Prendre des décisions – PVY102

décisions
Prendre des décisions dans notre vie personnelle ou professionnelle est souvent un moment qui nous fait peur, surtout si nous considérons que c’est une grande décision.
Changer de travail, accepter un travail, se marier, avoir des enfants, acheter une maison etc … nous sommes confrontés régulièrement à ce genre de décisions, mais aussi à de plus petites au quotidien, comment s’habiller le matin, quoi prendre au petit déjeuner, quelle route prendre pour aller travailler, et tout au long de la journée, nous avons ainsi à prendre une succession de petites décisions.
Or des études ont montré qu’à force de prendre beaucoup de décisions, on subit une fatigue décisionnelle et notre cerveau devient plus lent, voire moins efficace pour la prise de décisions importantes.
J’ai trouvé un article très intéressant qui date de quelques années et qui détaille plusieurs expériences qui ont été faites et qui expliquent ce phénomène de fatigue décisionnelle. Mais je suis certaine que vous l’avez vous même tous expérimenté. Prendre des décisions le matin est souvent plus rapide que de les prendre le soir. Et si le soir, après avoir pris des dizaines de décisions, vous allez faire vos courses et vous retrouvez devant un rayon qui vous propose 150 sortes de yaourt ou bien que vous allez au restaurant et que la carte vous propose 5 menus et 35 plats différents, vous savez combien il est plus difficile de choisir et surtout aussi que vous pouvez plus facilement regretter les choix que vous avez fait à ces moments là.

Éviter la fatigue décisionnelle en réduisant les options

Afin de réduire cette fatigue décisionnelle, il est de notoriété publique que certains « grands » hommes ont des techniques bien connues, comme s’habiller toujours de la même façon comme Mark Zuckerberg ou Barak Obama. En ayant un nombre très restreint d’options, on ne sollicite pas trop le muscle de la décision.
Les routines du quotidien sont un moyen de réduire la fatigue décisionnelle. Pour tout ce qui n’est pas important, nous pouvons trouver des moyens de simplifier les choix, voire même de faire un choix pour longtemps. Exemple, avoir une garde robe capsule qui limite les options. Définir un petit déjeuner qui correspond à notre diète et s’y tenir pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Commencer sa journée au travail toujours de la même façon, la terminer toujours de la même façon.
On peut aussi prévoir des choses qui nous éviterons de prendre des décisions, de faire des choix que nous pourrions regretter. Ainsi si nius suivons un régime alimentaire précis, prévoir et faire nos repas à l’avance pourra nous éviter de succomber à la facilité, le soir en rentrant bien fatigués du travail. Au lieu de commander une pizza, ou de s’arrêter au daily Monop pour acheter n’importe quoi, savoir que l’on a un plat sain qui ne demande qu’à passer quelques minutes au micro onde nous aidera à respecter notre décision de bien nous nourrir .
Tout cela, nous permet d’être plus rapides et efficaces et aussi réduit la sollicitation de nos outils de décisions.
La clé à cette étape est donc de réduire le nombre des options que nous nous donnons, au minimum, afin de faciliter la prise de décision.

Les grandes décisions – fixer une deadline

Ensuite viennent les décisions importantes que nous avons à faire et qui ne sont pas les mêmes tous les jours et qui ne se présentent pas non plus tous les jours. Les grandes décisions de notre vie.
Il est important d’apprendre à prendre des décisions rapidement pour éviter de perdre du temps. Parfois, nous cogitons pendant des heures, des jours, voire des semaines ou plus, avant de prendre une décision. Et cela nous met dans une état d’incertitude, une sorte de malaise. Afin de gagner du temps, et si nous pensons que nous n’avons pas encore tous les éléments pour nous décider, dans ce cas, il s’agit de décider consciemment de ne pas prendre de décision maintenant et de se fixer une date à laquelle nous déciderons. Cela va enlever cette incertitude pour nous, mais aussi pour les gens qui sont impliqués dans cette décision. On va donc se donner une deadline pour prendre la décision. Cependant cela ne veut pas dire que nous n’allons plus rien faire jusqu’à la deadline.
En effet, si nous repoussons une prise de décision sur un sujet, parce que nous manquons d’éléments par exemple, nous allons mettre à profit le temps jusqu’à la deadline pour collecter les données manquantes. Une fois la deadline arrivée, c’est le moment de faire la synthèse des recherches et de décider. Nous allons mettre de côté notre côté perfectionniste, qui pourrait nous pousser à collecter une quantité incroyable d’informations, et nous embrouiller peut être encore plus. D’où l’importance de la deadline fixée. C’est le même principe que de fixer un nombre d’heures à passer sur un dossier, ou une présentation et de savoir dire stop, c’est suffisamment bon comme cela.
Ensuite une fois la décision prise, nous allons pouvoir mettre en place les actions nécessaires à la réalisation de cette décision. Tant que la décision n’est pas prise, alors on ne peut pas agir. Une fois la décisions prise on peut agir, on peut avancer.
Et là il est important de rester ferme sur notre décision, et d’agir pour la mettre en oeuvre. Une fois les actions en place, on pourra alors juger si les actions sont les bonnes pour la réalisation, ou bien les ajuster ou prendre d’autres actions si celles-ci ne sont pas efficaces pour réaliser la décision. Mais tant que nous ne serons pas passés par cette étape, il est important de garder comme objectif la décision initiale.
Cela nous évitera de la confusion, ou des demi décisions. Vous connaissez tous cela. On prend une décision, on initie 2 ou 3 actions, et avant même d’en voir les résultats, on modifie la décision. Je suis certaine que vous l’avez tous vécu. Résultat, la confusion est totale, on a alors l’impression que la première décision n’était pas la bonne, avant même de s’être assurée que c’était le cas et on part dans une autre direction, mais avec la même méthode, au final on n’avance pas.
Le principe est donc :
  • on prend une décision,
  • on agit pour réaliser cette décision.
  • Et si le résultat n’est pas ce que nous espérions, alors, on va modifier sa décision. Et nous pourrons modifier cette décision sans avoir de pensée négative du type «  je change d’avis sans arrêt ». Non, nous avons pris une décision, sommes allés au bout des actions pour cette décision, au final le résultat n’est pas celui attendu, alors on change la décision. Tout cela est logique, et il n’y a pas de noeud au cerveau à se faire.

Les grandes décisions – Faire des tests

Une autre donnée à prendre en compte, quand on a une décision importante à prendre c’est d’étudier la possibilité de faire 2 choses en même temps. Je ne suis pas en train de vous parler de multitasking, soyons clair. Mais parfois nous nous mettons des freins ou des idées préconçues qui ralentissent notre processus de décision, surtout quand il s’agit de se décider entre 2 travails, changer de vie. Nous allons essayer de voir si nous pouvons cumuler 2 choses sur une période de temps.
Je vais vous parler de 2 exemples personnels qui devraient vous éclairer.
Il y a quelques années, j’ai eu envie de monter une entreprise pour créer er vendre des cupcakes. J’en faisais beaucoup, depuis un moment, j’avais acquis beaucoup de matériel, pour travailler la pâte à sucre etc . Et c’était une activité vraiment plaisante pour moi et je me disais pourquoi pas . Vous connaissez ma situation, seule avec mes 2 fils encore bien jeunes à ce moment là. Au lieu de prendre une décision drastique consistant à dire, je quitte mon job et je me lance, je me suis alors lancée des challenges à réaliser en plus de mon travail « officiel ». Je voulais tester ma capacité à faire ces délicieux gâteaux sur de longue période, à rester debout longtemps, ce qui somme toute, représentent une partie des contraintes de cette activité. Au lieu de ne faire que quelques gâteaux le dimanche pour la famille et les amis, j’ai accepté de faire une grosse quantité de gâteaux pour le mariage d’une de mes amis, j’en faisais de grande quantité  pour les 40 personnes de mon service au travail , des fêtes etc … et là au bout de quelques mois, je me suis rendue compte que cela ne m’apportait pas ce que j’espérais. Je ne parle pas financièrement, je parle d’une certaine lassitude qui faisait qu’au bout d’un moment j’en avais juste marre de faire tous ces gâteaux. C’était sympa pour le week end, les amis de temps à autre, mais ce n’était définitivement pas une chose qui pouvait devenir mon activité principale.
Mais cela je ne pouvais pas m’en rendre compte avant de m’être mise dans les conditions, en parallèle de mon activité officielle.
Il en va de même pour mon activité « semi professionnelle » actuelle. Je teste depuis plus d’un an maintenant, une activité en ligne, afin de voir si cela pourrait être une activité pour plus tard. Et mon test pour le moment, me dit que oui, en complément, mais certainement pas à temps plein. J’ai pris la décision de tester mon idée en parallèle de mon travail, avant de prendre des décisions plus « impactantes », même si cela me demande de faire des sacrifices sur d’autres aspects de ma vie afin de trouver le temps de mener de front plusieurs activités. Mais je préfère de loin me mettre sous contrainte pendant quelques temps et ainsi, pouvoir prendre à cette issue une plus grande décision pour mon avenir, en connaissance de cause, que de me lancer la fleur au fusil et me rendre compte ensuite que ce n’est pas cela, ou en tout cas dans mon cas ce n’est pas QUE cela que je souhaite faire.
Alors évidemment, ce genre de test ne fonctionne pas sur toutes les décisions. Si vous en êtes à decider si vous voulez avoir un bébé maintenant ou plus tard, vous mariez avec votre amoureux ou pas, il est assez difficile de faire des « tests », nous sommes bien d’accord.

Les grandes décisions – Les scénarios positifs

Une autre technique, suggérée par Brooke Castillo dans l’un de ses podcasts est d’imaginer des scénarios positifs quelque soit la décision prise. Quelque soit la décision prise, vous avez pris une décision qui vous fait rencontrer le grand succès, que vous vous mariez ou pas, vous avez une vie fantastique, que vous divorciez ou pas, vous avez une vie fantastique etc … et de se demander alors si, sachant que quelque soit la décision, les conséquences sont positives, ce que vous feriez alors, qu’est ce que votre ventre vous dit ? En faisant mes recherches pour ce podcast, quand j’ai entendu l’épisode où Brooke Castillo parlait de cette technique, je me suis dit spontanément « jamais je ne l’ai utilisée et je ne vois pas comment faire d’ailleurs » et puis, en reprenant mes notes pour écrire ce texte, je me suis dit, mais si en fait, c’est une technique que j’utilise. En effet, dans ma façon de réfléchir, je pense bien évidemment au pire cas, « the worse case scenario », mais en même temps que je pense à ce qui pourrait aller de travers, je cherche en même temps ce qui pourrait être fait pour éviter le pire, ou ce que je devrais faire si telle ou telle situation devait se produire. Par conséquent, m’étant mentalement préparée à différents cas, du meilleur au pire, je me rends alors compte qu’il n’y a pas de scénario catastrophe, puisque basiquement, on peut toujours trouver des solutions aux problèmes rencontrés et d’autant plus facilement qu’on s’y est préparé. Au pire, j’ai alors le choix entre des scénarios plus ou moins simples, mais rarement des scénarios catastrophes. Donc en définitive, le choix se fait avec le ventre, comment je le sens.
Et encore une fois, si le résultat n’est pas à la hauteur de mes attentes, j’ai expérimenté, j’ai appris des choses et donc si je dois changer de décision, je le fais de façon consciente et fondée.

Les échecs sont des façons d’apprendre

Enfin, une autre aide à la décision, et qui est souvent difficile à utiliser pour nous autres autres français, c’est de considérer que l’échec n’est pas irrémédiable. je sais, je sais, ce n’est pas dut tout comme cela que la plupart d’entre nous avons été élevés et dans notre société, il est souvent difficile de se remettre d’un échec,  en raison de l’image qui se développe autour de nous. Mais si nous parvenons à faire abstraction de cette pression à tout réussir du premier coup, et que nous comprenons que les échecs, on s’en remet, que c’est une grande occasion d’apprendre, de se former et de trouver la bonne voie, alors nous nous retirons beaucoup de pression dans notre processus de décision.
Évaluer les options avec une œil externe
Autre point pour faciliter la prise de décision, c’est de regarder la situation d’un oeil externe, comme si nous nous observions . Cela aide à s’extirper des émotions qui entrent toujours en jeu dans la prise de décision. En pratiquant la méditation et en travaillant sur la gestion de nos émotions, nous avons alors des outils pour prendre des décisions plus rationnelles.
Il semblerait aussi que d’examiner les données d’une décision, à la lumière franche donne des résultats plus précis et fiables que de le faire dans la pénombre. Peut être que les proverbes disant «  il fera jour demain » et « agir à tête reposée » soient donc des principes fondés et pas seulement des façons déguisées de procrastiner sur une prise de décision. https://www.huffingtonpost.com/2014/06/18/rational-decision-making-strategies_n_5474861.html?guccounter=1

AGIR

Dernier point, déjà évoqué, tout comme pour les objectifs, les décisions prises ne se réalisent que si nous agissons dans le sens des décisions prises et surtout si nous avons réfléchi sérieusement aux actions à mettre en place, si nous faisons un suivi très régulier de ces actions et de leurs résultats. Je vous invite à relire ou a réécouter l’épisode “the 12 week year” où je parlais de l’importance du plan d’actions et du suivi des résultats. La principale raison des échecs c’est l’absence de réflexion sur les actions adéquates et sur les résultats produits sur une fréquence très rapprochée.
Ressources supplémentaires :

Synthèse des étapes

  • Collecter les données
  • Étudiez les scénarios
  • Prendre une décisions
  • Mettre les actions en place
  • Évaluer très fréquemment les résultats des actions et ajuster les actions si besoin.

