de votre succès est généralement déterminée par la force de votre équipe. Donc, remplissez les trous et complétez vos faiblesses en ajoutant d’autres personnes. Investissez du temps et de l’argent pour les former correctement. Donnez à vus et votre équipe la permission de l’imperfection et commencez à progresser en faisant plus ensemble, comme une équipe. »

4ème étape : PROCRASTINER à dessein !

 
Comme je le disais en introduction, Rory Vaden ne nous encourage pas à la procrastination. Non, il nous encourage à faire les choses qui doivent être faites au bon moment. Ni trop tôt, ni trop tard.
Il s’agit de repousser le passage à l’action sur certaines tâches, qui pourraient rencontrer des modifications. Préparer un deck pour une réunion par exemple lors que l’agenda n’en est pas encore totalement fixé. C’est s’exposer à préparer des choses qui ne serviront pas. Réserver trop tôt une chambre ou un transport pour obtenir un meilleur tarif, mais peut être avec une annulation sans frais impossible, pour un déplacement qui finalement doit être décalé ou annulé. Nous allons tenter de repousser, à condition que cela n’impact pas négativement le résultat escompté.
 
Mais il y aussi plein d’autres petites tâches qui peuvent être repoussées, parfois juste de quelques heures afin de les faire en batch ( et je vous invite à réécouter ou relire l’épisode sur le travail par Batch)
il s’agit :
  • traiter les emails
  • l’administratifs, vous n’avez peut être pas besoin d’enregistrer vos dépenses tous les jours, une fois par semaine peut suffire, et surtout pas pendant les heures où vous êtes sur votre pic de performance.
  • faire une liste de courses de ce que vous devez prendre au centre commercial et n’y aller que lorsque la liste est bien remplie et pas tous les jours
  • grouper les appels téléphoniques pour les passer pendant les heures à bas régime, comme en début d’après midi.

5ème étape : CONCENTRER

 
Là nous passons à l’action sur notre liste de tâches. Une fois qu’une tâche a répondu par NON à :
Est ce que je peux m’en passer ?
Est ce que je peux l’automatiser ?
Est ce que quelqu’un peut le faire à ma place ?
Est ce que je peux le faire plus tard ?
Là, il faut s’y mettre sans attendre. Cela devient une priorité. Ce doit être une tâche qui nous permet d’atteindre nos objectifs, qui s’inscrit dans notre essentiel.
 
Pour Rory Vaden, les « Multiplicateurs » doivent enseigner ces principes à leur entourage afin que chacun puisse atteindre le meilleur et n’oublions pas que le meilleur enseignement est de montrer l’exemple.
 
 
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