Prêt à livrer un Message à Garcia ? – PVY101

message à Garcia
Pour ce premier épisode de la saison 4 du podcast Productiv’You, je voulais partager avec vous un texte, très ancien que j’ai découvert au hasard de mes écoutes de podcasts. En écoutant il y a quelques semaines l’épisode 125 du podcast Smart and Simple Matters, l’invité, Dan Hayes créateur du site et du podcast Simple Life together, expliquait qu’il avait radicalement changé de vie avec son épouse, et s’est installé dans une toute petite ville du nord des états unis, appelée East Aurora.
Cette ville est le lieu de naissance du mouvement Roycroft, qui réunissait des centaines d’artisans et artistes à la fin du 19 ème Siècle. https://en.wikipedia.org/wiki/Roycroft. Un des fondateurs de ce mouvement , Elbert Hubbard, est l’auteur de cet essai appelé « Un message à Garcia ».  
Durant le podcast, Dan Hayes expliqua que cet essai avait été imprimé et distribué à des millions d’exemplaires dans le monde entier. Cela a éveillé ma curiosité et j’ai donc fait quelques recherches et j’ai trouvé ce texte très contemporain et aussi, source d’inspiration. Le texte a été écrit en 1899. Cet essai s’inspire d’un événement qui amenant le soldat Rowan à délivrer au Général Calixto Garcia un message important de la part de William McKinley, 25ème président des Etats Unis.
par Elbert Hubbard
“Dans toute cette affaire cubaine, il y a un homme qui se découpe sur l’horizon de ma mémoire comme Mars en périhélie ( explication de l’expression: http://www.les-pleiades.asso.fr/wp-content/uploads/2016/01/aphelie.pdf). Quand la guerre se déclara entre l’Espagne et les États- Unis, il est devenu impératif de communiquer rapidement avec le commandant des insurgés. Garcia était quelque part dans un des repères de montagne de Cuba – personne ne savait où. On ne pouvait le joindre ni par lettre ni par télégramme. Le Président devait s’assurer de sa coopération, et rapidement. Que faire ? Quelqu’un dit au président : « S’il y a un type qui peut trouver Garcia pour vous, c’est bien un dénommé Rowan.»
On a fait venir Rowan et on lui remit une lettre à porter à Garcia. Comment le « gars du nom de Rowan » prit la lettre, la scella dans un sac en toile cirée, l’attacha près de son cœur, puis, après quatre jours en mer fit accoster sa barque, de nuit, sur la côte de Cuba, disparut dans la jungle et trois semaines plus tard, ressortit de l’autre côté de l’île après avoir traversé à pied un pays hostile et livré la lettre à Garcia – ce sont des choses que je ne désire pas particulièrement vous raconter en détails. Ce que je désire souligner, c’est que McKinley donna à Rowan une lettre à livrer à Garcia ; Rowan prit la lettre et ne demanda pas « Où se trouve-t-il ? ».
Par l’Éternel, voici un homme dont la silhouette devrait être immortalisée dans le bronze et sa statue placée dans chaque collège de ce pays. Ce n’est pas de la connaissance des livres dont les jeunes hommes ont besoin, ni d’apprendre ceci ou cela, mais d’un redressement des vertèbres qui les rendra loyaux et dévoués qui les fera agir promptement et concentrer leurs énergies. Agissez ! « Portez un message à Garcia. »
Le général Garcia est mort maintenant, mais il y a d’autres Garcia. Aucun homme ayant tenté de bâtir une entreprise requérant plusieurs mains, n’a échappé à la déroute totale face à l’imbécilité de l’homme moyen — son incapacité ou son indisposition à se concentrer sur une chose et l’exécuter. Assistance bancale, stupide inattention, rude indifférence et travail à moitié fait semblent la règle. En fait aucun homme ne peut réussir à moins d’user de la force ou de la menace, ou de soudoyer d’autres hommes pour l’assister ; ou il arrive parfois que Dieu, dans Sa bonté fasse un miracle et lui envoie un ange de lumière pour l’assister.
Vous, le lecteur, faites le test : vous êtes maintenant assis à votre bureau et six commis sont à portée de voix. Appelez-en un et faites-lui cette demande : « S’il vous plaît, regardez dans l’encyclopédie et rédigez-moi un résumé de la vie du peintre italien Correggio ». Le commis dira-t-il tranquillement : « Oui, Monsieur », et se mettra-t-il à la tâche ? Je le gage sur votre vie, il ne le fera pas. Il vous fixera d’un oeil et posera une ou plusieurs des questions suivantes : Qui est-il ? Quelle encyclopédie ? Où se trouve cette encyclopédie ? Ai-je été engagé pour ça ? Ne voulez-vous pas dire Bismarck ? Pourquoi est-ce que Charlie ne le ferait pas ? Est-il mort ? Est-ce urgent ? Ne devrais-je pas vous apporter le livre pour que vous le fassiez vous-même ? Pourquoi voulez-vous savoir cela ? Et je suis prêt à parier dix contre un qu’après avoir répondu aux questions et expliqué comment trouver l’information et pourquoi vous la voulez, le commis partira et ira chercher un autre commis pour l’aider à trouver des informations sur Correggio. Et puis, il reviendra vous dire que cet homme n’existe pas. Bien sûr, je peux perdre mon pari, mais la loi de la moyenne joue ici en ma faveur.
Maintenant, si vous êtes brillant, vous ne vous ennuierez pas à expliquer à votre assistant que Correggio est classé dans les « C », et non dans les « K » . Vous sourirez très gentiment et direz : « Oublie ça », et vous irez chercher vous-même. Et cette incapacité d’action indépendante, cette stupidité morale, cette infirmité de la volonté, ce manque de désir de saisir avec plaisir et de se lancer — ce sont ces choses qui reportent loin dans l’avenir le socialisme pur. Si les hommes ne peuvent agir pour eux-mêmes, alors comment peuvent-ils agir quand le produit de leur effort est au profit de tous ?
Un bras droit avec une main de fer apparaît nécessaire et la peur de se faire « virer » le samedi soir maintient plus d’un travailleur à sa place. Placez une annonce pour un sténographe, et neuf sur dix qui se présenteront pour obtenir l’emploi ne sauront ni épeler ni ponctuer — et ne penseront pas que c’est nécessaire.
Une telle personne pourrait-elle écrire une lettre à Garcia ? « Vous voyez ce comptable ? », me dit le contremaître d’une grande manufacture. « Oui, et alors ? » « Eh bien, c’est un bon comptable, mais si je l’envoyais en ville pour une commission, il se pourrait qu’il s’acquitte de sa tâche, mais il se pourrait aussi qu’il s’arrête dans quatre bars en chemin et qu’il ne se rappelle plus sa mission en arrivant sur la rue Principale. »
Peut-on faire confiance à un tel homme pour porter un message à Garcia ?
 Nous avons récemment été les témoins de beaucoup de sympathie larmoyante exprimée envers les « citoyens exploités dans certains ateliers » et les « vagabonds qui cherchent un travail honnête », ainsi que de propos souvent accompagnés de mots durs envers les hommes au pouvoir.
On ne prononce pas un seul mot à propos de l’employeur qui vieillit avant son temps alors qu’il tente en vain d’aider Jean-Bon-à-rien à faire un travail intelligent. On ne parle pas de sa longue et patiente quête d’un «adjoint» qui ne fait pourtant que traînasser quand l’employeur a le dos tourné.
Dans chaque magasin et chaque manufacture, un processus d’élimination est constamment en marche. L’employeur ne cesse de se départir de l’ « adjoint » qui a montré son incapacité à servir les intérêts de l’entreprise, et il en embauche d’autres. Il effectuera ce tri même si la conjoncture est bonne. Seulement, si les temps sont durs et que le travail se fait rare, la sélection sera plus sévère – et l’employé incompétent et indigne se retrouvera à la porte. C’est la loi du plus fort. Comme il surveille ses intérêts, l’employeur garde les meilleurs, ceux qui peuvent porter un message à Garcia.
Je connais un homme très brillant qui n’a pas la capacité de diriger sa propre affaire et qui, de plus, ne peut rien apporter à quiconque, car il porte constamment en lui cette suspicion maladive que son employeur l’oppresse, ou a l’intention de l’oppresser. Il est incapable de donner des ordres, et ne peut en recevoir. Si on devait lui donner un message pour Garcia, il répondrait probablement : « Porte-le-lui toi-même ! » Ce soir, cet homme déambule dans les rues à la recherche d’un travail ; le vent traverse son manteau usé jusqu’à la corde. Ceux qui le connaissent ne veulent pas l’embaucher car il est un fauteur de troubles. On ne peut pas le raisonner, et la seule chose qui puisse l’impressionner est la perspective d’un bon coup de pied au derrière. Bien sûr, je sais qu’une personne aussi tordue moralement mérite la pitié ; mais, dans notre pitié, versons aussi une larme pour les hommes qui s’efforcent de maintenir en vie une grande entreprise, pour ceux dont les heures de travail ne s’arrêtent pas par un sifflet de fin de quart, et pour ceux dont les cheveux blanchissent trop tôt en raison de la bataille qu’ils livrent pour guider l’indifférent mal fagoté, l’imbécile crasse et l’ingrat sans cœur qui, sans eux, serait affamé et sans abri.
Ai-je parlé trop durement ? C’est possible. Mais quand le monde deviendra pourri, je voudrais exprimer mon estime à l’homme qui réussit — à l’homme qui, envers et contre tout, a dirigé les efforts des autres et qui, ayant atteint son but, découvre qu’il n’y a rien de plus à en tirer que simplement de quoi assurer sa survie. J’ai transporté ma gamelle et j’ai travaillé comme journalier, et j’ai aussi été un employeur, et je sais qu’il y a des choses à dire des deux côtés. Il n’y a pas d’excellence dans la pauvreté ; l’habit ne fait pas le moine ; et tous les employeurs ne sont pas plus cupides et tyranniques que tous les hommes pauvres sont vertueux.
J’apprécie grandement celui qui fait son travail quand le patron est absent aussi bien que lorsqu’il est là. Et j’apprécie l’homme qui, lorsqu’on lui donne une lettre à remettre à Garcia, prend la missive tranquillement, sans poser de questions idiotes, et sans songer à la jeter dans l’égout le plus proche ni tenter de se soustraire à sa mission, qui ne se détourne jamais de son travail pas plus qu’il ne fait la grève pour obtenir un meilleur salaire. La civilisation est une longue recherche anxieuse d’individus tels que lui. Tout ce qu’un tel homme demande devrait lui être accordé. On désire sa présence dans toute ville, tout village et tout hameau – dans chaque bureau, boutique, magasin et manufacture. Le monde le veut ; le monde a grandement besoin de lui, de cet homme qui peut porter « un message à Garcia ». 
Cet essai a une une forte raisonnance pour moi, car il m’a rappelé nombre d’événements de ma vie professionnelle, où demander de l’aide à des collaborateurs et en obtenir s’est révélée être un véritable parcours du combattant. Et je ne parlerai pas de certains stagiaires, convaincu que leur niveau scolaire était très au dessus des tâches qui leur étaient confiées.
Mais au-delà des critiques que nous pourrions formuler sur des personnes que nous avons côtoyés, des collègues tire-au-flanc, ma reflexion s’est portée d’une façon plus générale sur l’attitude et l’état d’esprit que nous devrions tous avoir, non seulement au travail, mais dans notre vie quotidienne. 
L’envie de bien faire, de faire de son mieux, de faire chaque tâche avec le plus grand sérieux. Et non pas pour satisfaire un patron ou un manager, mais pour nous satisfaire nous mêmes. Pour nous sentir fiers jour après jour de ce que nous accomplissons, de ce que nous sommes capables défaire de notre propre chef, sans qu’il soit question de menaces pour nous faire avancer.
De même dans notre démarche de développement personnel. Nous avons le choix de nous laisser porter par le flot et de nous lamenter sur la vie que nous avons et nous avons le choix de prendre notre vie en main, de nous former jour après jour, de prendre soin de nous-même, jour après jour et d’avancer vers une meilleure version de nous-même au quotidien. En d’autres termes beaucoup plus triviaux, nous avons le pouvoir et le devoir de nous sortir les doigts ( du c**) ou de ne pas rester assis sur nos mains, comme disent les anglophones.
C’est essentiel pour tous les entrepreneurs qui m’écoutent, mieux que personne ils savent que tous les jours, ils doivent se creuser les méninges pour trouver de nouvelles idées, ils doivent se motiver eux même pour que leur boite fonctionne, vive et survive dans un système qui malheureusement est rarement là pour les soutenir. Nous avons plus souvent l’impression que nous vivons dans un système où l’assistanat est bien vu, où vivre des allocations et des subsides de l’état est la norme et que les idiots, ce sont ceux qui se lèvent tôt chaque matin, et qui s’échinent toute la journée pour faire vivre leur entreprise et leurs salariés quand ils en ont.
Ces entrepreneurs savent que tout ne se déroule pas toujours selon le plan, que toutes les idées ne marchent pas du premier coup, qu’il faut souvent plusieurs essais avant qu’une nouvelle idée se transforme en un produit ou un service viable.
Mais cela s’applique aussi aux salariés, dont je fais partie. Nous avons souvent l’idée qu’à notre niveau, nous ne pouvons pas faire grand chose pour notre entreprise et que nous avons un contrôle très limité sur les résultats. Mais c’est complètement faux.
J’écoutais récemment un autre podcast et j’ai retenu cette phrase terriblement pertinente “peu importe ce qui se passe dans votre travail. Cela ne détermine pas qui vous êtes. Donc, si vous ne vous aimez pas dans ce travail, ce n’est pas la faute de l’emploi. Ce n’est pas le travail de votre travail de vous faire aimer ou de vous rendre heureux, ou de vous faire plaisir huit heures par jour. C’est votre travail. Et en fait, ce que vous faites tous les jours, ce que votre travail est, a peu d’importance si vous vivez votre but et vous montrez et êtes qui vous êtes.Brooke Castillo
Quelle vérité profonde ! Notre travail est le résultat d’un marché que nous avons passé  avec un employeur. Contre un salaire, nous lui devons X heures de travail par mois et surtout un apport de valeur. Ensuite, la façon dont nous vivons ces heures quotidiennes est notre affaire à nous. 
Nous ne sommes pas arrivés dans une entreprise par hasard, parce qu’il y avait de la lumière et du chauffage. Nous sommes là parce que nous avons choisi d’être là, quelque soit notre motivation première. Que l’on fasse des frites chez Mc Do pour payer ses études et que nous ayons un job établi dans notre domaine de compétence, nous avons choisi d’être là. 
Cependant, nous avons souvent tendance à nous poser en victime. A nous plaindre, de notre patron, de nos collègues, de nos clients. Tout y passe. Mais ce sont des facteurs externes. Et vous m’avez déjà tous entendu parler des facteurs externes. Ce sont rarement des facteurs sur lesquels nous avons une possibilité d’agir. Mais ce sur quoi nous pouvons agir c’est nous même, notre attitude, notre état d’esprit. Au lieu de rêver du job idéal, des conditions favorables qui vous permettrez de faire telle ou telle chose, pourquoi ne nous prendre par la main, et modifier notre vision, pour nous sentir dans notre job idéal. 
Ce n’est pas notre travail qui détermine qui nous sommes, ce n’est pas notre patron qui fait de nous ce que nous sommes, ni nos collègues; C’est juste nous mêmes. Nous savons qui nous sommes, nous savons ce que nous voulons apporter dans le monde, dans tous les domaines. C’est nous qui savons si le soir, au moment de poser la tête sur l’oreiller, nous sommes fiers de notre journée, de ce que nous avons accompli ou pas. C’est nous qui savons si nous avons passé notre journée à « tricher » sur ce que nous sommes sensés donner à notre employeur, si nous avons passé notre temps à papoter à la machine à café, à surfer sur les réseaux sociaux, à procrastiner sur les tâches les plus importantes ou bien si nous avons donné le meilleur de nous même. C’est nous qui nous regardons dans la glace et qui sommes fiers ou pas. 
A nous donc de faire en sorte d’être au quotidien la personne que nous voulons être, peu importe que ce les autres pensent de nous. A nous de prendre le taureau par les cornes et faire avancer nos projets comme nous le souhaitons. A nous d’expliquer à notre chef comment nous avons avancer sur tel sujet, ou quel résultat nous avons obtenu par notre travail soigné, au lieu de nous attendre à ce qu’il le découvre par lui même et nous offre une promotion ou une augmentation. A nous de faire le choix, chaque jour, d’être prêt de livrer le message à Garcia, sans que pour cela on ait besoin de nous envoyer une carte, un plan, les billets de train, le manuel détaillé de comment faire. C’est à nous seuls de faire le travail, et de bien le faire, pour ainsi nous rapprocher chaque jour de la personne que nous voulons être, pour nous et pas pour les autres.
Nous avons les cartes en main, c’est à nous de faire le tirage, sans attendre qu’on le fasse pour nous et nous plaindre ensuite du résultat.
changement
C’est c’est ainsi dans tous les domaines de notre vie. Nous avons beaucoup plus de pouvoir entre les mains que nous le pensons. Alors soyons prêt à en faire bon usage, et à nous montrer chaque jour,sous le jour sous lequel nous souhaitons apparaitre. Et tant pis si les autres sont jaloux, si les autres ne nous comprennent pas. Ils ont le droit de rester moyen, de rester dans la masse moutonneuse qui se plaint toujours et ne fait rien pour que leur vie change. 
Gandhi a dit “Soyez le changement que vous voulez voir dans les monde”, mes chers amis, cela veut dire s’armer de courage et de persévérance et travailler sur soi-même avant de vouloir changer les autres. Et pour ce travail là aussi, il faut savoir prendre les initiatives, faire des essais, connaitre parfois de échecs mais avancer encore et toujours pour créer notre Futur Nous.
Alors, soyons tous dans les starting blocks pour allez livrer notre message à Garcia !

3 ans et 100 épisodes

100

 Episode anniversaire, 3 ans déjà et en plus numéro 100, cela se fête !

Témoignages audio de :
Un grand merci à vous trois !
Ils sont tous membres de la communauté francophone des streetcasters et vous pouvez retrouver la liste des membres de la communauté et leurs oeuvres ici
Les invités de l’année :
Plusieurs livres résumés pour la nouvelle rubrique :
Des mini séries : 
Merci aux tipeurs qui me soutiennent :
  • Edith
  • Thibault
  • Sébastien
  • Thomas
  • Michael
  • Matthieu
et si vous souhaitez vous aussi m’encourager c’est par ici
Témoignage  de Corentin du Café du FLE :
“Priscille prend le temps de lire plein de choses, tester des outils, des façons de s’organiser puis les partage. Merci ! “
Témoignage d’Elisabeth :
Bonjour Priscille,
Je me permets de vous appeler par votre prénom, car nous passons tous les mercredi après-midi ensemble. Vous n’aviez pas remarqué ? En fait, me mercredi après-midi, j’abats la corvée de repassage (famille de 5, dont 3 ados qui se changent plusieurs fois par jour) tout en vous écoutant. Comme repasser m’ennuie profondément, j’ai l’impression de faire quelque chose d’utile et cel me motive. Je compte en épisodes. Evidemment avec l’interview de Mat, j’ai finis la panière !
Plus sérieusement, ce podcast est vraiment super. Il est à fois orienté vers la vie professionnelle et la vie personnelle. Il me permet de progresser avec bienveillance. J’aime beaucoup l’organisation. Ce que j’aime particulièrement dans ton podcast, c’est qu’il parle surtout de choix de vie, des actions à mener , des systèmes d’organisation qui peuvent être mis en place pour avoir une vie plus riche, plus libre des contraintes, et donc plus tournée vers soi ou les autres.
Meric Priscille pour tout le travail derrière chaque podcast et merci de nous introduire à d’autres podcasters ou youtubers géniaux comme Laura ‘The Productive Woman’ par exemple.
Témoignage d’Hélène
Coucou Priscille, ça fait un moment qu’il faut que je le fasse mais comme je ne suis pas tes conseils ben voilà mon petit mot pour le numéro 100 à la dernière minute : je suis la personne la moins organisée du monde et pourtant j’attends avec impatience ce moment quasiment hebdomadaire pour écouter ton podcast. Alors c’est sûr ça donne envie toutes ces pistes que tu nous donnes, toutes ces idées à découvrir, tes interviews sont toujours passionnantes. Mais ce que je préfère c’est toute la bienveillance que tu mets à l’œuvre, un pas après l’autre. Je sais que je ne serai jamais une as dans ces domaines mais tu parviens à infuser doucement quelques réflexes. Tu es une sorte de Jiminy Cricket pour moi. Et comme en plus l’intérêt c’est le chemin, j’avance en ta compagnie et c’est très plaisant !
Bon dimanche Hélène
Un grand merci à vous tous, qui me suivez depuis les débuts ou depuis quelques jours. Si vous souhaitez approfondir certains sujets ou bien que je traite un thème en particulier, envoyez moi un mail à contact@productivyou.com ou sur la page Facebook.

Avalez le crapaud – PVY099

avalez le crapaud
Le livre présenté aujourd’hui est « Eat that Frog » de Brian Tracy, https://www.briantracy.com/about/#, entrepreneur à succès, qui se dédie à aider les personnes à plus d’efficacité dans leur vie. Suivez le lien vers son site et regardez la première video qui est présentée et est profondément inspirante.
Le titre repose sur une citation de Mark Twain : 

“Eat a live frog first thing in the morning and nothing worse will happen to you the rest of the day.”

Si dès les premières heures du jour on réalise notre tâche la plus important et la plus difficile, alors on peut être tranquille le reste de la journée, sachant que le plus important a été fait.
Brian Tracy développe donc 21 moyens d’arriver à cet objectif dans notre vie quotidienne, à la maison ou au bureau.
Il se base sur un idée que nous avons tous testé, quoique l’on fasse il n’y a jamais suffisamment de temps dans une journée pour tout faire. Charge à nous donc de nous concentrer sur ce qui est le plus important et de le réaliser. Vous qui êtes à présent familiers de ce podcast, vous trouverez qu’il n’y a là rien de nouveau et non, car nous avons toutes et tous les mêmes challenges face au temps. L’important est donc de trouver des techniques pour en tirer le meilleur profit pour nous mêmes.
 
Pour l’auteur, on ne peut contrôler son temps et sa vie, qu’en modifiant notre façon de penser, de travailler, et notre gestion de la liste sans fin de responsabilités qui nous arrivent. Il s’agit d’arrêter de faire des tas de choses et de commencer à faire ce qui fera une réelle différence dans notre vie.
Les principes de base sont :  
  • des objectifs écrits afin de déterminer le chemin à prendre
  • Comprendre que le succès est prévisible et ne dépend pas du passé, des études ou du contexte, mais du fait que les personnes qui réussissent font des choses différemment dans leur vie et enfin, que ce succès dépend grandement de notre capacité à nous concentrer sur ce qui est réellement important pour notre vie.
Il insiste sur la nécessité d’être sélectif dans le choix des tâches à réaliser chaque jour et de développer la capacité à clairement identifier les priorités. Sa « grenouille » est la tâche la plus importante de la journée, mais aussi parfois la plus difficile à réaliser. Cela demande de la discipline de démarrer sa journée par « le pire », car nous allons naturellement vers la facilité et la douceur.
Et il écrit une chose à la fois drôle et très juste, qui va nous parler
  si vous devez manger une grenouille vivante, ça n’aide pas de vous asseoir et de la regarder très longtemps.
Il fait bien évidemment référence à la procrastination, qui nous fait sans cesse repousser les tâches difficiles au profit de la simplicité. Il prône de passage à l’action immédiate. Tout comme Brian Moran, dans «  The 12 week year » il écrit que ce qui empêche les réalisations, c’est l’incapacité d’exécuter les choses correctement, de passer à l’action. Bran Tracy met aussi l’emphase sur le développement de bonnes habitudes qui vous nous aider, comme définir les objectifs, fuir la procrastination, faire le plus important en premier.
Il encourage à développer une addiction positive à la libération des endorphines qui se produit lorsque nous sommes satisfaits d’avoir accompli une tâche majeure dans notre journée. Il rappelle aussi, qu’il n’y a pas de raccourci dans le développement personnel. C’est à force de pratique quotidienne que nous pouvons nous améliorer et développer nos compétences. Le développement de ces bonnes habitudes demande de prendre la Décision d’accomplir la tâche la plus importante en premier, de la Discipline pour en faire une habitude, et de la Détermination jusqu’à ce que cela devienne une seconde nature. 
 
Il propose 21 tactiques que je vais détailler brièvement.

1. Définir vos objectifs : 

les objectifs doivent être écrits sur le papier. Il suffit une liste de 10 objectifs à réaliser dans une année et cela doit vous rappeler de précédents podcasts ! Il suggère de les écrire au présent à la première personne et comme si nous les avions déjà atteints. Exemple : « Je gagne XX € par an » pour celui qui à pour objectif d’augmenter ses revenus ou ses commissions. « Je pèse X kg » pour ceux qui veulent perdre du poids. etc.

Ensuite, il propose de choisir parmi les 10 objectifs celui qui, une fois atteint aura le plus grand impact sur notre vie. Puis, process habituel, détailler l’objectif, même une deadline, créer le plan d’action et ensuite, faire quelque chose tous les jours pour faire avancer cet objectif.

2. Planifier chaque jour à l’avance: 

Là encore la force des petits pas est en action, mais au préalable il y a la planification. Et oui, le plan de bataille, un de mes dadas ! Il nous parle de la formule des 6 P. en anglais « Proper Prior Planning Prevents Poor Performance »  et en français “Un  Planning Préalable Pertinent Prévient d’une Pauvre Performance” ( c’est une traduction personnelle mais qui garde les 6 P et qui me convient bien). D’après Brian Tracy, en faisant la liste des choses à faire dans une journée, la veille, on peut gagner jusqu’à 2 heures dans sa journée de travail. Et le fait de le faire la veille peut aider notre esprit à travailler sur les choses à faire de façon inconsciente et à trouver de grandes idées. Il y a plusieurs listes, la master liste, la liste mensuelle, la liste hebdomadaire et la liste quotidienne. C’est un fervent partisan de penser sur le papier, d’ordonner les tâches par ordre de priorité, technique que nous devons apprendre à maitriser.

3. Appliquer la règle des 80/20 à tout :

Il s’agit de définir ce qui, dans nos listes de tâches, va produire 80 % des résultats attendus. Cela correspond généralement à 10 à 20 % de notre liste. Ce sera donc notre priorité. En passant la plus grande partie de notre temps sur ces tâches prioritaires, nous avancerons plus vite vers nos objectifs.

4. Considérer les conséquences:

 Pour chaque tâche il faut réfléchir aux conséquences sur le long terme. Une tâche qui n’a aucun impact sur notre objectif n’est sans doute pas nécessaire. Il y a 3 questions à se poser : « Quelles sont mes activités à plus forte valeur ajoutée ? Qu’est ce que je peux faire moi et moi seul, qui, si bien exécuté, fera une réelle différence ? Quel est le meilleur usage de mon temps maintenant ? 

5. Pratiquer la procrastination créative :

Il s’agit là de déterminer les tâches avec très peu de valeur et que l’on va repousser. Nous nous autorisons à procrastiner sur certaines tâches qui ne nous apportent pas grand chose. Voire même, nous allons supprimer de notre liste certaines de ces tâches. Ce peut être des tâches ou des activités, comme regarder la TV, jouer en ligne, et les remplacer par des activités qui nous apporterons plus de valeur, comme passer du temps en famille, jouer avec nos enfants ou bien apprendre une nouvelle chose. 

6. Utiliser la méthode ABCDE continuellement : 

Dans la revue de notre liste de tâches, nous allons classer les tâches avec des lettres, avec le A pour la tâche la plus importante. On peut aussi décliner en A1 A2 etc si nous avons plus d’une tâche très importante. Mais il faudra ensuite toujours commencer par la A1 qui est la «  grenouille la plus laide ». Une tâche A doit impérativement être faire. Une tâche B doit être faite, une tâche C pourrait être faite et ainsi de suite. Plus une tâche est vers la fin de la liste et plus on va chercher à la déléguer, la reporter ou la supprimer. 

7. Se concentrer sur la zone de résultats clés :

Il s’agit de lister ce pourquoi nous sommes payés pour notre travail, les résultats que l’on attend de nous. Une fois cette identification de nos objectifs professionnels, nous allons nous auto-évaluer et déterminer qu’elle est la compétence clé de nous devons développer pour être encore meilleur. On peut aussi demander le feedback de son manager, régulièrement, afin de chercher à toujours s’améliorer.

8. Appliquer la loi de 3 :

Nous allons déterminer les 3 principales tâches que nous devons faire pour obtenir les meilleurs résultats. La question à nous poser est «  Si je pouvais ne faire qu’une seule chose dans ma journée, qu’elle serait celle qui apporterait le plus de valeur à ma carrière? Une fois ces 3 tâches identifiées, nous allons concentrer nos efforts dessus. Idem avec nos 3 principaux objectifs de vie.

9. Se préparer consciencieusement avant de commencer : 

Je l’aime bien celle là, puisqu’elle est en lien direct avec mon mantra «  bien ne sert de courir il faut partir à point ». Ici on va travailler sur notre environnement de travail, s’assurer que tout est propre et à sa place, avec tout ce qui nous est nécessaire à portée de main, pour pouvoir restés concentrés sur nos activités.

10. Un pas à la fois :

Si l’on a des tâches sur lesquelles nous procrastinons sans cesse mais que vous devons réaliser, on va les identifier et lister toutes les petites actions à réaliser pour les terminer et ensuite, nous allons passer à l’action.

11. Développer les compétences : 

Nous allons prendre la décision de nous considérer comme un projet en cours. Un projet sur lequel nous allons travailler chaque jour pour améliorer nos connaissances. Pour cela nous allons identifier les compétences que nous devons développer en fonction de notre projet de vie et ensuite prendre les actions nécessaires, comme lire tout ce qui existe sur le sujet, suivre des séminaires, des cours, écouter des podcasts, regarder des vidéos etc pour nous améliorer chaque jour dans cette compétence.

12. Développez ses talents propres: 

Nous allons identifier ce à quoi nous sommes bons et que nous aimons faire. Et nous allons tout mettre en oeuvre pour devenir des experts dans ces domaines.  L’idée communément admise est qu’il faut travailler sur ses points faibles. Si vous êtes dans une grande entreprise et que vous faites annuellement votre revue annuelle, vous save que généralement vous devez identifier vos points faibles et vous engager à travailler dessus . Mais en fait cest totalement contreproductif. Ce nest pas en nous forçant à faire des choses qui nous déplaisent profondément ou bien qui ne vous intéressent pas que nous allons devenir bon dans le domaine. Au mieux nous serons médiocre. A linverse, il nous faut identifier nos points forts et travailler à les rendre encore plus forts. Qu’est-ce qui est le plus productif: deux personnes qui se forcent à faire ce qu’elles ne savent pas faire, le font mal et sans plaisir ou deux personnes qui se répartissent les tâche de façon à faire chacune ce qu’elles savent bien faire ? Cest particulièrement vrai quand on veut constituer une équipe. On essaie de prendre des profils complémentaires, où les points forts de lun vont se compléter avec les points forts de lautre. Pour la petite histoire, jai eu une discussion sur ce sujet précis avec mon manager lors de mon entretien annuel. Il était plutôt ouvert sur ce sujet. Sauf que loutil informatique très strict que nous utilisons pour nos évaluations nest pas créé dans ce sens. Il a donc interrogé la personne des RH sur ce sujet. et très clairement, nous sommes à des années-lumière de développer les compétences et pas les points faibles !

13. Identifier les contraintes clefs : 

Les contraintes, ce sont les barrières que nous nous mettons inconsciemment et qui nous empêchent de réaliser nos plus belles actions. Nous allons donc les identifier et travailler dessus.

14. Se mettre la pression :

Mettre des deadlines à chacune des tâches que l’on veut réaliser et aussi indiquer combien de temps on va passer sur une tâche, pour ainsi se forcer à travailler plus vite en se concentrant sur l’essentiel.

15. Maximiser ses ressources personnelles :

Il s’agit de considérer son corp comme une machine dont il faut conserver un niveau de fonctionnement optimal, en prenant soin de son sommeil, son énergie, faire du sport, manger correctement etc.

16. Se motiver à passer à l’action: 

Ici on va s’auto-motiver et nous allons particulièrement nous focaliser sur nos pensées et les concentrer sur ce que nous voulons faire, en étant positif et optimiste. Nous devons être déterminés à faire des progrès et non pas à nous chercher des excuses.

17. Ne pas se noyer sous la technologie : 

La technologie peut être notre meilleure amie ou notre pire ennemi. Nous devons nous exercer à une approche équilibrée, nous accorder des temps de déconnexion, utiliser la technologie pour les bienfaits qu’elle peut nous apporter, le gain de temps, mais ne pas nous laisser envahir au point d’en devenir esclave. Tout comme l’argent la technologie doit être à notre service et ne pas devenir notre maitre. 

18. Découper les tâches :

Il s’agit là aussi de découper les grosses tâches en toutes petites afin de les rendre plus digestes et surtout d’éviter la procrastination qui vient souvent lorsqu’on trouve une tâche insurmontable. Et une fois le découpage terminée, nous devons passer à l’action immédiatement. 

19. Créer de longues périodes de travail :

L’auteur aborde ici un concept qui vous est familier, il s’agit du time-blocking. Il faut sans cesse organiser notre agenda de façon à réserver de grands blocs de temps à une tâche définie au préalable, et restez bien concentrés sur cette tâche pendant toute la durée du bloc.

20. Développer le sens de l’urgence : 

Sur les tâches que nous avons tendance à reporter, il faut nous astreindre à les faire dans les plus brefs délais. De la même façon lorsqu’on a une nouvelle idée, ou un problème, non devons nous y atteler au plus vite, pour ne par perdre le momentum et surfer sur la vague tant qu’elle est là.

21. S’atteler à chaque tâche : 

Chaque jour, nous devons être déterminés à nous concentrer en premier sur les tâches les plus importantes, à passer immédiatement à l’action et à rester concentrés sur les tâches jusqu’à ce qu’elles soient terminées.

Voilà, j’en ai terminé avec le résumé de ce livre. Il est très court, donc je ne peux que vous conseiller de le lire vous-même d’autant qu’il est disponible en français. Si vous « débutez » sur le chemin de la gestion du temps et des priorités, ce livre fait un peu office de résumé des grandes techniques, en y accordant quelques pages à chacune. Ensuite dans le cours de vos progrès, pour allez découvrir plus en détails les différentes techniques, qui sont reprises par cette auteur mais par bien d’autres, dont nous avons déjà parlé dans ce podcast.

Gérer le stress avec la méditation – PVY098

méditation

Je reçois aujourd’hui Sandrine Tolegano Jourdren qui est instructrice de méditation de pleine conscience. 

Avec Sandrine, nous explorons notre réponse au stress et comment nous pouvons mieux gérer cet état grâce à la méditation.

Vous pouvez réécouter le podcast de 2015 sur la méditation Mindfulness ICI.

Ecouter le podcast

Prenez le temps de parcourir le blog de  Sandrine pour découvrir des articles passionnants sur la méditation et ses bienfaits dans les différentes phases de votre vie.

Quelques exemples :

Epuisement professionnel, quelles solutions pour aller de l’avant 

Le programme MBSR, guérir de l’anxiété et du stress

Méditation guidée sur la respiration

Démasquer notre critique intérieur

Comment la méditation permet de devenir plus productif

6 raisons de méditer pour vivre une grossesse épanouie

Je vous encourage aussi à rejoindre la formation à la méditation en ligne que Sandrine vient de créer pour celles et ceux qui ne peuvent se déplacer à ses ateliers présentiels. Vous trouverez toutes les informations en suivant ce lien.

Sandrine aide les particuliers et intervient aussi en entreprise, notamment avec sa formation Mindful Leader.

Page Facebook

Profil LinkedIn

 

 

Sortir de sa zone de confort – PVY097

La zone de confort, cette zone bien douillette, où nous nous sentons bien au chaud, comme en hiver lorsque, bien emmitouflés dans un plaid douillet, on regarde la neige et le vent par la fenêtre. Peut-être que dehors nous ferions de superbes rencontres, vivrions des aventures fantastiques, mais il est plus facile, plus doux de rester bien au chaud avec un bon thé et un bon livre. 
Ce confort ne nous semble pas forcément fantastique, mais c’est bon, ça va comme ça. Nous avons nos routines, nos façons habituelles de fonctionner, notre train train quotidien et c’est ok.
Nous nous sentons en sécurité, car notre niveau de stress et d’anxiété est bas.
Le principe de la  «  zone de confort » a été découvert au début du 20ème siècle, par 2 psychologues, Robert Yerkes et John Dodson. (https://en.wikipedia.org/wiki/Yerkes%E2%80%93Dodson_law) Ces 2 chercheurs ont découvert que la performance était affectée par le niveau d’anxiété. La performance augmente jusqu’à un certain niveau d’anxiété ou de stress, puis si le stress continue à augmenter, alors le niveau de performance s’inverse et on obtient une courbe de performance en cloche. D’autres chercheurs dans les années 50 ont trouvé un schéma similaire en étudiant les liens entre la performance et la motivation.
Ce qui veut aussi dire que si nous n’atteignons pas un niveau d’anxiété optimal, nous ne donnons pas non plus le meilleur de nous même, notre meilleure performance.
D’après ces chercheurs la zone de confort pourrait être définie ainsi :
La zone de confort est un état psychologique dans lequel une personne se sent à l’aise. Dans cette zone, elle peut garder le contrôle tout en éprouvant un faible niveau de stress et d’anxiété. Dès lors, un niveau constant de performance est possible.
Judith Bardwick (https://judithmbardwick.com/) définit le terme comme « l’état comportemental d’une personne qui choisit de vivre dans une position neutre d’anxiété. Brené Brown (https://www.nytimes.com/2011/02/12/your-money/12shortcuts.html)  le décrit comme « l’espace où notre incertitude, le manque et la vulnérabilité sont réduits au minimum et où nous croyons que nous aurons accès à suffisamment de nourriture, d’amour, d’estime, de talent, et de temps. Où nous avons le sentiment d’avoir un certain contrôle. (source wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_de_confort )
Il s’agit de rester sous le seuil du stress qui est contre performant, à un niveau optimal.
Nous avons une tendance naturelle à vouloir rester dans notre zone de confort, ou bien à y retourner très vite lorsque nous en sortons. Il ne s’agit pas d’une bonne ou mauvaise chose. C’est simplement la façon dont nous fonctionnons et il faut en prendre conscience.
En être conscient, mais pas nécessairement s’en contenter. Un peu sur le même principe du fameux équilibre entre vie privée et vie professionnelle, si on vise l’équilibre parfait, d’une part on s’épuise et surtout, ce n’est pas du tout comme cela que nos projets peuvent avancer de façon significative. Il faut provoquer le déséquilibre, pour avancer, un peu comme à vélo.
Il en va de même avec la zone de confort, il faut accepter d’aller plus loin, de repousser ce petit confort, de repousser nos propres limites, pour apprendre de nouvelles choses, pour tenter de nouvelles expériences.

Trop au chaud dans votre confort ?

Comment savoir si vous êtes un peu trop au chaud dans votre zone de confort ? Il y a quelques signes qui peuvent vous alerter :
  • Vous n’êtes pas spécialement heureux mais vous ne savez pas pourquoi.
  • Tout roule, mais vous attendez plus de la vie. Votre malaise vient du fait que les choses qui vous entourent vous semblent ordinaires, banales et que vous souhaitez quelque chose de différent.
  • Vous vous mettez à douter de vous-même, ce qui ne signifie pas que vous être sur une mauvaise pente. Bien au contraire. Cela veut souvent dire que c’est cette idée que vous devez poursuivre. Si cette fameuse idée qui vous trotte dans la tête était banale et sans attrait réelle, vous ne douteriez aucunement de pouvoir l’accomplir. Vous ne savez jamais de quoi vous êtes réellement capable, avant d’avoir essayé. 
  • Peut être que vous avez le sentiment de stagner, de ne plus vous développer et vous ne voyez aucun développement majeur dans votre futur. Vous vous ennuyez dans votre vie. 
  • Vous souvenez-vous de la dernière fois que vous avez essayé un truc nouveau
  • Quel est le dernier challenge dans lequel vous vous êtes lancé ?
  • Quand avez vous ressenti cette petite montée d’adrenaline que l’on ressent lorsqu’on se dépasse pour obtenir une chose qui nous tient à coeur ? 
  • Dites vous non quand on vous demande de faire quelque chose de nouveau ou de difficile ? 
  • Est-ce que vous êtes du genre à penser que la nouveauté est risquée, inconfortable et donc vous vous en éloignez le plus possible ?
  • Peut être que vous êtes un grand procrastinateur ?
  • Vous attendez pour que les conditions parfaites soient enfin réunies, si jamais cela est possible, avant d’entreprendre quoique ce soit ?
  • Vous êtes un peu fataliste, vous disant que tout vient à point à qui sait attendre ?
  • Et en dernier signe, vous utilisez beaucoup les mots « si » et « quand », ou bien « ne pas pouvoir ».
Nous avons déjà parlé de l’impact des mots que nous utilisons dans ce podcast. Ils ont un fort impact sur nous. Ils peuvent nous pousser à l’action ou bien nous limiter, dans tous les domaines, car les situations qui sont importantes mais qui nous demandent d’aller puiser dans nos ressources, se trouvent dans tous les domaines de notre vie, personnelle ou professionnelle.
Que ce soit de devoir intervenir devant de nombreuses personnes dans une convention, participer à des soirées de networking, s’adresser à des inconnus, essayer des choses nouvelles, toutes ces choses dans lesquelles nous ne nous sentons pas à l’aise parce qu’elles sont en dehors de notre zone de confort, mais qui sont nécessaires pour avancer, pour progresser. 
Comme nous l’avons vu plus tôt, un excès de confort ne nous permet pas d’atteindre notre niveau optimal de performance. C’est quand nous nous arrangeons pour faire le minimum requis que nous ne vivons pas réellement notre vie pleinement. 
Alors oui, sortir de sa zone de confort est difficile, on n’est pas du tout à notre aise. 
Pourquoi est ce si difficile de sortir de sa zone de confort? 
Tout d’abord parce nous nous sommes créés des petites barrières, derrière  lesquelles nous cacher et éviter ainsi toute tentative de sortie de cette zone. 

Busyness

Nous nous drapons dans nos emplois du temps surchargés, nous sommes trop occupés, nous avons trop de choses à faire, c’est le busyness, ( lien vers l’ essai de tim kreider “les gens sont débordés”) et donc il est absolument certain que nous n’avons pas le temps de tenter de nouvelles choses. «  Je le ferai quand j’aurais du temps, quand les enfants seront grands, quand je serai en retraite etc etc. »

Procrastination active

Un autre piège que nous nous sommes nous-mêmes élaborés, c’est la procrastination. Mais une procrastination étudiée, celle où nous avons bien rempli notre to-do liste de choses à faire, mais de choses non essentielles, et absolument pas avec NOS essentiels, ceux qui feraient réellement avancer notre vie. Et donc nous nous réfugions derrière cet agenda rempli de rien, pour repousser notre participation à des événements qui comptent réellement. C’est beaucoup plus simple que de vous lancer dans des activités qui feraient réellement avancer vos objectifs profonds ! Vous vous noyez dans des tâches qui prennent du temps mais que ne font absolument rien pour avancer vos projets personnels. Et c’est votre excuse. « J’ai déjà trop à faire, je n’ai absolument pas le temps. » Et pourtant ce sont les autres choses que vous repoussez, qui feraient une vraie différence. Et en plus vous le savez au fond de vous même.
Mais être occupé, ne signifie pas du tout être efficace et encore moins être heureux. 
Passez à l’action, faites le boulot, même s’il est difficile, et prenez aussi le temps d’une pause pour appréciez ce qui vous entoure. 
Soyez présent dans ce que vous faites, et ne soyez pas sans arrêt en train de penser à votre prochaine action sur votre to-do list. Soyez honnête avec vous même. Est ce que vous refusez les opportunités qui s’offrent à vous parce que vous les avez réellement évaluées, qu’elles ne participent pas à votre essentiel, et donc vous n’avez pas de temps pour elles, ou bien seulement parce que vous ne souhaitez pas prendre de risque ? ( lien vers l’épisode sur Essentialisme) Faites le tour des excuses que vous vous trouvez pour ne pas sortir de votre zone de confort. Sont-elle réelles, légitimes, ou bien vous avez juste sorti votre boite à excuses ? 

Le Perfectionnisme

Une autre raison qui peut vous pousser à rester au chaud, c’est que vous êtes perfectionniste. Sujet déjà largement évoqué aussi dans ce podcast. C’est un défaut qui retient beaucoup de personnes à avancer. Vouloir que tout soit parfait tout le temps. ( lien vers épisode sur le perfectionnisme) Attendre que les conditions optimales soient réunies… le genre de chose qui n’arrive qu’une fois tous les jamais. Et pour les français qui m’écoutent, fort de la fantastique méthode pédagogique dans laquelle nous avons été élevés à l’école et souvent aussi à la maison, si on ne fait pas une chose parfaite, cela ne vaut pas la peine de s’y mettre. 
Il y quelques années, j’étais convoquée avec l’un de mes fils chez son proviseur pour discuter de son avenir. Le choix était de le garder dans le système scolaire généraliste ou bien de l’envoyer faire des études spécialisées et plutôt manuelles. Et le proviseur de lui dire : il n’y a aucun problème à vouloir être pâtissier ou boulanger, du moment que votre objectif est de devenir le meilleur ouvrier de France. Voilà qui est super encourageant vous ne trouvez pas ! Quelle pression pour des enfants qui sont déjà perdus ?
Et c’est vrai qu’en France on va toujours et toujours pointer du doigt LA faute, mais rarement souligner les efforts, la bonne volonté ni même souligner le fait qu’un échec n’ est pas définitif. Voilà pourquoi de nombreux entrepreneurs qui ont échoué ne re-tentent plus jamais l’aventure, car la défaite est tellement dure à digérer, tellement pointée du doigt… Cela ne nous encourage pas du tout à tenter notre chance et à sortir de notre zone de confort et cela ressemble fort à l’effet Tetris, version négative dont nous avons parlé dans l’épisode précédent ( lien vers PVY096)
Entre le perfectionnisme qui nous touche et le fait que l’on fait toujours grand cas des échecs, et sans compter le petit esprit franchouillard qui fait que les gens qui réussissent ont certainement bénéficié des meilleurs augures, de circonstances externes fantastiques voire de trucs pas clairs… vous voyez le tableau. Alors loin de nous toute volonté de sortir de notre zone de confort. Si moi je ne veux pas en sortir, pourquoi est-ce que je n’essaierai pas de pourrir la vie de ceux qui relèvent la tête et tentent de faire de leur vie, une vie intéressante, loin des sentiers battus ? Mais je m’égare…
En tout cas, notre futur n’est pas défini par notre passé, nous avons le pouvoir entre nos propres mains pour changer le cours de notre futur et de travailler à mieux pour notre Futur Nous.( lien vers épisode « Investissez dans votre futur Vous)
En plus, la bonne nouvelle, c’est que sortir de sa zone de confort est très rarement mortelle. Vos chances de survie sont de 100 %. ( sauf si vous prévoyez de traverser une vallée sur un filin) 
Ne laissez pas vos peurs, vos petites voix ou votre singe avoir raison de vos plus belles performances.
Il y a deux ans, lorsque j’ai rejoint l’entreprise dans laquelle je suis aujourd’hui, j’ai assisté au grand séminaire des cadres. Un homme est intervenu, un grand gaillard, qui m’avait semblé plutôt sûr de lui lorsque je l’avais croisé avant les discours. Et là il était tremblant, hésitant, le souffle atrocement court et clairement tout le monde retenait sa respiration en l’écoutant. Etant nouvelle je ne comprenais pas la situation. A la fin de sa laborieuse intervention, il a eu le droit à un tonnerre d’applaudissements et aux félicitations du CEO. Il se trouve que cette personne avait une peur panique de s’exprimer en publique et donc à fortiori en face de plusieurs centaines de personnes. Mais il a travaillé avec un coach et c’était donc sa première intervention devant une grande salle. Tout le monde était au courant du challenge et tout le monde était avec lui. L’année suivante, il a fait une présentation, et il était cette fois beaucoup plus à l’aise, et est ressorti de là très fier d’avoir repoussé ses propres barrières. 
A contrario, je discutais très récemment avec un jeune collègue d’une intervention que j’avais à préparer pour le séminaire de cette année. Il m’a dit que jamais il ne ferait cela, ce n’était pas son truc. Il pouvait parler devant 10 personnes mais c’est tout et il est hors de question pour lui d’aller au delà. Deux approches totalement différentes. Mais là encore, deux conséquences différentes. Dans un environnement professionnel où il est important de savoir présenter son travail devant de grandes assemblées, l’un a compris l’importance que cela avait sur sa carrière et sur la promotion du travail de ses équipes, quand l’autre ne pense qu’à la peine immédiate, et pas du tout à l’impact potentiel sur sa propre carrière, mais aussi sur son équipe, dont le travail ne sera jamais promu à un échelon supérieur.

Les petits pas

Commencez par faire de petits pas vers vos objectifs. La plus grande erreur serait de ne rien faire car vous pensez que vous ne pourrez que faire un peu. Or, c’est en faisant un petit pas que l’on commence. Lorsque bébé vous avez fait votre tout premier pas, vous ne vous êtes pas dit «  non je n’y vais pas, je ne suis pas encore en mesure de marcher 50 km ! »
Commencez par prendre de petits risques dans un environnement contrôlé. Rappelez vous de l’analogie avec le « cercle de Zorro », dont Shawn Achor parle dans «  Comment devenir un optimiste contagieux ». Prendre de l’assurance dans un petit contexte connu et maitrisé, puis élargir peu à peu le cercle pour accomplir de grandes choses, en s’appuyant sur la confiance progressivement développée et acquise.
C’est de cette façon que vous allez gagner une certaine habitude à vous pousser hors de vos limites, vous préparant ainsi aux changements qui surviennent sans cesse dans la vie. Le but n’étant pas de vivre dans un état de stress tellement intense qu’il devient contre-productif, mais plutôt juste au niveau qui vous permettra d’atteindre vos meilleurs résultats.

La peur du regard des autres

Autre motif pour rester au chaud, la peur du regard et des commentaires des autres. Les gens vont certainement vous juger. Quoique que vous fassiez, quelqu’un vous jugera et il vous faut donc l’accepter et arrêter de baser votre vie et vos actions sur cette peur. Le jugement que porte les gens est souvent basé sur leurs propres expériences, leurs émotions, leur propre vie et ils n’ont rien à faire de vous. Cela vous place donc à la merci de leurs perspectives biaisées et peu fiables. Mais il n’y a rien que vous puissiez faire à ce sujet. Vous devez trouver votre valeur en vous même et en personne d’autre.
Arrêtez de faire des choses pour impressionner votre entourage, juste pour cette petite gloire passagère et sans aucune importance. A la place, concentrez vous sur ce qui vous rend réellement fier et faites des progrès dans ce domaine. Prouvez vous  à vous que vous pouvez progresser et vous améliorer. Et ce n’est pas grave si vous faites un faux pas, cela fait partie du process d’apprentissage. 
Lors d’un podcast de fin d’année sur la fixation des objectifs, nous avons évoqué les peurs et les idées qu’on se met seul en tête. L’une d’elle est de croire que nous n’avons pas assez de ressources ou de pouvoir pour faire ce que nous voulons faire. Ce principe s’applique aussi au fait de sortir de sa zone de confort. Et c’est le prix à payer pour construire soi-même sa vie, avec intention et avec la satisfaction de choisir son propre chemin et de mettre tout en oeuvre pour y parvenir. Ce chemin va naturellement vous conduire en dehors de votre zone de confort.
En sortant de votre zone de confort, vous vous rendrez compte que vous y serez plus heureux que dans votre confort habituel, contrairement à ce que vous pensiez au départ. Mais cela demande de savoir surmonter les peurs et doutes et surtout de s’y préparer. Car la peur elle sera là, à un moment ou un autre. Mais si vous le savez et que vous vous préparer à ce qu’elle apparaisse, alors vous pourrez anticiper cette peur et surtout mettre en place des stratégies pour qu’elle ne vous terrasse pas.

Les bonnes âmes de votre entourage

Dans votre aventure sur le chemin de l’inconfort, vous allez aussi faire face aux commentaires ou conseils de personnes de votre entourage, qui vous veulent pour la plupart du bien et vous souhaitent le meilleur dans la vie. Cependant, ces conseils et remarques ne seront que le reflet de leur propre subjectivité, de leurs expériences et de leurs propres peurs. Certains tenteront de vous décourager à partir à l’aventure, quelqu’elle soit, en justifiant leurs conseils par la volonté de vous épargner des problèmes. Mais peut être ont ils seulement peur que si votre vie change « trop », il n’y ait plus de place pour eux ?
Ou bien, vos projets mettent à jour leur absence de courage, ou de force pour faire de même et prendre leur vie en main. On vous prendra peut être même pour un fou. Imaginez cette personne, cadre dans une grande entreprise et qui décide de monter sa petite entreprise. Mais quelle mouche l’a piquée, que de vouloir tout foutre en l’air alors qu’il est tellement plus facile de jouer avec la politique interne et d’attendre que le chèque tombe tous les mois ? Vous aurez donc à ramer contre le courant. Mais au bout du compte, vous obtiendrez ce pour quoi vous avez dépensé votre énergie, vous aurez repoussé vos propres limites et la fierté que vous en tirerez n’a pas de prix.
Rappelez vous que tout est une affaire de choix, mais que ces choix peuvent être cumulables. Vous pouvez choisir d’être mère de famille et de créer votre entreprise, d’avoir une carrière. Ce n’est pas soit l’un soit l’autre.
Parfois il faut juste se lancer et arrêter de se poser trop de questions, de passer son temps à douter de tout et surtout de soi même.
Sortir de sa zone de confort ne se fait pas en faisant un truc énorme et en prenant des risques inconsidérés. Comme évoqué plus tôt, cela se fait petit à petit, en changeant des habitudes que l’on a depuis longtemps.

Créer des challenges personnels

Créez vous de petits challenges, rien que pour vous même, et vous n’avez pas besoin d’en faire la promotion autour de vous. Juste un challenge entre vous et vous. Si vous êtes terriblement timide, essayez d’engager la conversation à la machine à café avec vos collègues au lieu d’attendre que ce soit eux qui fassent le premier pas. Puis augmentez la difficulté, en parlant à un nouveau, ou bien à un visiteur … Les exemples sont multiples et vous seul savez dans quel domaine vous souhaitez pousser vos limites. Il n’y a pas de bon ou de mauvais moment pour commencer. Juste commencez, aujourd’hui, maintenant, là, tout de suite. Soyez persévérant, patient, et entièrement dédié à ce challenge que vous vous fixez. Sachez répondre à cette question : pourquoi est ce que je le fais ? 
Rappelez vous que la peur tue plus de rêves que l’échec.
Si vous vous accrochez à votre pourquoi, comme pour tout objectif, c’est là que vous puiserez les ressources nécessaire dans les moments difficiles, dans les périodes de doutes et d’incertitude. Mais continuez d’avancer, à petits voire touts petits pas s’il le faut, mais ne vous arrêtez pas. Ce sont les petits victoires au quotidien qui vous feront gagner la bataille ! Encore une fois, sortir de votre zone de confort doit vous procurer une dose anxiété qui vous permet d’être meilleur et plus performant. Il faut donc savoir doser les pas à accomplir pour ne pas vous retrouver avec une anxiété telle que cela vous paralyserait complètement. Soyez raisonnable et si besoin, revoyez votre rythme de progression pour ne pas vous faire trop peur !
Et vous, quels sont les domaines dans lesquels vous aimeriez sortir de votre zone de confort ? n’hésitez pas à commenter cet article, sur le blog, sur la page Facebook ou sur Youtube.

L’optimisme contagieux – PVY096

Revue du livre “Comment devenir un optimiste contagieux” de Shawn Achor.
L’auteur de ce livre, Shawn Achor,  ancien enseignant d’Harvard, est le fondateur de l’institut de recherche appliquée en psychologie positive. Il a notamment été l’élève du très connu Tal Ben Sahar, grand maitre de la psychologie positive.  Il est aussi l’orateur d’une des conférences TED les plus vues au monde, avec plus de 17 millions de vues sur le bien être au travail https://www.ted.com/talks/shawn_achor_the_happy_secret_to_better_work?language=fr
L’auteur bouscule d’entrée de jeu les grandes idées que nous pouvons avoir, en disant que c’est grâce au bonheur que l’on obtient du succès et non pas l’inverse. 
Il nous fait part d’une première observation alors qu’il était à Harvard, l’une des plus prestigieuses universités au monde, lorsqu’il s’est rendu compte que la plupart des élèves qui étaient présents, étaient loin d’être heureux, alors que leur situation était plus qu’enviable.
Il déroule dans ce livre un certain nombre d’expériences qu’il a conduites sur des milliers d’étudiants mais aussi avec ses clients, avec toujours beaucoup d’humour et en expliquant les résultats de ses recherches dans des termes que tout le monde peut comprendre. Et si vous avez vu sa vidéo, vous avez vu comment, avec un grand sens de l’humour il explique qu’il s’est surtout attaché à comprendre les « anomalies » dans ses études, plutôt qu’à se focaliser sur le plus grand nombre et les moyennes. C’est un livre très facile à lire, tout en apprenant beaucoup de choses.
Il décline 7 moyens de trouver le bonheur et l’optimisme dans la vie quotidienne. Il conseille de les mettre en pratique et d’en choisir au moins un pour commencer.

1. L’atout Bonheur

C’est le principe qui va nous apprendre à recaler notre cerveau, pour que nous voyons les choses positives, plus que les choses négatives et que cela nous permette d’améliorer notre productivité et notre performance. D’après l’auteur nous trouvons du bonheur lorsque nous sommes en lutte pour atteindre notre meilleur potentiel. 
«  Le bonheur, ce n’est pas croire que nous n’avons pas besoin de changer; c’est prendre conscience que nous pouvons le faire »
Il nous explique que les recherches ont montré qu’une personne positive, avait une chimie du cerveau qui favorisait la réussite, la productivité, le traitement plus rapide des données. 
Il donne quelques conseils pour nous aider à développer cet atout bonheur :
  • Méditer
  • Penser à un plaisir à venir
  • Accomplir consciemment des actes de bonté
  • Insufflez de la positivité dans notre environnement
  • Faire de l’exercice
  • Dépenser de l’argent pour se créer des expériences et des souvenirs
  • Utiliser ses forces personnelles
Enfin il donne des conseils pour l’application dans le monde du travail et parle du principe de Losada, et d’un chiffre, 2,9013. C’est le ratio entre interactions positives et interactions négatives pour qu’une équipe réussisse. Il faut environ 3 commentaires, expériences ou expressions positifs pour contrer les effets démoralisants d’une remarque négative. Quand je pense que j’ai été élevé par une mère qui considérait que pour bien élever un enfant, il fallait lui faire 1 compliment pour 7 réprimandes … je me demande comment j’arrive à être positive, moi !

2. Point d’appui et le levier

Vous pouvez changer votre performance en changeant votre état d’esprit.
Notre cerveau est comme un processeur capable d’utiliser seulement une quantité de ressources finies pour découvrir le monde. On peut améliorer cette capacité en regardant le monde par des vues différentes, comme la gratitude, l’espoir, la résilience, l’optimisme et la raison. 
Notre pouvoir de maximiser notre potentiel dépend de 2 choses : 
  • la longueur du levier : combien nous pensons avoir de pouvoir potentiel
  • le point d’appui : l’état d’esprit dans lequel nous générons le pouvoir de changer. Nous pouvons modifier notre perception du monde à tout moment.
« si nous ne pouvons changer la réalité par la seule puissance de notre volonté, nous  pouvons employer notre cerveau pour modifier notre façon de traiter le monde, ce qui, par voie de conséquence, changera notre manière de l’appréhender. »
Il décrit des expériences qui montre que
« l’esprit ne change pas la façon dont nous vivons une expérience, il en modifie les résultats objectifs. »

3. L’effet Tetris

L’auteur parle du jeux Tétris et d’un expérience faite sur des adeptes de ce jeu. Au bout de quelque temps de pratique, les joueurs se sont mis à regarder leur environnement comme s’ils étaient encore dans le jeu et à imaginer comment emboîter les objets de leur environnement pour arriver  faire des lignes complètes comme dans le jeu. Les joueurs avaient développé une nouvelle aptitude mentale, et se retrouvaient coincés dans une « image rémanente cognitive ». C’est  ce qui se passe passe autour de nous en permanence, quand nous voyons des personnes incapables de sortir d’un schéma mental ou comportemental. On a les personnes, qui passent leur temps à pointer du doigt ce qui ne va pas, les erreurs des autres par exemple, plutôt que de se concentrer sur le coté positif. Il donne l’exemple de certains auditeurs d’une grande société d’audit, qui après avoir passé des heures par jour, pendant des années à rechercher les erreurs dans la comptabilité ou les déclarations d’impôts de leurs clients, faisaient la même chose chez eux, en ne s’arrêtant que sur les mauvaises notes de leurs enfants par exemple.
L’auteur propose 3 choses pour programmer notre cerveau dans un effet Tetris positif :
  • le bonheur
  • la gratitude
  • l’optimisme
Il conseille de noter chaque jour 3 choses positives de la journée et des choses pour lesquelles nous sommes reconnaissants.

4. Le Rebond

Il s’agit de tirer parti des échecs pour créer une dynamique ascendante.
Plutôt que de se laisser aller dans une spirale descendante ou dans le status quo de ne rien faire, il faut prendre une troisième option . Cette nouvelle voie nous mènera où nous sommes encore plus forts et plus capables qu’avant l’échec. C’est
“la capacité de remonter, non pas malgré les revers, mais grâce à eux ».
C’est la croissance post-traumatique. Cela s’appuie sur la façon dont nous percevons les situations, et surtout sur la ré-interprétation positive, l’acceptation, l’optimisme et des mécaniques d’ajustements comme l’attaque frontale du problème. C’est l’histoire des 2 vendeurs de chaussures qui sont envoyés en Afrique pour évaluer les opportunités du marché. Le premier envoie un message «  situation désespérée, ils ne portent pas de chaussures » et le second «  occasion en or! Ils n’ont pas encore de chaussures ».
Quelques stratégies sont proposées : 
  • Changer pour une vision positive ( j’ai été blessé, c’est une catastrophe vs j’aurai pu mourir, j’ai eu de la chance), 
  • Changer son style explicatif, par des propos optimistes (  C’est vraiment grave, ça ne changer jamais vs. ce n’est pas si terrible, cela va s’arranger »). 
  • Apprendre son abécédaire : L’auteur propose un modèle ABCD Adversity – Adversité ; Belief -Croyance; Consequence – Conséquences; Dispute – Débat. Nous dire que nos croyances, ne sont que des croyances en en débattre. Nous devons être conscients que notre peur des conséquences est toujours pire que les conséquences elles-mêmes. Et nous servir des échecs pour aller de l’avant et rebondir.

5. Le cercle de Zorro.

Se concentrer sur des objectifs modestes et gérable pour élargir sa sphère d’influence. Shawn Achor fait référence à l’entrainement du jeune Zorro qui doit apprendre à se battre dans un tout petit cercle, et qui est autorisé petit à petit à faire des exploits plus grands. Il s’agit de commencer à nous concentrer sur la réalisation d’objectifs simples, atteignables, pour regagner un sentiment de contrôle et de confiance. Le succès serait lié à la croyance que nos actions ont un effet direct sur les résultats. Nous devons passer d’une réaction «  se battre et fuir » en cas de stress à celle de «  penser puis réagir » grâce au contrôle. Pour cela, la technique des petits pas se met en place pour regagner la confiance, avec de petites victoires, comme : courir de petits laps de temps avant de courir un marathon, commencer par écrire une page à la fois, avant d’écrire un livre. Il nous demande d’ apprendre à distinguer ce que pouvons contrôler de ce que nous ne pouvons pas contrôler, et dans notre zone de contrôle, avancer par petites étapes 

6. La règle des 20 secondes.

Remplacer les mauvaises habitudes par de bonnes en réduisant les obstacles au changement.

L’auteur ici s’attaque à nos mauvaises habitudes et nous donne des astuces pour les tourner en bonnes habitudes. Pour cela il faut réduire les obstacles qui nous séparent du changement à leur minimum et créer un chemin de la moindre résistance. Il explique comment le fait de devoir un effort de 20 secondes pour atteindre sa guitare dans le placard l’empêchait de jouer. C’était trop difficile pour lui et du coup il ne jouait jamais. Il a donc imaginé comment supprimer les 20 secondes et à partir de ce moment il est devenu assidu dans sa pratique. Il a fait la même chose mais pour se défaire de la mauvaise habitude de s’affaler dans son canapé en rentrant le soir pour regarder la TV. Il a enlevé les piles de sa télécommande les à ranger dans un endroit se trouvant à plus de 20 secondes de son divan. Le soir en rentrant, la télé ne s’allumant pas, il n’avait pas le courage de se lever pour aller chercher les piles et finissait pas prendre un livre à la place, ou bien sa guitare à portée de main, ou bien son ordinateur pour écrire son livre.

« En ajoutant 20 secondes à ma journée, j’ai récupéré 3 heures”

7. L’investissement social.

Pourquoi le soutien social est votre plus grand atout.
Il montre que la corrélation entre le bonheur et le soutien social est de 0,7 soit très important. Or, nous faisons tous le contraire en cas de stress, nous nous isolons et essayons de chercher seul les solutions et à nous remettre tout seul. C’est totalement contre-productif. En temps de crise, les gens passent beaucoup de temps à travailler et donc s’éloignent de leurs amis et de leurs familles. Alors que ceux qui font le contraire se sortent plus facilement des mauvais passages. 
Enfin l’auteur clame que nous pouvons déclencher des réactions en chaine en répandant le bonheur, et l’optimisme tout autour de nous, à la maison comme au travail.
C’est un livre très intéressant, drôle, qui fourmille d’anecdotes et de bonne humeur ( heureusement). Essayer de mettre en application au quotidien n’est pas toujours évident, mais avec un peu d’entrainement, on prend des petites habitudes. Personnellement, je laisse toujours les chaussures de sport au pied de mon tapis pour ne pas perdre de temps et surtout me décourager si je devais aller chercher mes chaussures. Vu la taille de mon appartement, elles ont assez peu de chance de se trouver à plus de 20 secondes, mais cela aide néanmoins. Voir le positif en toute situation est aussi très bénéfique. J’étais déjà d’un naturel assez positif, mais cela c’est encore amélioré. Mais pas plus belle « réussite » a été un commentaire de ma collaboratrice, qui est certainement la personne la plus négative qu’il m’ait été donné de côtoyer, et qui considérait que rien ne pouvait évoluer dans le bon sens quand c’était mal parti. Mais qui après près de 2 ans à mes côté, a fini par me dire qu’elle reconnaissait qu’elle devait changer de point de vue, s’ouvrir à d’autres possibilités. Nous ne sommes pas encore à un optimisme débordant, mais la tendance s’inverse doucement. 
Je vous souhaite donc une bonne lecture et de devenir des optimistes contagieux. 

Le questionnaire de Mat – PVY095

Je reçois aujourd’hui UN invité de marque. Vous l’avez entendu dans Niplife, vous l’écoutez peut être dans le M son streetcast, dans l’Eclectique show son podcast ou bien encore dans Relife en compagnie de Guillaume Vendé, c’est une figure incontournable du monde du life hacking, j’ai nommé Mat, alias prof du web !

Ecouter le podcast

J’ai fait la connaissance virtuelle de Mat au moment où j’ai démarré  ce podcast, car il a très généreusement  partagé avec moi des conseils utiles. C’est un peu mon mentor ès podcast.

Mat a accepté de répondre au questionnaire de Proust, mais après cet épisode je pense que nous allons pouvoir le rebaptiser le questionnaire de Mat !

Un peu d’histoire : 

Marcel Proust découvre ce test à la fin du 19è siècle, alors qu’il est encore adolescent. Ce jeu anglais datant au moins des années 1860 était nommé Confessions. À cette époque, ce genre de jeu est en vogue ; la mode en vient d’Angleterre : les questionnés peuvent y dévoiler leurs goûts et leurs aspirations.

Proust s’y essaye à plusieurs reprises, toujours avec esprit.

L’animateur de télévision Bernard Pivot, y voyant l’occasion pour un écrivain de dévoiler à la fois des aspects de son œuvre et de sa personnalité, soumettait traditionnellement ses invités à une version de son cru dérivée du questionnaire de Proust à la fin de l’émission Bouillon de culture. ( source Wikipédia)

1. Le principal trait de mon caractère ? la curiosité, le besoin d’apprendre et de découvrir
2. La qualité que je préfère chez un homme / une femme ? la diplomatie
3. Ce que j’apprécie le plus chez mes amis ? L’ Ouverture d’esprit
4. Mon principal défaut ? L’ impatience
5. Mon occupation préférée ? Lire, programmer,
6. Mon rêve de bonheur ? Je vis dans mon rêve de bonheur
7. Quel serait mon plus grand malheur ? Des problèmes de santé chez mes proches , le recul des acquis.
8. Ce que je voudrais être ? Moi même
9. Le pays où je désirerais vivre ? Où je vis en ce moment
10. La couleur que je préfère ? Rouge et blanc comme el drapeau ( et le noir aussi)
11. La fleur que j’aime ?

la fleur de lys comme sur le drapeau du Québec

12. L’oiseau que je préfère ? Le cardinal, le geai bleu

13. Ma devise ? Rien n’est permanent sauf le changement
14. Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence ? Les fautes d’orthographe
15. Mes héros favoris dans la fiction ? Les Héros pas aimés, Ironman, V pour Vendetta.
16. Mes héroïnes favorites dans la fiction ? Les Simones – télé série Canadienne. https://www.hypnoweb.net/www/liste-series.2.18/les-simone-2268.html

Les Simone, ces trentenaires héritières d’années de lutte féministe, où en sont-elles? Avec ces chamboulements naissent de nouvellesproblématiques. Devant tant de choix, la femme s’est créée de nouveaux idéaux et s’est soumise à une pression personnelle et sociale supplémentaire. Pression qui ne laisse que très peu de place à l’imperfection. Ainsi, une question demeure : où se trouve le bonheur? Dans la réussite professionnelle et sociale? Sinon dans l’amour? Et que faire quand ni le célibat et la liberté sexuelle qu’il permet, ni la vie de couple et ses papillons, ni la vie familiale et ses joies immenses, ni les amitiés de toujours ou de passage n’arrivent à combler cette solitude? On suivra donc Maxim dans cette longue quête identitaire, dans le combat de sa vie : oser être elle-même et trouver sa place.

17. Mes compositeurs préférés ? Shania Twain, https://www.youtube.com/channel/UCGD9Vd6tEBkmM0hArMjgu3w

18. Mes peintres favoris ? Banski, http://www.banksy-art.com/

steve cutts http://www.stevecutts.com/

Maddox https://www.amazon.com/Maddox/e/B001KHKPU2/ref=sr_tc_2_0?qid=1520782586&sr=8-2-ent

Pascal Campion http://pascalcampion.tumblr.com/

19. Mes héros dans la vie réelle ? Elon musk https://fr.wikipedia.org/wiki/Elon_Musk

Voir ou revoir le décollage de Space X 

20. Le don de la nature que je voudrais avoir ? Aucun en particulier
21. Ce que je déteste par-dessus tout ? L’autorité, les lois
22. Comment j’aimerais mourir ? Pas envie de parler de cela
23. État d’esprit actuel ? Le questionnement permanent
24. depuis quand t’es tu lancé dans les podcasts Des cassettes avec des amis. 2011 Benoit et Michael de Niptech.
25. qu’est ce qui  et /ou qui t’a motivé à le faire Vouloir tester une chose nouvelle
26. ton plus beau souvenir de podcast Les débuts avec podcast. Premier podcast avec pierre journel http://www.podcasts.com/niplife-9ab4b47c9/episode/NipLife-001-Jitidi-d9cd
27. ton pire souvenir de podcast Epic fail https://itunes.apple.com/ch/podcast/bonus-epic-fail/id1151622772?i=1000399650130&l=fr&mt=2
28. pourquoi créer une école du podcast ? Pas d’endroit en français avec des informations.
29. comment se présente la formation dispensée ? Pour aider, un guide, https://ecoledupodcast.com/le-guide/  des videos https://ecoledupodcast.com/la-formation/
30 . Quel est l’origine de ton pseudo ? Pro du web et suite à une erreur c’est passé à prof du web.
31 . Quel est ton livre préféré ? Digital emploi, http://amzn.to/2DgFy5u

l’art subtil de s’en foutre http://amzn.to/2FtYnUM

32. Quelle est ton astuce de productivité ? Ne pas ranger les fichiers,les mails etc sur son ordinateur, mais  utiliser les moteurs de recherche
33. Qu’est ce qui te pousse à acheter toutes les nouveautés technologiques ? Tester, curiosité, peur de n’ être jamais à la page. Achat et revente

 

Vous pouvez retrouver Mat grâce à ses nombreuses contributions

blog : https://profduweb.com/

L’Eclectique show Podcast

Relife

 

Investissez dans votre Futur Vous – PVY094

Aujourd’hui, nous allons parler, ou bien reparler de l’investissement en vous-même, car il est vraiment important que vous compreniez ce que cela signifie et pourquoi vous devez l’intégrer dans vos habitudes quotidiennes. Cet épisode s’inscrit dans ce que nous avons commencé à aborder lors du podcast sur le Miracle Morning, à savoir, dégager du temps pour soi, dès le matin mais pas seulement. C’est en étant réellement conscient de cette nécessité d’investir en vous, que vous pourrez plus facilement mettre en place des habitudes qui comptent pour votre développement. Vous allez pouvoir identifier votre pourquoi. Et ce pourquoi va pouvoir se matérialiser dans de nouveaux réflexes, de nouvelles habitudes, mais aussi dans votre façon de travailler, dans votre refus de cesser à remettre à demain ce qui compte.

Qui est Votre Futur Vous ?

Qu’est ce que cela signifie d’investir dans votre Futur Vous. Et qui est ce Futur Vous ? Votre Futur vous, c’est tout simplement vous-même dans quelques années. Il s’agit d’une version plus âgée de vous-même, qui ne doit être ni dénigrée ni sublimée. Juste vous avec quelques années de plus, 5, 10 ou 20 ans de plus.

Vos choix d’aujourd’hui pour demain

Ce qu’il est très important de comprendre ici, c’est pourquoi il est crucial d’investir en vous, de comprendre et d’intégrer que les choix que vous faites aujourd’hui vont façonner votre propre futur et que cela peut affecter votre vie sous bien des égards.
Cela va affecter votre temps, et la façon dont vous choisissez d’allouer votre temps va déterminer votre futur vous et les options qui s’offriront à vous.
Quelques exemples :
Passer suffisamment de temps avec vos enfants encore petits, dès aujourd’hui, va permettre de créer des relations profondes avec eux, qui vont durer dans le temps, alors que l’inverse risque d’affaiblir vos relations avec eux quand ils grandiront.
Vos choix affectent aussi vos finances. Vos choix au présent, vont affecter vos options financières dans le futur. Si vous dépensez sans compter aujourd’hui, sans mettre un sou de côté pour votre retraite, quand celle-ci sera venue, cela risque d’être difficile à vivre au quotidien, surtout si vous avez de longues années de dépenses inconsidérées derrière vous.
Vos choix d’aujourd’hui vont aussi affecter votre santé. Si vous ne prenez pas soin de votre santé, de suivez pas les recommandations de votre médecin, négligez l’activité sportive, vous risquez d’être en train de vous créer vos problèmes de santé de plus tard.
Au niveau professionnel, vos choix quotidiens ont eux aussi un impact sur vos choix futurs. Comme vos études et le mal ou pas que vous vous donnez pour apprendre, vont affecter les options qui s’offriront à vous dans le futur, et pas seulement dans l’immédiat. Sur votre lieu de travail, votre attitude, si vous perdez souvent du temps, si vous colportez des ragots, ni vous êtes difficiles à vivre, que vous n’essayez pas d’apprendre de nouvelles compétences,  cela va affecter votre réputation, et votre avancement de carrière..
Il y a donc des tas de bonnes raisons de vous recentrez aujourd’hui et de commencer à investir en vous. Personne ne peut le faire à votre place.
Et pour commencer, vous pouvez garder cette phrase afin de déterminer vos choix : Est ce que ce que je fais ou veux faire, va avoir un bénéficie à long terme pour moi ? Si ce n’est pas le cas et que vous êtes plutôt face à une gratification immédiate, il est probable que cela ne vaille pas le coût.
Entre passer vos soirées sur les réseaux sociaux pendant des heures et passer du temps à construire des relations profondes avec votre conjoint, vos enfants et vos amis, apprendre une chose nouvelle, vous engager dans une association humanitaire … qu’est ce qui va vous apporter le plus sur la durée, qu’est ce qui va apporter le plus à votre Futur Vous ?
futur

Pourquoi il est difficile d’imaginer votre Futur Vous ?

Cependant, la plupart du temps, nous préférons penser à ce que nous voulons maintenant, dans le présent et pas au long terme. C’est un exercice difficile. Le philosophe et professeur à Yale, USA, Joshua Knobe pose cette question :
 Si la personne que vous serez  dans 30 ans, cette personne pour laquelle vous planifiez votre vie aujourd’hui, en travaillant à votre plan de carrière, et pour laquelle vous mettez l’argent de côté pour la retraite est complètement différente de l personne que vous êtes aujourd’hui, qu’est ce qui en fait votre Futur Vous ? Qu’est ce qui fait qu’elle vaille la peine de vos sacrifices actuelles et de votre considération ? https://www.edge.org/panel/josh-knobe-experimental-philosophy-and-the-notion-of-the-self-headcon-13-part-viii
C’est une question qui peut effectivement vous hanter, et vous poser quelques problèmes.
Dans le même ordre d’idée, l’ orateur de Ted Talk «  La psychologie de votre futur vous“, Daniel Gilbert nous dit :
 La plupart d’entre nous peut se souvenir qui nous étions il y a 10 ans, mais nous trouvons difficile d’imaginer qui nous allons être et alors nous pensons, par erreur que parce que c’est dur d’imaginer,ce n’est probablement pas ce qui ce va se passer. Désolé, quand les gens disent « Je ne peux pas imaginer ceci », ils parlent habituellement de de leur propre manque d’imagination, et non pas de leur improbabilité de l’événement qu’ils décrivent. Le résultat final est que le temps est une force puissante.
Il transforme nos préférences. Il refaçonne nos valeurs. Il altère nos personnalités. Nous semblons apprécier ce fait, mais seulement en rétrospective. Seulement quand nous regardons en arrière, nous réalisons combien de changements arrivent dans une décennie. C’est comme si pour la plupart d’entre nous, le présent était un temps magique. C’est une ligne de partage sur notre ligne de temps. C’est le moment où finalement nous devenons nous-mêmes. Les êtres humains sont des travaux en cours qui par erreur pensent qu’ils sont achevés. La personne que vous êtes maintenant est comme un passager, comme un aperçu et temporaire comme tous les gens que vous avez toujours été. La seule constante dans notre vie est le changement.

Votre Futur Vous est un étranger

La raison pour laquelle il nous est si difficile de nous projeter dans le futur et de penser à nous dans ce futur et de faire les choix aujourd’hui qui nous aideront plus tard, semble provenir du fait que nous sommes plus enclin à prendre des décisions qui vont nous apporter une gratification immédiate, plutôt que des décisions ou des choix qui nous rapporteront plus tard. Vous avez tous entendu parlé de ce test fait sur des enfants où on leur proposait de manger un bonbon tout de suite ou bien d’attendre un peu pour en avoir 2. C’est ce dont nous allons parler ici.
Des recherches ont été menées et il semble que les personnes qui parviennent relativement facilement à s’identifier dans le futur, ont plus de self control, et sont meilleurs quand il s’agit d’évaluer si une décision va avoir un impact positif ou négatif sur la personne qu’ils vont devenir. Une des conclusion intéressante des mêmes recherches tend à montrer que la plupart d’entre nous pensons à notre futur nous comme à de parfaits étrangers.
Hal Hershfield, psychologue américain, a conduit de nombreuses recherches sur ce domaine. Dans l’une de ses expériences, il a observé le cerveau d’un certain nombre de volontaires, afin de voir l’activité neuronale, quand les gens pensent à eux au présent ou bien dans le futur. Il s’avère que la plupart des personnes étudiées, avaient des réactions similaires quand elles pensaient à elles dans le futur lointain que si elles pensaient à des acteurs, c’est à dire des personnes que l’on connait «  de loin ». D’autres études ont été faites et montrent que si on parvient à vieillir une image d’une personne et la lui montrer en suggérant de définir une somme à mettre de côté pour la retraite dès aujourd’hui, les personnes qui se sont vues plus âgées, ont tendance à vouloir mettre beaucoup plus d’argent de côté que celles qui ne font que penser à elles, sans se voir en image. C’est tellement flagrant, que  la banque Meryll Linch propose un service de vieillisement sur son site internet pour encourager ses clients à épargner plus.
Une autre étude menée par Emily Pronin, psychologue à l’université de Princeton montre aussi que l’on est plus enclin à s’infliger des choses désagréables quand on pense à soi dans le futur. Trois groupes de personnes ont été testés. Le groupe 1 devait décider de la quantité d’une boisson infecte ( faite de ketchup et de sauce soja), qu’ils seraient en mesure de boire. Le 2nd groupe devait choisir la quantité de ce breuvage qui serait bue par d’autres personnes qu’eux mêmes. Et enfin le 3ème groupe devait définir la quantité de cette boisson qu’il devrait boire mais 2 semaines plus tard
Le premier groupe a plutôt choisi une petite quantité de la boisson à boire  de suite, environ 2 cueillers à soupe  Le second groupe, qui choisissait pour une autre personne, a eu tendance à définir une plus grande quantité, équivalente à une petit verre. Effectivement, les membres de ce groupe n’étaient pas les « buveurs ». Et enfin le 3ème groupe, a choisi une quantité similaire au second groupe, alors que c’était eux les ” cibles » mais dans 2 semaines seulement.
Ce groupe a agit exactement comme s’ils avaient fait le choix pour des étrangers. La chercheuse a commenté en disant que
« l’idée est que dans le présent, nous sommes conscients de nos ressentis, de nos sentiments, mais dans le futur c’est plus abstrait ».
Nous considérons naturellement que notre Futur Nous sera un étranger, que ce n’est pas vraiment nous. Nous devons donc combattre cette mauvaise conception de nous même et de notre Futur Nous, pour dès aujourd’hui prendre soin de cette personne, de nous mêmes. Nous devons développer du self control, se responsabiliser aujourd’hui, envers notre Futur Nous et developper de l’empathie envers nous aujourd’hui et nous demain.
C’est ainsi que vous pourrez mettre en place des petits changements qui vont améliorer votre Futur et surtout la vie de votre Futur Vous.

Gagner la confiance en votre Futur Vous

Mais revenons à comment mettre en place des changement pour votre Futur Vous. Comment gagner de la confiance dans votre Futur Vous ? En ayant confiance en vous, dès maintenant, en construisant cette confiance petit à petit et en évitant à tout pris de vous prédire des prophéties auto réalisatrices, dont nous sommes tous friands. Ce sont les petites victoires, les petits pas du quotidien qui vous permettront de prendre confiance. Cela va permettre à votre cerveau de créer un schéma de succès.
Voici quelques exemples de petits pas, et de petits succès :
  • si vous souhaitez apprendre une langue étrangère, vous devez la pratiquer tous les jours au lieu de jouer à Candy Crush.
  • Si vous voulez un intérieur plus organisé, vous devez chaque jour remettre vos affaires à leur place.
  • Si vous voulez vous lever plus tôt our mettre en place le miracle morning, vous devez commencer par reculer l’heure de votre réveil par petit tranche de 5 minutes et avancer l’heure de votre coucher du même temps.

C’est en gagnant ces petits victoires, tous les jours sur de longues périodes que vous allez construire cette confiance que vous être capable d’atteindre vos objectifs et donc les grands comme les plus petits.

De petits changements au quotidien

Nous pensons tous que les changements doivent être difficiles, mais les changements ne se construisent durablement qu’à la force de petits ajustements réguliers qui vont conduire à de grandes réussites. Vous ne pouvez pas vous attendre à mettre en place de grands changements dans votre vie en une seule semaine, vous devez agir envers vous avec bienveillance et vous accorder la possibilité de vous développer petit à petit, avec le temps dont vous avez besoin.
Mais gardez toujours à l’esprit que faire des changements dans votre vie aujourd’hui pour que vous ayez les bénéfices demain, ne veut pas dire que vous devez mener une existence triste, sans saveur aujourd’hui. Vous pouvez trouver des moyens de mettre en place des changements sans que votre vie devienne pour cela synonyme de monotonie, ou d’ascétisme.
Prenons un autre exemple de la vie quotidienne, disons que vous souhaitez mettre de l’argent de côté. On ne parle pas ici de faire un gros virement tous le mois sur votre compte épargne, si vous avez les moyens de le faire, je pense que vous le faites déjà et que cela se fait relativement sans effort. Mais tout le monde n’a pas la possibilité de faire un gros virement en début de mois et pour beaucoup d’entre nous, il s’agit de faire de petites économies ici et là pour se constituer un petit pécule et ne pas se retrouver totalement démuni en cas de problème.
Vous connaissez le proverbe : les petits ruisseaux font les grandes rivières.
Au lieu d’acheter tous les matins votre petit café-croissant au bar du coin, ou dans une chaine de café – souvent horriblement chère-, pourquoi ne pas investir dans une bonne machine à café. Pas une machine bas de gamme, mais quelque chose de solide, qui va durer, qui vous fournira un vrai bon café, que vous pourrez mettre dans un mug isotherme et emporter avec vous en partant travailler ? Si vous comparez le prix de cette belle machine, à celui de votre café acheté en chemin, vous allez rapidement constater qu’en quelques mois, vous aurez largement couvert votre investissement, et qu’ensuite, les quelques euros que vous dépensiez chaque jour, peuvent très bien être mis de côté. C’est un petit pas, qui ne va pas rendre votre vie quotidienne plus difficile, mais qui va vous permettre de réaliser des économies et vous constituer un petit fond à la banque.
Les exemples similaires sont nombreux, comme préparer ses repas de la semaine le week end pour éviter de faire un stop et acheter un plat tout prêt tous les soirs. Si on reprend l’exemple de préparer sa retraite, cela va passer par mettre de petites sommes de côté dès que l’on commence à travailler en étant jeune pour éviter de faire de grands sacrifices sur son style de vie si on commence seulement à épargner à 45 ans etc.
Une autre application si vous souhaitez manger plus sainement pour maintenir une bonne santé. Faire un régime draconien est difficile et surtout quasiment impossible à maintenir sur de longues périodes de temps, on a juste l’impression de se priver des bonnes choses de la vie. Mais si vous commencez à manger de façon plus réfléchie, en prenant de plus petites portions, en prenant le temps de savourer ce que vous mangez au lieu d’engloutir de grandes quantités de junk food tout en faisant autre chose, d’une part, vous allez prendre du plaisir dans vos repas mais aussi, petit à petit vous allez vous habituer à manger moins, à manger mieux, à privilégier la saveur à la quantité. Et sur le long terme, les bénéfices seront visibles, sur votre forme, votre santé et cela sans passer par la case régime draconien ou heures interminables à souffrir dans une salle de sport. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle aujourd’hui, on va plutôt parler de rééquilibrage alimentaire, plutôt que de régime. Il s’agit là encore de créer de nouvelles bonnes habitudes, petit à petit, sans s’attendre à des résultats révolutionnaires en 2 semaines, mais en prenant le temps de s’habituer à manger mieux et en faire un véritable style de vie.

Etudiez vos choix actuels

Nous sommes tous plus ou moins câblés pour le court terme et nous oublions le long terme. Convaincu que ce qui est aujourd’hui, sera là demain. Mais comme indiqué plus tôt, c’est une erreur que nous faisons. Tout change, tout le temps. Aussi, prenez un peu de temps au calme, pour revoir vos choix, particulièrement vos choix quotidiens. Imaginez ce que vos choix actuels pourront avoir comme conséquences sur votre futur et sur votre Futur Vous. Faites cet état des lieux sur vos choix professionnels, que vous soyez entrepreneurs, salariés, parents au foyer, travailleurs à domicile. Faites le même exercice sur votre vie personnelle, vos relations amicales ou sentimentales, avec votre famille. Idem, pour votre santé physique et mentale, vos aspirations.Passez tout en revue, vos finances, votre développement personnel.
Pour améliorer votre Futur Vous, concentrez vous sur un secteur de votre vie qui vous pose le plus de soucis actuellement. Que pouvez vous faire dès aujourd’hui pour améliorer petit à petit ce domaine ? Pensez à votre vision de ce que vous voulez devenir, de ce que vous voulez faire de votre vie, dans 1 an, 5 ans, 10 ans. Je l’ai déjà évoqué plusieurs fois, l’exercice n’est pas simple, mais il est nécessaire pour savoir où vous vous trouvez par rapport à vos propres attentes et quel est le chemin à parcourir au quotidien pour y parvenir. C’est le premier pas pour améliorer votre vie et surtout votre vie future.
Dans un de ses récents épisodes, mon amie Laura McClellan proposait de se servir d’un service de vieillissement de photos, pour se voir dans quelques années et ainsi mettre un visage sur votre futur vous. J’ai tenté l’exercice sur une application gratuite, qui certes se contente de vous ajouter quelques rides et de déformer vos lunettes ( n’est ce pas Mat !), mais qui permet néanmoins de se visualiser plus tard, et aussi de se dire qu’il est grand temps de commencer à mettre de l’anti ride !! J’ai donc suivi son bon conseil et effectivement, quand je pense à mon futur moi, j’arrive plus aisément à me visualiser dans quelques années. Pourquoi ne pas essayer vous aussi ?
Faites de tour des choix que vous faites aujourd’hui et demandez vous ce qu’est la version long terme de ce choix ? Le but n’est pas de transformer votre vie en une sorte de vie parfaite, qui ferait de vous une sorte de robot qui ne fait toujours que ce qui est optimal. Mais il y a une grande différence sur le long terme entre s’autoriser ponctuellement un diner bien arrosé et boire beaucoup tous les jours.
Le but n’est pas non plus de vous auto-flageller si vous pensez avoir fait de mauvais choix. Ce qui est fait est fait. Donc imaginez ce que vous pouvez vous faire dès aujourd’hui pour rectifier le tir. Et ne soyez pas impatient. Vous n’avez pas pris 10 kg en une nuit, vous ne les perdrez pas non plus en une nuit. Mais vous avez le pouvoir de prendre les choses en main aujourd’hui et pas demain et de petit à petit faire au mieux. Et n’attendez pas de vous retrouver dans des situations difficiles pour faire les bons choix.
La prévention, dans tous les domaines est ce qui est le plus efficace. Et la prévention, quand il s’agit de votre Futur Vous, c’est réellement de petites actions quotidiennes.

Miracle Morning – Levez-vous de Bonheur ! PVY093

Nouvel épisode qui vous fait part de mes lectures de 2017. Comme vous le savez sans doute, l’un de mes objectifs était de lire 12 livres de développement personnel en 2017 et cela va me permettre d’alimenter quelques podcasts pour 2018, et comme mon objectif est le même pour 2018, nous voici avec une nouvelle rubrique dans ce podcast avec le but de vous proposer un résumé tous les mois. 
Certains auditeurs m’envoient des titres de livres qu’ils me recommandent. Je vous en remercie. cependant ne vous attendez pas à ce que je traite vos suggestions dans l’immédiat. En effet, outre les 12 livres lus en 2017, il y en a que j’ai lus en 2016 ou avant dont j’aimerais vous parler et j’ai par ailleurs une PAL d’environ 30 livres en attente… comme j’ai un peu tendance à appliquer la technique du FIFO, vous comprendrez que pour entendre parler d’un certain livre, il va falloir attendre un peu ou bien me payer ;-), ou alors avoir la chance que celui ci soit déjà en bonne position dans ma pile.
Le choix du jour est « The Miracle Morning » d’ Hal Elrod.
Si vous me suivez depuis quelques temps vous savez que j’avais une routine matinale en place depuis de nombreuses années essentiellement centrée sur une activité physique. Au fil des années et des humeurs, j’ai fait des exercices d’assouplissement, du yoga, des pilates, du body training, et depuis quelques temps le matin c’est tai chi. Et je méditais aussi tous les matins depuis 2 ans, après avoir commencé à méditer le soir (maintenant je le fais tous les matins sans exception et parfois le soir ou dans le journée).
J’avais donc dans ma PAL, le livre de Hal Elrod, qui était là suite à l’une des nombreuses suggestions qui sont données dans les dizaines de podcasts que j’écoute depuis des années. 
Étant déjà devenue par la force des choses une personne du matin, et quand je dis la force des choses je pèse mes mots, car j’ai plutôt une tendance naturelle à être un oiseau de nuit. Cependant, la vie professionnelle, qui dans mon  domaine a tendance à commencer très tôt le matin, plus quelques années de levers très matinaux grâce à mes chères petites têtes blondes, additionnées aux joies des transports en région parisienne, ont fait qu’aujourd’hui le réveil sonne très tôt. En tout cas avant septembre 2017, date de lecture de ce livre, le réveil sonnait à 5:30.
Bref tout cela pour dire que je n’attendais pas vraiment de miracle de ce Miracle Morning…
Donc Hal Elrod explique sa vie, et notamment un accident qui a bien failli le tuer et comment il s’en est remis et a décidé de prendre sa vie en main et avancer malgré l’adversité et donc sa solution a été de se lever tôt, et de faire un certain nombre d’activités dès le matin, avant même de prendre son premier café.
L’auteur est profondément convaincu que cette méthode peut réellement changer une vie. C’est aussi un partisan en tout cas au début du livre d’une routine matinale d’une heure. Ne vous découragez pas, ce n’est en fait qu’un exemple, car une heure de rituel du matin cela peut sembler long, surtout si l’on débute.
Et cette routine pour lui commence à 5 heures du matin. Il y a d’ailleurs un podcast lié au livre et à la méthode qui s’intitule « the 5 am miracle » https://itunes.apple.com/us/podcast/5-am-miracle-jeff-sanders-healthy-habits-personal-development/id668541939?mt=2  et il y aussi le podcast de Hal Elrod
Cela peut sembler inatteignable même aux plus motivés.
Cependant, l’auteur modère rapidement c’est propos. Tout d’abord, il propose 6 choses à faire de bon matin  et en plus il propose même de les faire en 6 minutes, ce qui réduit considérablement la durée de la routine.
Les 6 choses proposées sont :
  • Le silence
  • Les affirmations
  • La visualisation
  • Tenir un journal
  • Une lecture inspirante
  • L’exercice physique
Il détaille dans son livre ce qu’il entend par affirmation et visualisation. Cela est relié à la vision que nous avons de notre vie. Nous en avons parlé lors de la série sur les objectifs en fin d’année 2017. Les affirmations sont des phrases qui vont nous motiver et nous soutenir. Voici des exemples de ce que l’on peut trouver comme modèles d’affirmation sur le site de l’auteur et sur d’autres sites, mais ensuite chacun est libre de faire son propre texte et de le répéter tous les matins voire aussi le soir. https://www.pinterest.fr/explore/miracle-morning-affirmations/?lp=true
Forte de cette lecture, j’ai donc modifier ma routine du matin qui devenait très routinière !

Organiser la routine du matin

J’ai conservé l’exercice physique, la méditation, dont j’ai étendu le temps pour passer de 20 à 30 minutes en moyenne. J’ai ajouté la lecture de mes affirmations, la lecture inspirante et tenir un journal. Cela faisait des années que je tenais un journal de façon épisodique et c’était donc l’occasion de voir si je serai plus assidue.
J’ai ensuite alloué du temps pour chacune des ativités de ma nouvelle routine, avec une durée maximale de 1 heure et ainsi déduit à quelle heure devait sonner le réveil  : 5 heures.
J’ai ajusté mon heure de coucher pour ne pas finir avec des nuits trop courtes. L’auteur lui a tendance à dire que c’est à la partie esprit de dire au corps qu’il sera en pleine forme demain même si la nuit est très courte. Personnellement, après avoir passé des années à me dire cela et à jongler avec des nuits de 5 heures voire moins, je peux affirmer que mon expérience personnelle va à l’inverse.  Si cela peut tout à fait fonctionner pour quelques jours ou quelques semaines,  sur le long terme les dégâts sont importants. 
Faites comme vous le souhaitez, mais le sommeil fait partie des basiques et des piliers de notre bonne santé physique et mentale. Nous en parlerons dans un podcast dans quelques mois d’ailleurs.
Donc à présent, j’ai un rappel à 21:15 qui me dit : “va au lit”. Je ne me couche jamais à cette heure là ou presque, mais je sais que c’est le moment d’enclencher la routine du soir pour arriver doucement à l’extinction des feux vers 22:00 – 22:15.
Me concernant, la mise en place de cette nouvelle routine n’a rencontré aucune difficulté. J’étais même ravie de mettre de la nouveauté dans l’existant et même si je me réveille plus tôt, tout va bien.
Dès que j’allume la lumière, après avoir bu un grand verre d’eau, je prends mon journal et mon livre et j’attaque depuis mon lit. Après 10 minutes de journal et 10 minutes de lecture, j’enchaîne sur la méditation, toujours assise sur mon lit. Puis la lecture de mes affirmations et enfin je me lève pour quelques exercices physiques. Globalement à 6:15, je suis dans ma cuisine pour préparer mon petit déjeuner, puis la douche et départ entre 7:00 et 7:15.

Prévoir les routines alternatives

J’ai aussi des routines alternatives. Comme vous le savez, je fais de fréquents déplacements professionnels qui me conduisent à me lever bien avant 5 heures pour aller prendre un train ou un avion. Ces jours-là, je maintiens ma routine mais en réduisant la durée de chaque activité. Je vais aussi avoir une routine « light » les jours où je suis particulièrement fatiguée, ou bien si je suis rentrée trop tard pour être au lit à 22:00.
Le week end, il est hors de question que le réveil sonne à 5:00. Car tout d’abord il est impossible que je me couche à 22:00 un vendredi ou bien un samedi. Je veux pouvoir sortir ou recevoir sans mettre tout le monde dehors à 21:00. Je m’organise cependant pour me lever entre 7 et 8 heures après mon coucher, pour ne pas trop perturber mon cycle de sommeil et éviter des effets secondaires comme les migraines de décompression, ou encore la mollesse du lundi matin. Essayez, c’est super efficace. Donc en week end, quelque soit l’heure de mon lever, je fais ma routine, en mode étendue cette fois. Je vais écrire plus longtemps (sauf manque d’inspiration), je lis plus longtemps aussi, environ 20 minutes et je médite 30 minutes. 
J’ai mis en place cette nouvelle routine courant septembre 2017, tout en lisant le livre.

Les Bénéfices 

En termes de résultats, j’ai tenu mon journal quasiment tous les jours depuis septembre, ce qui fait que lors de ma revue de 2017 j’avais beaucoup à lire. J’ai vraiment pris goût à cet exercice quotidien, qui peut être simplement relater les éléments majeurs de la veille, des réflexions que je me fais, des idées qui me viennent de bon matin, les rêves farfelus de la nuit, les choses qui m’ont touchée, des événements marquants etc.  Le tout en 10 minutes. Parfois c’est long et je «  sèche », parfois c’est trop court.

Se développer au quotidien

Ensuite j’avais comme objectif en 2017 de lire un livre de développement personnel par mois, soit 12 et cela m’a réellement permis de terminer mon objectif dans les temps et même de lire un 13ème livre.
Le fait de commencer la journée par des lectures positives me met en joie dès le matin, je râle moins dans les bouchons et je me sens beaucoup plus positive et joyeuse au quotidien. Treize livres de développement ne vous paraissent peut être pas beaucoup, mais en ce qui me concerne, c’est une belle avancée. Jusque là je ne lisais que le soir, et rien de trop élaboré donc uniquement de la fiction et je lis aussi quand je prends les transports en commun. J’essayais de privilégier les livres non- fiction pour ces périodes, mais il n’y avait pas suffisamment de régularité pour que je puisse progresser sur la durée. Avec ma nouvelle habitude, cela va tout seul. Par ailleurs, comme je lis beaucoup en anglais, le matin, j’ai l’esprit bien frais et très réactif. J’en profite pour prendre quelques notes, mettre des mini post-it sur certaines pages, prendre des photos de paragraphes intéressants etc. Je ne lis donc pas très vite, mais j’essaie de faire de ce moment, un temps où j’apprends, où je m’enrichis.

Plus de calme et de concentration

L’augmentation des périodes  de méditation a aussi été très bénéfique, notamment sur ma capacité de concentration en journée. Il m’est beaucoup plus facile de me plonger en état de ce que j’appelle ” l’apnée “. Dans cet état, je ne vois rien, je n’entends rien de ce qui se passe autour de moi. Lorsque j’étais plus jeune, je parvenais à maintenir cet état, même lorsqu’il y avait beaucoup de bruit autour de moi. A présent c’est un peu plus difficile, sans doute à cause de l’âge, mais aussi en raison de notre perte d’habitude à rester concentrée pendant de longue période de temps sur une même tâche sans perdre notre focus. C’est un des effets secondaires de la sur-sollicitation dont nous sommes les victimes consentantes. Avec mes petits écouteurs Bose, je re-parviens à créer une bulle et de plus en plus facilement.
Bref nous parlerons aussi du “deep Work » dans l’année. Et vous savez aussi je n’ai aucune notification sonore sur mon téléphone ou mon écran au bureau et juste une ou deux notifications visuelles sur mon téléphone personnel. Mais au bureau, le téléphone est retourné et silencieux.

Le silence pour réfléchir plus fort

La force du silence, qui est en place lors de la méditation, peut aussi être exportée dans d’autres activités du matin. Il y a quelques années, j’ai éteint ma télévision le matin. Auparavant, à peine debout, j’allumais la TV et même si je n’étais pas assise devant mon écran, il y avait ce  bruit de fond permanent, fait de nouvelles, de publicités, de mini chroniques dont sont remplis les programmes matinaux. C’était une habitude dans notre famille et même mes fils, petits, allumaient toujours nos programmes matinaux. A présent, il n’y  plus de TV le matin, il n’y a pas de musique ni de radio. Parfois j’écoute un streetcast pendant mon petit déjeuner, mais au fil des mois et des semaines, je suis revenue à un complet silence le matin.
Je dois ajouter que je vis dans un environnement très bruyant. Mon immeuble est ancien, on entend donc le moindre mouvement chez les voisins. Je suis à proximité d’une route extrêmement passante, en face d’un centre commercial qui reçoit les livraisons une grande partie de la nuit… bref le bruit est omniprésent et entre 5 et 6 heures du matin, il y a un silence relatif qui m’est nécessaire. Et au bureau, je suis dans un open space, alors le silence ne fait pas partie du décor. Et quand il y a le silence, je pense, je réfléchis, je résouds des problèmes qui me trottaient dans la tête depuis un moment. Essayez par vous même. Je me fais aussi des séances « silence » en voiture, sans radio, sans musique, sans podcast. Cela me permet souvent de décompresser et de faire le point sur des sujets importants.
La lecture des affirmations est aussi très bénéfique car elle permet de se répéter tous les jours ce que l’on veut accomplir, la direction que l’on veut prendre. Ces affirmations peuvent aussi rendre le format de la liste de vos objectifs du trimestre, ou du mois. Comme dans tous les domaines, c’est la répétition qui en elle-même est importante pour imprégner notre esprit et nos cellules de pensées positives. Dans la même veine on a la visualisation, qui est une activité très proche de la précédente.
Pour ce qui est de l’exercice physique, je pratiquais déjà depuis de très nombreuses années, donc aucun changement de ce côté là. J’ai récemment acquis un amazon firestick et vu qu’il  avait des chaines de yoga, pilates et autres… A tester pour varier la routine, qui pour moi est constituée d’auto-massage, réveil musculaire et un petit enchainement de Taichi.
Voilà pour mon expérience personnelle. Bien évidemment je recommande.

Les saisons de la vie

Cependant je voudrais ajouter quelques mots.
J’ai 47 ans, je suis célibataire et mes fils sont majeurs et l’un ne vit plus sous mon toit. J’ai donc un cadre favorable pour mettre en place cette habitude.
Si vous avez des bébés, ou petit enfants, avez des soirées animées entre le bain, les repas, les préparatifs etc et que vos matins ressemblent à des parcours du combattant, il est évident que vous ne pouvez pas allouer 1 heure à votre routine. Et surtout n’essayez pas, vous allez vous épuiser et abandonner en chemin.  Encore une fois, il n’y pas de méthode qui s’applique à tout le monde avec la même efficacité et à toutes les étapes de la vie. Le copier/coller ne fonctionne pas ou très rarement !
Par contre, vous pouvez certainement y allouer 6 minutes.
  • 1 minute méditation
  • 1 minute de journal, voire utiliser the 5-minute journal, ou simplement noter 3 choses dont dont êtes reconnaissant sur votre journée de la veille. 
  • 1 minute de visualisation
  • 1 minute d’affirmation
  • 1 minute de sport ( la planche, quelques abdos ou bien des tractions etc )
  • 1 minute de lecture
Et vous pouvez varier. Ne faire que 2 ou 3 des activités ci-dessus mais plus longuement. Il ne s’agit pas d’une méthode à appliquer à la lettre. Comme tout ce que je vous présente, il s’agit de prendre ce qui vous convient et de l’adapter à votre mode de vie et à le faire évoluer en même temps que votre vie évolue. Le but ici est de créer l’habitude quelque soit votre situation. C’est ce qui est le plus difficile à créer et à maintenir. Mais au bout de plusieurs mois, cela fera partie intégrale de votre vie et vous n’y penserez même plus.
Alors ne vous sentez pas frustré de ne pas pouvoir appliquer le Miracle Morning pendant 1 heure tous les matins, ne  vous auto-flagellez pas parce que 5 heures c’est trop tôt pour vous et que 6,7 ou 8 heures c’est plus adapté à votre vie.
Faites votre expérience, adaptez les principes.
Et ici le principe de base c’est de s’accorder quelques minutes pas jour, rien qu’à soi, pour se développer petit à petit. La force de la technique des petits pas est toujours à l’oeuvre, c’est ce que vous faites continuellement, jour après jour qui vous façonne, vous construit et vous fait progresser.

Rechercher du soutien

Pour obtenir du soutien sur la mise en oeuvre de cette méthode, il existe de nombreux groupes Facebook, et apparemment aussi de groupes physiques locaux. Il y a aussi quantité de sites web qui se sont créés autour cette thématique ainsi que des podcasts.
Bref, vous avez de quoi trouver des ressources complémentaires et du soutien si vous souhaitez mettre en place ce rituel.
Dernier avis, si votre vie actuelle vous permet de mettre en place une routine comme celle-ci, je vous conseille de ne pas voire trop grand d’un coup. Même si l’auteur prône une mise en application immédiate, avec un réveil qui sonne à 5 heures du matin et une routine d’une heure, je ne suis pas du tout convaincue. Je vous conseille plutôt de commencer par une petite routine que vous allez progressivement faire grandir. Surtout pour vous habituer à vous lever plus tôt et donc à vous coucher plus tôt. Prévoyez aussi dès le début des plans B, C ou D en fonction des variations dans votre  emploi du temps, si vous n’avez pas des horaires fixes, ou bien si vous travaillez en équipe, matin, après midi, soir etc … Posez vous, papier, crayon, agenda et définissez ce que vous voulez faire. Ne soyez pas trop optimiste non plus sur les temps alloués et pensez qu’entre 2 activités, il peut se passer quelques minutes, le temps de changer de pièce, de s’habiller en tenue de sport etc …
Vous pouvez aussi vous lancer dans cette nouvelle habitude sous forme d’un challenge de 30 jours, c’est très tendance ces derniers temps. Alors si ce mode de fonctionnement vous convient bien, n’hésitez pas à tenter l’expérience.

La mise en application est difficile, pas de miracle ici

L’auteur est très lucide sur la difficulté de la mise en place et la fin du livre contient de nombreuses techniques pour faciliter la mise en place, mais dans ce domaine, il est très clair qu’il n’y a pas de miracle. C’est dur surtout si on débute dans la mise en place de nouvelles habitudes et si en plus vous mettez en place des habitudes qui sont en elle même difficiles, comme aller courir tous le matins pendant 30 minutes alors qu’il fait nuit et froid, vous allez ajouter de la difficulté. Mais vous pouvez vous entourer de personnes qui partagent le même objectif, trouver un « accountability partner » pour vous aider  et vous soutenir (je n’ai toujours pas trouvé le mot qui va bien pour traduire ce moment en français).
Néanmoins, le jeu en vaut la chandelle. Alors n’hésitez pas à commencer demain matin.
Voilà pour la revue du « Miracle Morning ». Bonne lecture et bon matin. Vous allez vous lever de Bonne Heure et de Bonheur.


Animated Social Media Icons by Acurax Wordpress Development Company
Visit Us On TwitterVisit Us On FacebookVisit Us On PinterestVisit Us On YoutubeVisit Us On LinkedinVisit Us On Instagram